Manipulation, calomnies et menaces, pourquoi sont-ils indignes ?

Manipulation, calomnies et menaces, pourquoi les activistes réglementaristes de la prostitution sont-ils indignes ?

Exprimer son opinion, fourbir ses arguments, dialoguer, c’est sain. En revanche, désinformer, manipuler, diffamer, calomnier et brutaliser, c’est grave et ce n’est pas sans raison.

C’est vrai, la question de la prostitution génère crispations et passions déraisonnées. Oui, mais pourquoi ? Il n’est plus temps de constater, mais bien de comprendre et dénoncer les enjeux véritables de la prostitution. Ces enjeux éclairent les comportements des activistes réglementaristes, qui emploient des méthodes discutables pour parvenir à leurs fins.

Quels sont donc les véritables enjeux de la prostitution ?

Système prostitutionnel et système patriarcal, un combat féministe : Il est raisonnable de penser qu’une société construite sur la domination masculine s’est arrangée pour garantir aux hommes, l’accès aux corps de femmes aux fins de soulager plus que des « besoins sexuels », des besoins de domination. La prostitution n’est pas récente, gageons que sans le rapport de domination séculaire entre les femmes et les hommes, elle n’aurait jamais existé. En effet, même si 20% des prostitué-e-s sont des hommes, les clients eux, restent à 99% des hommes. Comment parvenir à une égalité entre les sexes tant que les hommes pourront se passer de relations égalitaires et forcer en le payant, le consentement d’une femme – ou d’un homme d’ailleurs – ?

Tant qu’une seule femme reste sexuellement accessible, non pas par désir, mais parce qu’elle fait commerce de son sexe, elle suggère que toutes les femmes pourraient en faire autant et compromet l’avènement d’une société d’égalité. Les tenants de la réglementation de la prostitution sont le plus souvent, les mêmes qui réclament la GPA (Gestation pour autrui) ; aussi ceux qui, au nom d’un principe de réalité, distribuent des capote, certes pour éviter la contamination des prostitué-e-s mais aussi des clients prostitueurs, et de facto entretiennent et confortent le système prostitutionnel. Il semble bien, que consciemment ou non, ils contribuent à maintenir les privilèges du système patriarcal. Que font-ils si ce n’est garantir aux hommes que les femmes restent et sans aucun danger pour eux, à leur service, pour baiser, pour fabriquer des enfants, etc.

Les activistes réglementaristes conseillés par les « ultragauchistes», toujours prompts à brouiller les cartes, ont su infiltrer le mouvement féministe et convaincre quelques unes que les « prostitué-e-s sont heureuses et libres » de l’être, que la prostitution ne disparaîtra donc jamais et qu’il vaut mieux mettre des pansements sur la gangrène plutôt que d’amputer. C’est vrai, quelques unes l’ont « choisi », même si de plus en plus d’études le révèlent, nombreuses sont celles et ceux qui ont subi l’inceste et d’autres violences sexuelles dans l’enfance. Il y a donc ceux qui en rajoutent une couche et les encouragent à se maintenir dans le système prostitutionnel, et les abolitionnistes qui leur proposent d’autres perspectives que cette forme de thérapie sauvage ; ni « condescendants», ni « criminels », mais au contraire respectueux et optimistes. En outre, l’abolition ce n’est pas la prohibition, donc des prostituées continueront leur activité, mais grâce à la prévention et l’éducation, leur nombre décroitra si on en croit le bilan des pays abolitionnistes et surtout, des alternatives seront possibles. La société pourra avancer vers l’égalité réelle.

Beaucoup de gens se disent féministes, mais si vous leur demandez s’ils veulent abolir la domination masculine du système patriarcal, ils vous répondent d’abord que des hommes aussi en souffrent, qu’il faut abolir les clivages de genres. Oui, quelques hommes sont victimes, en attendant, ce sont bien les femmes que l’on excise, marie de force, bat, viole, brule, tue, et massivement. Le principe de réalité a bon dos quand il ne fait que maintenir l’oppression. Un des principaux enjeux du système prostitutionnel est donc bien de constituer l’ultime système de défense du patriarcat. Seulement voilà, maintenir la domination masculine, n’est pas une option envisageable et les activistes réglementaristes ne peuvent tout de même pas dire haut et fort, nous voulons maintenir le système patriarcal ! Ils sont donc contraints de raconter une autre histoire.

Prostitution et système d’exploitation économique et social, un combat socialiste : La plupart des activistes réglementaristes et abusant des méthodes que je réprouve, se revendiquent le plus souvent révolutionnaires ou alternatifs, sont plutôt situés à l’extrême de l’extrême gauche, certains sont membres des Indigènes de la République, mais curieuse association, il est aussi possible de trouver dans leurs rangs des personnes réactionnaires. Les alliances douteuses, sur le dos des femmes, ce n’est hélas pas rare. Ils se prétendent anticapitalistes, farouchement opposés à l’exploitation de »l’homme par l’homme ». Mais très curieusement et par une incroyable pirouette rhétorique, ces anticapitalistes se transforment en farouches néolibéraux lorsqu’il s’agit de prostitution. D’un seul coup, ils nous vantent le marché, valorisent les industries du sexe comme le petit commerce. Les mêmes discours que dans les écoles de commerce, les joies de la libre entreprise, de l’offre et de la demande ! Quelles sont les lois de ce marché, qui fixe les prix, à combien est évaluée une passe dans un squat, dans la rue, dans une chambre d’étudiant ou un studio de luxe ? Quels sont les risques physiques, psychiques, comment les prendre en charge ? Et les bénéfices, on les place en bourse ?

Avez-vous remarqué que les activistes réglementaristes sont inaudibles en matière de lutte contre le crime organisé et mondialisé de la traite. Pourquoi ? Parce que l’ouverture aux marchés industriels du sexe provoquerait la plus grande confusion et que chacun espère y trouver son compte ? La traite organisée par des réseaux mafieux est massive et mondialisée. Les bénéfices de la prostitution sont colossaux, c’est le second marché criminel, juste derrière celui de la drogue et avant celui des armes. Mis à part le cannabis, personne ne songe encore à légaliser les drogues ni les armes à feu en France, mais il faudrait légaliser la prostitution ! C’est-à-dire ouvrir la porte aux mafias, aux réseaux, aux macs en tous genres, familiaux ou industriels, avec des quartiers entiers de femmes exposées derrière des vitrines, comme en Belgique. Chouette alors ! Les pays qui ont réglementé le disent, ils veulent faire marche arrière, incapables de faire la distinction entre la prostitution libre et forcée, dépassés par une criminalité galopante. Mais pourquoi, devrions-nous alors prendre de tels risques ? Parce qu’une poignée de prostituté-e-s qui se disent « libres » et leurs soutiens nous en intiment l’ordre ? N’est-il pas curieux d’envisager une politique publique fonction de la demande d’une poignée d’individu-e-s, ne devrions-nous pas plutôt nous demander quel projet de société nous voulons ?

Un second enjeu du système prostitutionnel est bien de garantir d’énormes revenus au crime organisé. Pourtant, penser une société pour convenir au crime organisé n’est pas non plus, une option sérieusement envisageable. Dans ce domaine aussi, on voit mal les activistes réglementaristes se lever pour défendre les mafieux ni même revendiquer une petite part artisanale du gâteau, ça ferait désordre ; ils sont donc contraints de louvoyer.

Ce que ne sera jamais la prostitution : Le système prostitutionnel qui défend le système patriarcal et les profits exorbitants des industries du sexe, ne pourra jamais être ni un métier, ni une liberté.

La prostitution n’est pas un métier, c’est une violence et même la dernière violence faite aux femmes que la loi ne punit pas. La peur et les risques de violences sont inhérents à cette activité qui laisse toujours des traces physiques et psychiques. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les anciennes prostitué-e-s qui expliquent, comme Ulla, qu’il ne fallait pas la croire, si elle avait regardé la vérité en face, elle n’aurait pas été capable d’y retourner le lendemain et surtout aurait fait fuir ses clients ; sans compter celles qui se seraient fait massacrer par leurs macs.

Il n’y a ni école, ni diplôme. Vendre sa force de travail et subir les lois du marché, en matière de travail physique ou intellectuel, les rapports de force sont déjà suffisamment durs à établir, mais vendre ou louer son intimité, faire commerce de son corps, la société n’a pas à l’organiser, au contraire, elle doit protéger les personnes vulnérables et interdire ce type de commerce. Bien entendu, il sera toujours possible de trouver des personnes qui voudront vendre un organe, faire commerce de leur corps ou même se vendre comme esclave. Tout comme des femmes cautionnent la domination masculine car un système d’oppression, quel qu’il soit, a toujours besoin de relais au sein même des opprimé-e-s. Le conditionnement fonctionne à merveille, la plupart des femmes sont inconscientes de leur oppression, et pire encore, certaines vont adopter les comportements de l’oppresseur pour en tirer un bénéfice immédiat ; elles n’en resteront pas moins en situation de danger.

Ce n’est pas non plus une liberté. Une société qui n’a rien d’autre à offrir aux personnes confrontées à des difficultés sociales et financières, que de vendre leur intimité sexuelle n’est pas une société civilisée. Victor Hugo a dit « On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme et il s’appelle prostitution ». Nos ultragauchistes et activistes réglementaristes condescendants ne lui arrivent pas à la cheville et tentent de nous imposer leur « bon féminisme ». On comprend bien que ce qui les intéresse surtout dans la libération des femmes, c’est qu’elles soient totalement et en permanence disponibles pour eux. Quant aux « queers-Trans-PD-Gouines » activistes réglementaristes – euh moi je suis féministe et lesbienne -, ils prônent une réappropriation libératrice de la pornographie et de la prostitution. Seulement voilà, leurs tristes et infantiles productions relèvent surtout de la thérapie de groupe et n’ont nullement fait la démonstration d’une quelconque remise en question de la domination masculine, bien au contraire, elles l’alimentent. Mises en scène, jeux de rôles, artifices, etc. cachent très mal un manque d’imagination et de désir, parfois même des souffrances, quand ce n’est pas une profonde aversion de la sexualité. Une sexualité épanouissante c’est du désir réciproque et libre de tout rapport de force, de toute contrainte. La sexualité n’est pas un dû, elle relève de la relation à l’autre, de son désir et de son consentement. Payer c’est forcer le consentement, payer, en réalité, c’est violer. La liberté est toujours gratuite alors que l’acte de prostitution n’a qu’une finalité, l’argent. Se prostituer, par définition, ne sera jamais une liberté.

En conséquence, au regard des rapports sociaux de classe comme de sexe, la prostitution doit être abolie. Cette position n’est ni religieuse, ni morale mais belle et bien politique.

Que signifie le mot abolition et quel est le projet abolitionniste ? : Abolition, de quoi s’agit-il exactement ? Les réglementaristes accusent les abolitionnistes d’être pour la prohibition de la prostitution. C’est facile, la plupart des gens ne font pas la différence. Alors, disons-le haut et fort, non, l’abolition n’est pas la prohibition, c’est même l’inverse. La prohibition c’est le délit de racolage passif que nous voulons abroger, c’est le harcèlement et toutes les mesures répressives à l’encontre des personnes prostitué-e-s, c’est-à-dire une double peine dont nous féministes ne voulons surtout pas. Alors que l’abolition, c’est à l’inverse, la responsabilisation des clients qui doivent se poser la question des rapports femmes-hommes, de leur relation à l’autre, de ce que payer veut dire. La responsabilisation du client est affaire de prévention, d’éducation, de respect de soi et des autres ; puis de pénalisation pour les récalcitrants. Nous espérons, qu’avec le temps et non soudainement comme par magie, une grande partie des femmes qui subissent la prostitution pourront ainsi s’en libérer et que les hommes qui sont encore dans cette demande pourront évoluer. Nous espérons pouvoir avancer ensemble, en prenant le temps qu’il faudra, vers une société plus égale, plus juste et plus libre. L’abolition de la prostitution est un projet humaniste. Le site abolition 2012 est public : www.abolition2012.fr La revendication consiste à demander une loi cadre avec les mesures principales suivantes : Abolition de toute mesure de répression à l’encontre des personnes prostituées, politique sociale et de santé, politique de réinsertion des personnes prostituées qui le souhaitent, politique de responsabilisation du client, etc.

Des méthodes répréhensibles: Nous l’avons compris, cachés derrière des enjeux inavouables, ne reste plus qu’à adopter des méthodes douteuses pour tenter de pourrir le débat et compromettre les abolitionnistes. Certains n’hésitent devant rien et osons le dire, leurs méthodes s’apparentent à celles de voyous.

Mensonges et manipulation, quelques exemples :

– « Criminaliser les putes ». Un groupe « 8 mars pour toutes » s’est crée autour de structures comme le STRASS, Act-UP et quelques autres. La seule revendication qui se distingue clairement de celle des collectifs qui organisent les manifestations du 25 novembre contre les violences faites aux femmes et du 8 mars pour les droits des femmes, porte sur la prostitution, qu’ils veulent libéraliser et donc réglementer. Pour mobiliser les membres du groupe, voici le mail qui leur a été adressé : « Un risque de violence de la part des militantes prohibitionnistes (qui souhaitent interdirent la prostitution quitte à criminaliser les putes) existe car c’est ce qu’il se passe depuis 1 an dans les mobilisations féministes où elles sont majoritaires (pour le moment) ». A l’évidence, la personne qui a rédigé cette phrase n’ignore rien des véritables positions abolitionnistes mais préfère mentir et accuser les abolitionnistes d’intentions qui, si elles étaient vraies, seraient en effet scandaleuses. La seule violence subie durant la manifestation du 25 novembre a consisté à entendre ce cortège réglementariste hurler : « Abolo, catho, facho, vous nous cassez le clito » ! En l’absence d’argument digne de ce nom, ils en arrivent aux injures et à la calomnie, ils manipulent sans complexe et inversent les rôles ; le plus curieux c’est que certains y croient. Comment un projet humaniste, féministe et socialise pourrait-il être associé au fascisme ? Le collectif Abolition 2012 doit-il porter plainte en diffamation ?

– La contamination au VIH-Sida : Souvent, vous entendrez les réglementaristes affirmer sans vergogne que les abolitionnistes sont responsables de la contamination au VIH-sida des personnes prostitué-e-s et les tuent. Rien que ça ! En réalité, tout le monde le sait, le seul responsable des violences dont fait partie la contamination au VIH-sida, c’est le système prostitueur. Les réseaux bien sûr qui dressent, violent et contaminent leurs victimes, mais aussi les clients qui baisent sans capote et payent plus cher pour ça. La prise de risque aussi, renforcée par les menaces et le stress inhérents à l’activité, par les substances qu’il faut prendre pour tenir. La encore, qui peut sincèrement croire à un tel argument ? Pourtant, il est rabâché, c’est énorme, mais ça passe !

– La parole des personnes prostitué-e-s : Ils accusent les abolitionnistes de parler au nom des prostitué-e-s, mais quand on leur demande d’écouter et de respecter la parole d’Ulla, de Rebecca Mott et de toutes les autres, qui dans le documentaire « L’imposture » http://vimeo.com/16641741 ou dans tous les superbes documentaires d’Hubert Dubois, se dévoilent et disent librement la mésestime de soi, la peur, le dégoût, les viols, la dissociation, la sidération, etc., les activistes réglementaristes leur refusent le droit à la parole. Ils les discréditent et les invisibilisent, eux qui prétendent parler en leur nom ! D’anciennes prostituées ont créé un réseau avec un site Internet, un cri, des cris, leurs cris, des vérités que tant voudraient effacer : http://survivorsconnect.wordpress.com/ Le comportement des activistes réglementaristes est proprement immonde et pourtant, ça passe quand même et on les croit quand ils professent que nous instrumentalisons la parole des prostitué-e-s !

Calomnies, discrédit et isolement de personnes représentatives : « Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage ». Le bon sens populaire, rarement démenti. La pratique qui consiste à discréditer une personne auprès de ses pairs, à l’isoler pour mieux la neutraliser est très prisée par les activistes réglementaristes. Beaucoup en ont fait les frais. En tant que présidente du Centre LGBT Paris, je peux témoigner, j’ai eu ma part ; vous comprendrez aisément qu’il était inadmissible qu’une des porte-parole du mouvement LGBT ne soit pas à la botte des réglementaristes pro-prostitution. Sur les réseaux sociaux, leurs calomnies diffamatoires sont rabâchées à l’envie et ne différent jamais, et plus c’est gros, mieux c’est. Jugez-donc : « Faites la taire cette putain de féministe », etc. A cause de moi, le Centre LGBT Paris est « exsangue «. Pas de bol, il se porte comme un charme, sorti de l’ornière de la rue Keller, du dépôt de bilan et d’un taudis qui menaçait de s’effondrer, installé rue Beaubourg, après avoir recouvré ses subventions qu’il a depuis multipliées. Il s’est développé avec un bilan satisfaisant, accueillant chaque année de plus en plus de visiteurs et offrant des permanences d’aide et un programme culturel et festif de qualité. Cet été, j’ai passé la main à deux volontaires qui ont pris la co-présidence et toute l’équipe des bénévoles et salariés continue sur la lancée. Bref, la réalité, et vérifiable car tous les bilans financiers, les rapports annuels sont disponibles sur le site Internet, se heurte invariablement à leurs fantasmes et accusations calomnieuses. Autre variante, « je ne connais rien à la question du VIH-Sida et je n’ai rien fait pour lutter contre au CLGBT Paris ». Les dossiers de demande de subvention pour payer un chargé de prévention à demeure, maintenir des locaux offrant matériels et brochures de prévention, tenir des réunions d’information et tout un tas d’évènements sur le sujet de la prévention au VIH-SIDA mais pas seulement, c’est sans doute à eux qu’on les doit ! En revanche, vous pouvez en être certain-e-s, eux ne connaissent rien aux questions de santé lesbienne, les IST et les cancers qui les touchent, ils s’en fichent. Le VIH-Sida seul est digne d’intérêt et la stratégie servie par les fonds engloutis par la sidacratie, elle, n’a pas à être discutée ! Les plus violents sont aussi les plus velléitaires, eux n’ont en réalité pas fait grand-chose ni pour le mouvement LGBT ni pour quoi que ce soit d’autre ; ceci expliquant sans doute cela. Souvent aussi, je suis accusée d’être « à la solde du PS » et « d’avoir fait carrière « ! Quelle carrière, si ce n’est de ne pas avoir fait la mienne au boulot, comme j’aurais pu la faire ? Là aussi la réalité, ils la connaissent, salariée à temps plein en entreprise en tant que juriste, et présidente élue, j’ai passé pendant 7 ans, l’essentiel de mon temps libre au Centre où je n’ai jamais touché un seul centime, bien au contraire, et s’il fallait me payer le temps consacré à y travailler bénévolement, je serai sûrement très riche ! Quant au PS, ma liberté de pensé et mon esprit critique m’autorise à le critiquer quand il le faut, autant que n’importe quelle autre formation politique. Tout ça, ils le savent, mais s’évertuent avec un acharnement pathologique à propager rumeurs et mensonges, dans le but de me discréditer afin de me faire taire. C’est pourtant peine perdue, leurs calomnies et leurs menaces ne me perturbent pas bien au contraire, elles me stimulent, mais combien de personnes ont-ils réussi à impressionner, insécuriser et museler ?

-La dérision et les menaces : Les abolitionnistes seraient de puritains catholiques qu’il faudrait tourner en dérision, même les plus athées d’entre nous et même et surtout s’ils ne connaissent rien de notre vie sexuelle et affective. Il y a aussi les intimidations et les menaces. La liste est très longue, pour ainsi dire infinie. Disons-le enfin, ce sont purement et simplement des méthodes de voyous. Les activistes réglementaristes en abusent à volonté ; il est amplement temps d’y mettre un point final, d’autant plus qu’eux, procéduriers à l’extrême, ne supportent aucune critique et n’hésitent pas à poursuivre en diffamation. Sachant ce que sont les véritables enjeux de la prostitution et du système prostitutionnel, n’hésitons pas à rétablir la vérité, dénoncer les manipulations grossières et exercer une solidarité indéfectible envers leurs victimes.

En conclusion : La question de l’abolition ou de la réglementation de la prostitution est affaire de projet de société. Les arguments doivent pouvoir s’échanger avec respect et sans intimidation aucune. Nous le savons, les enjeux véritables de la prostitution sont inavouables, pour autant, il s’agit d’un débat politique qui ne doit en aucun cas souffrir de méthodes inqualifiables. Si les activistes réglementaristes ne trouvent aucun argument honnête et n’ont rien d’autre que le mensonge, la calomnie, la manipulation et le discrédit à nous opposer alors peut-être est-il temps pour eux d’admettre que leur lutte est vaine. Seule une société abolitionniste de la prostitution, dernière forme d’esclavage humain, est une société humaniste, féministe et de progrès. Dans quelle société voulons-nous vivre demain ?


Précision : NON je ne veux pas que les personnes prostituées soient contaminées !

Ça n’a pas tardé. Les activistes réglementaristes et quelques uns de leurs alliés ont immédiatement fait la démonstration de leur mauvaise foi à la lecture de cet article. Ils ont interprété, dénaturé, manipulé la seule idée qu’ils pouvaient exploiter, fuyant soigneusement tout le texte, incapables de démonter les arguments posés.

« … aussi ceux qui, au nom d’un principe de réalité, distribuent des capote, certes pour éviter la contamination des prostitué-e-s mais aussi des clients prostitueurs, et de facto entretiennent et confortent le système prostitutionnel. »

Cette phrase n’est pas difficile à comprendre, mais puisqu’il le faut, je vais expliciter.

Cette phrase ne dit pas que les personnes prostitué-e-s ne doivent pas avoir accès aux préservatifs ni autres moyens de prévention et d’information, ni maintenant, ni même après l’abolition de la prostitution bien sûr. J’ai moi-même suffisamment fait de prévention pour en comprendre la nécessité vitale. Tiens j’aimerais assez pour changer que le VIH-Sida ne soit d’ailleurs pas la seule infection et maladie utilisée par les activistes réglementaristes pour assoir leurs argumentations. Les questions de santé des personnes prostitué-e-s sont majeures, prévention IST certes, mais aussi prévention cancers féminins, addictions, suicide… Tout ce dont ils ne se soucient jamais.

Cette phrase dit exactement que se contenter de distribuer des capotes bien sûr est nécessaire pour les personnes prostituées mais incontestablement sert aussi les intérêts du système prostitueur, lui facilite le travail, l’entretien, le sert….

Qu’est-ce qui n’est pas clair dans cette évidence ?

Bien sûr c’est clair, mais quand on est habitué à louvoyer et que l’on n’a pas d’autres argument que ceux qui relèvent de la défense du patriarcat, ou de la défense des profits du crime organisé des industries du sexe, légalisées ou non ; faut bien trouver un angle d’attaque.

Ces procès en sorcellerie sont purement et simplement une manœuvre manipulatoire qui ne trompe plus personne, sauf ceux et celles pour lesquelles plus c’est gros et plus ça passe !

Christine Le Doaré

27 Responses to “Manipulation, calomnies et menaces, pourquoi sont-ils indignes ?”


  1. 1 spermufle 27/11/2012 à 17:51

    Et quand on essaye d’entrer en communication avec le STRASS, ça donne ceci : http://spermufle.wordpress.com/2012/11/26/rencontre-au-sommet/

  2. 2 Maxime 27/11/2012 à 19:28

    Y a un problème avec la GPA ?

  3. 3 emchateau 27/11/2012 à 19:49

    « Les tenants de la réglementation de la prostitution sont le plus souvent, les mêmes qui réclament la GPA (Gestation pour autrui) ; aussi ceux qui, au nom d’un principe de réalité, distribuent des capote, certes pour éviter la contamination des prostitué-e-s mais aussi des clients prostitueurs, et de facto entretiennent et confortent le système prostitutionnel. »

    L’exemple ci-dessus me semble un bon exemple de la manière avec laquelle l’idéologie conduit à avancer les choses les plus absurdes…

  4. 4 Bernoit 27/11/2012 à 20:11

    Contentez vous de parler de la prostitution et evitez de faire des amalgames avec la GPA parce que là, vous êtes très mauvaise !!

  5. 5 Quahog 27/11/2012 à 21:19

    Mais quand bien même ne serait-ils pas de mauvaise fois, la position abolitionniste demeure la seule valide.
    Imaginons un instant le monde prôné par les tenants de la « libre » disposition de son corps.

    1- il faudrait mettre en place une police de protection des « volontaires de la prostitution » contre les contraintes et les violences, payée par qui? les impôts? les prostitués/es ? ça porte un nom : souteneur, non?
    Quant à la violence et au consentement ils vont être encore plus difficiles à établir.
    Ensuite il faudrait une police des polices pour traquer les ripoux, non?

    2- puis une fois qu’on aurait laissé exercer « que » les volontaires, l »offre va sérieusement baisser, comment les volontaires vont-elles/ils gérer la demande?

    3 – ensuite ,si c’est légal et que seuls les volontaires exercent, mais qu’est ce qui va empêcher « la pression sociale » de proposer cette façon de « gagner » sa vie, quel marketing va embellir cette profession, quelles qualifications professionnelles? quelle progression de carrière? quelles vont être les maladies professionnelles reconnues ? et la reconversion des celles/ceux en chômage de longue durée, sera-t-elle à l’ordre du jour?

    Comme disait Victor Hugo pour Fantine :
    « j’ai vendu mes cheveux, j’ai vendu mes dents, « on » m’a dit  » vend le reste »
    Merci Victor de rapprocher la vente d’organes de la location de vulve/bouche/anus/mains/seins/fesses.

    4- quant à celles qui ne veulent pas se prostituer (être prostitué devrait-on dire), elles n’ont donc plus de recours face aux offres/agressions des clients confronté à la baisse de l’offre (Cf §2), propositions furtives dans les rues, billets de banque agités par des automobilistes, pour le moins ?
    Ce n’est pas de la fiction, c’est la réalité des passantes dans la période pre- interdiction du racolage.

    Et vous trouvez ça viable comme société pour 2 % de « volontaires » ?
    Je crois que ce n’est pas du tout réaliste, c’est pour ça qu’il faut persévérer dans l’abolition,

    Merci Christine.

  6. 6 Christine Le Doaré 27/11/2012 à 21:30

    merci pour vos injonctions, mais mon cher, lisez donc cet article, et puis nous en reparlerons : https://christineld75.wordpress.com/2011/05/30/asymetrie-reproductive-et-gestation-pour-autrui-gpa/

  7. 7 Christine Le Doaré 27/11/2012 à 21:36

    je crains fort que oui, appropriation du corps des femmes là encore, lisez donc, vous en saurez un peu plus aprés et on en reparle : https://christineld75.wordpress.com/2011/05/30/asymetrie-reproductive-et-gestation-pour-autrui-gpa/ Sinon, rien à dire sur la prostitution, non parce qu’on ne sait jamais, aprés tout c’est le sujet du texte !

  8. 8 Oim 28/11/2012 à 00:21

    Ce que je comprends de votre opus, c’est que les clients des travailleuses du sexe « mériteraient » d’être contaminés par le VIH. C’est une honte.

  9. 9 Christine Le Doaré 28/11/2012 à 13:08

    Précision : NON je ne veux pas que les personnes prostituées soient contaminées !

    Ça n’a pas tardé. Les activistes réglementaristes et quelques uns de leurs alliés ont immédiatement fait la démonstration de leur mauvaise foi à la lecture de cet article. Ils ont interprété, dénaturé, manipulé la seule idée qu’ils pouvaient exploiter, fuyant soigneusement tout le texte, incapables de démonter les arguments posés.

    « … aussi ceux qui, au nom d’un principe de réalité, distribuent des capote, certes pour éviter la contamination des prostitué-e-s mais aussi des clients prostitueurs, et de facto entretiennent et confortent le système prostitutionnel. »

    Cette phrase n’est pas difficile à comprendre, mais puisqu’il le faut, je vais expliciter.

    Cette phrase ne dit pas que les personnes prostitué-e-s ne doivent pas avoir accès aux préservatifs ni autres moyens de prévention et d’information, ni maintenant, ni même après l’abolition de la prostitution bien sûr. J’ai moi-même suffisamment fait de prévention pour en comprendre la nécessité vitale. Tiens j’aimerais assez pour changer que le VIH-Sida ne soit d’ailleurs pas la seule infection et maladie utilisée par les activistes réglementaristes pour assoir leurs argumentations. Les questions de santé des personnes prostitué-e-s sont majeures, prévention IST certes, mais aussi prévention cancers féminins, addictions, suicide… Tout ce dont ils ne se soucient jamais.

    Cette phrase dit exactement que se contenter de distribuer des capotes bien sûr est nécessaire pour les personnes prostituées mais incontestablement sert aussi les intérêts du système prostitueur, lui facilite le travail, l’entretien, le sert….

    Qu’est-ce qui n’est pas clair dans cette évidence ?

    Bien sûr c’est clair, mais quand on est habitué à louvoyer et que l’on n’a pas d’autres argument que ceux qui relèvent de la défense du patriarcat, ou de la défense des profits du crime organisé des industries du sexe, légalisées ou non ; faut bien trouver un angle d’attaque.

    Ces procès en sorcellerie sont purement et simplement une manœuvre manipulatoire qui ne trompe plus personne, sauf ceux et celles pour lesquelles plus c’est gros et plus ça passe !

  10. 10 Christine Le Doaré 28/11/2012 à 13:13

    ah c’est un peu subtil c’est vrai mais ne te fais pas plus bête que tu n’es Emmannuel ! GPA et prostitution ont en commun la question de l’appropriation du corps des femmes, quant à ce qui contribue à entretenir le système prostitueur :
    Précision : NON je ne veux pas que les personnes prostituées soient contaminées !

    Ça n’a pas tardé. Les activistes réglementaristes et quelques uns de leurs alliés ont immédiatement fait la démonstration de leur mauvaise foi à la lecture de cet article. Ils ont interprété, dénaturé, manipulé la seule idée qu’ils pouvaient exploiter, fuyant soigneusement tout le texte, incapables de démonter les arguments posés.

    « … aussi ceux qui, au nom d’un principe de réalité, distribuent des capote, certes pour éviter la contamination des prostitué-e-s mais aussi des clients prostitueurs, et de facto entretiennent et confortent le système prostitutionnel. »

    Cette phrase n’est pas difficile à comprendre, mais puisqu’il le faut, je vais expliciter.

    Cette phrase ne dit pas que les personnes prostitué-e-s ne doivent pas avoir accès aux préservatifs ni autres moyens de prévention et d’information, ni maintenant, ni même après l’abolition de la prostitution bien sûr. J’ai moi-même suffisamment fait de prévention pour en comprendre la nécessité vitale. Tiens j’aimerais assez pour changer que le VIH-Sida ne soit d’ailleurs pas la seule infection et maladie utilisée par les activistes réglementaristes pour assoir leurs argumentations. Les questions de santé des personnes prostitué-e-s sont majeures, prévention IST certes, mais aussi prévention cancers féminins, addictions, suicide… Tout ce dont ils ne se soucient jamais.

    Cette phrase dit exactement que se contenter de distribuer des capotes bien sûr est nécessaire pour les personnes prostituées mais incontestablement sert aussi les intérêts du système prostitueur, lui facilite le travail, l’entretien, le sert….

    Qu’est-ce qui n’est pas clair dans cette évidence ?

    Bien sûr c’est clair, mais quand on est habitué à louvoyer et que l’on n’a pas d’autres argument que ceux qui relèvent de la défense du patriarcat, ou de la défense des profits du crime organisé des industries du sexe, légalisées ou non ; faut bien trouver un angle d’attaque.

    Ces procès en sorcellerie sont purement et simplement une manœuvre manipulatoire qui ne trompe plus personne, sauf ceux et celles pour lesquelles plus c’est gros et plus ça passe !

  11. 11 Pascale 29/11/2012 à 00:15

    Mais pourquoi tant de haine face à de si nobles propos ?
    Il faut dire qu’il faut une sacrée force d’intelligence et de grandeur pour démontrer et faire apparaître aussi clairement -contre perfides et abruti-e-s de premier plan- l’importance extrême et l’enjeu primordial d’abolir la prostitution.

    Il semble alors évident que contester le fond du propos de ce billet -sans le déformer :O- revient à affirmer son soutien au patriarcat et sa haine des femmes!
    Ayez au moins l’honnêteté intellectuelle de l’assumer.

    Encore bravo et merci à l’auteur-e de ce billet.

  12. 12 Jérôme Martin 29/11/2012 à 03:50

    ‘J’ai moi-même fait assez de prévention pour en connaître la nécessité vitale’ : toutes ces petites phrases qui ne veulent rien dire, qui sont juste des arguments d’autorité. Non, Christine Le Doaré, vous n’avez pas fait « assez » de prévention, sinon, vous ne parleriez pas des putes qui s’expriment à la première personne comme vous le faite ; sinon, vous ne fouleriez pas du pied tous les principes de la prévention du VIH (à commencer par le non-jugement). Où avez-vous fait de la prévention ? Au CGL où vous avez refusé des capotes aux sexworkers, comme le fait encore et encore l’association catholique et anti-choix le Nid ? Oui, Christine Le Doaré, on a bien compris que vous cherchiez à vous placer après le CGL, et que vous étiez prête à tout pour cela, y compris de donner les pires des garanties à une association catholique anti-avortement et anti-contraception comme le Nid. Vous leur avez déjà donné une itw quand vous étiez présidente du CGL, et tout ce que vous écrivez va au-delà ce que cette association pourrait rêver.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/merome-jardin/291112/le-sida-dans-langle-mort-des-anti-putes-3-christine-le-doare

  13. 13 Jérôme Martin 29/11/2012 à 04:52

    Ignorance assumée du travail de terrain, bêtise insondable des arguments :
    Il est clair pour tout le monde que Christine Le Doaré, avec son blog, pense bien plus à sa carrière qu’aux droits des femmes, qu’elle pense bien plus à sa propre conception d’un féminisme abstrait qu’aux droits concrets des femmes, et qu’elle cherche à se placer au sein du Nid. Seule cette hypothèse pourrait expliquer sa logorrhée. Cette hypothèse n’excuse en aucun cas les excès et les idioties qu’a pu écrire l’intéressée au sujet des putes et de la lutte contre le sida, sujets que Christine Le Doaré devrait étudier à fond pour, dans le pire des cas, s’excuser des inepties qu’elle a pu proférer à ce sujet ; dans le meilleur des cas ne plus rien en dire.

  14. 14 Christine Le Doaré 29/11/2012 à 12:19

    Je vais répondre à ces deux posts ensemble puisque l’auteur est Jérôme Martin / Mérôme Jardin :o) Jérôme je t’aime bien malgré tout, tu es un pur ça se voit même si tu te fourvoies, même si en tant que président ou ex je ne sais plus d’Act-Up aujourd’hui marié au STRASS, tu ne peux guère dire autre chose. Arrêtez à blague aux fantasme une minute ça nous ferait des vacances tu ne crois pas ? Tout d’abord oui, et à SOS homophobie et au Centre LGBT Paris, j’ai nagé dans la prévention SIDA et plus généralement prévention contre les IST, et surtout prévention gay, tu le sais comme moi, c’est à peu prés la seule prévention prise en charge par le mouvement LGBT, les trans, les lesbiennes, les autres questions d e santé, addictions etc. c’est encore embryonnaire. La faute aussi mais pas seulement aux politiques de santé publique qui financent bien ce quelles veulent. Le nombrilisme gay est aussi passé par là, une urgence pendant l’épidémie de sida et toujours un problème à prendre en charge mais pas de façon exclusive. Et pourtant, il y aurait tant à dire là-dessus. Et vous avec votre batterie de salariés vous pourriez faire tellement plus ! L’autocritique ne vous étouffe pas, vous qui passez votre temps à assassiner tout ce qui bouge autour de vous ! Quoi qu’il en soit, au minimum stp, arrête de raconter des conneries plus grosses que toi, qui, mais qui aurait pu se permettre au Centre d e refuser de donner des capotes aux personnes prostitué-e-s ? L’entrée est libre, le distributeur est rempli chaque jour et de capotes et de sachets de gel (on ne peut pas en dire autant des digues dentaires pour les lesbiennes, mais ça vous vous en moquez ! nous devons les acheter très cher et en effet en limitons l’usage, car il y a pas de gens qui en prennent juste pour voir ce que c’est !) ; ce distributeur est en libre service, lors des évènements « spécial sida/prévention », des dizaines de boites de capotes et de sachets de gel, sont exposées dans l’espace accueil. Et puis surtout, ça se voit à quoi un « sexworker » comme tu dis, tu crois vraiment que l’on demande aux gens qui ils sont et pourquoi ils prennent des capotes au Centre LGBT Paris ? Mais ma parole, t’es tombé sur la tête ?

    Passons sur ces délires paranoïaques qui ne t’honorent pas. Je penserais à « ma carrière », je chercherais à me placer au Nid après la présidence du Centre ? !!! Mais Jérôme, t’es pas sérieux là si ? !!! Le mouvement du nid est une asso, je ne cherche pas à y entrer, j’y suis en tant que BENEVOLE ! Je te rappelle que je suis juriste dans la même entreprise depuis 1987 et que j’y bosse à temps plein, je ne cherche pas à entre nulle part, merci j’ai la chance d’avoir un boulot et je ne suis pas là d’en changer. En revanche, je suis engagée oui, et dans plusieurs structures qui ne m’attendent pas pour fonctionner parfaitement et depuis fort longtemps. Je contribue comme d’autres et alors, c’est quoi le problème ? Il faut encore tenter de me discréditer ? Pourquoi ? Parce que tu es incapable de répondre sur le fond aux arguments ? Mais Jérôme tu valides exactement mon propos, tu confirmes exactement que par manque d’arguments sincères et honnêtes, ne vous reste plus que la calomnie et le mensonge. Et puis tu sais, si le mouvement du nid a bien été fondé dans les années 2o ou 30 par un prêtre ouvrier, il a évolué et depuis c’est un mouvement féministe membre du collectif Abolition 2012 ! Mettez un peu vos tablettes à jour, vous serez un peu moins ridicules !

  15. 15 Christine Le Doaré 29/11/2012 à 12:20

    Je vais répondre à ces deux posts ensemble puisque l’auteur est Jérôme Martin / Mérôme Jardin :o) Jérôme je t’aime bien malgré tout, tu es un pur ça se voit même si tu te fourvoies, même si en tant que président ou ex je ne sais plus d’Act-Up aujourd’hui marié au STRASS, tu ne peux guère dire autre chose. Arrêter la machine à fantasme une minute ça nous ferait des vacances tu ne crois pas ? Tout d’abord oui, et à SOS homophobie et au Centre LGBT Paris, j’ai nagé dans la prévention SIDA et plus généralement prévention contre les IST, et surtout prévention gay, tu le sais comme moi, c’est à peu prés la seule prévention prise en charge par le mouvement LGBT, les trans, les lesbiennes, les autres questions d e santé, addictions etc. c’est encore embryonnaire. La faute aussi mais pas seulement aux politiques de santé publique qui financent bien ce quelles veulent. Le nombrilisme gay est aussi passé par là, une urgence pendant l’épidémie de sida et toujours un problème à prendre en charge mais pas de façon exclusive. Et pourtant, il y aurait tant à dire là-dessus. Et vous avec votre batterie de salariés vous pourriez faire tellement plus ! L’autocritique ne vous étouffe pas, vous qui passez votre temps à assassiner tout ce qui bouge autour de vous ! Quoi qu’il en soit, au minimum stp, arrête de raconter des conneries plus grosses que toi, qui, mais qui aurait pu se permettre au Centre d e refuser de donner des capotes aux personnes prostitué-e-s ? L’entrée est libre, le distributeur est rempli chaque jour et de capotes et de sachets de gel (on ne peut pas en dire autant des digues dentaires pour les lesbiennes, mais ça vous vous en moquez ! nous devons les acheter très cher et en effet en limitons l’usage, car il y a pas de gens qui en prennent juste pour voir ce que c’est !) ; ce distributeur est en libre service, lors des évènements « spécial sida/prévention », des dizaines de boites de capotes et de sachets de gel, sont exposées dans l’espace accueil. Et puis surtout, ça se voit à quoi un « sexworker » comme tu dis, tu crois vraiment que l’on demande aux gens qui ils sont et pourquoi ils prennent des capotes au Centre LGBT Paris ? Mais ma parole, t’es tombé sur la tête ?

    Passons sur ces délires paranoïaques qui ne t’honorent pas. Je penserais à « ma carrière », je chercherais à me placer au Nid après la présidence du Centre ? !!! Mais Jérôme, t’es pas sérieux là si ? !!! Le mouvement du nid est une asso, je ne cherche pas à y entrer, j’y suis en tant que BENEVOLE ! Je te rappelle que je suis juriste dans la même entreprise depuis 1987 et que j’y bosse à temps plein, je ne cherche pas à entre nulle part, merci j’ai la chance d’avoir un boulot et je ne suis pas là d’en changer. En revanche, je suis engagée oui, et dans plusieurs structures qui ne m’attendent pas pour fonctionner parfaitement et depuis fort longtemps. Je contribue comme d’autres et alors, c’est quoi le problème ? Il faut encore tenter de me discréditer ? Pourquoi ? Parce que tu es incapable de répondre sur le fond aux arguments ? Mais Jérôme tu valides exactement mon propos, tu confirmes exactement que par manque d’arguments sincères et honnêtes, ne vous reste plus que la calomnie et le mensonge. Et puis tu sais, si le mouvement du nid a bien été fondé dans les années 2o ou 30 par un prêtre ouvrier, il a évolué et depuis c’est un mouvement féministe membre du collectif Abolition 2012 ! Mettez un peu vos tablettes à jour, vous serez un peu moins ridicules !

  16. 16 mauvaiseherbe 29/11/2012 à 13:40

    « Il semble alors évident que contester le fond du propos de ce billet -sans le déformer :O- revient à affirmer son soutien au patriarcat et sa haine des femmes!
    Ayez au moins l’honnêteté intellectuelle de l’assumer.  »

    Difficile de le dire mieux, quant à « act up », leur vision andro voire phallocentrique du monde continue de les aveugler, on ne les a jamais entendu s’intéresser à nos luttes sinon pour les gangréner au bénéfice du système proxénète.
    Marrant tous ces mecs qui viennent nous expliquer la légitimité ou non légitimité de nos combats, imaginez des « blancs » dicter à des militants « noirs » que leur lutte n’est pas la bonne
    Inimaginable

  17. 17 Mélusine Ciredutemps 04/12/2012 à 00:19

    Bravo ! Cet article est excellent !

    J’ajoute juste une réflexion inspirée en grande partie par une amie, ancienne prostituée et radicalement abolitionniste qui est devenue écrivaine, concernant la sanction à l’égard des « clients » prostitueurs.

    – Premièrement : Une passe est un viol. Un viol tarifé, mais un viol quand même. Alors à ce titre, pourquoi les violeurs qui se paient le « droit » de violer impunément ne devraient-ils pas encourir les mêmes sanctions que celles qui sont prévues dans le code pénal pour les autres formes de viol ?

    – Deuxièmement : pourquoi ne pas revendiquer le droit, pour les victimes (c’est à dire les personnes prostituées comme les autres victimes de viol), de rendre publics les agissements de leurs « clients »/violeurs/harceleurs, etc… ? J’ai lu que le Mouvement du Nid était opposé à cette idée. Je respecte cette association (qui par ailleurs n’est pas du tout opposée au droit à l’IVG contrairement à ce que prétend un pro-prostitution plus haut). Cependant, je suis entièrement d’accord avec mon amie sur ce sujet : Faire savoir à tout leur entourage (famille, collègues, voisin-e-s, etc…) qui ils sont vraiment et de quoi ils sont capables pour assouvir leur volonté (et non pas leur « besoin ») de domination, permet de les sanctionner tout en les neutralisant et en donnant les moyens à chaque personne en contact avec eux de se protéger contre eux. Il n’y a pas de liberté dans l’ignorance. Et les personnes en contact avec ces individus devraient être libres de les rejeter/éviter/isoler si elles le souhaitent. Bien sûr il faut respecter l’intimité, la « vie privée ». Mais là il ne s’agit pas d’intimité ni de « vie privée » car il s’agit de crime(s). Pour mon amie, cette forme de sanction serait bien plus efficace que l’incarcération et pénaliser les « clients » prostitueurs en les condamnant à verser une amende après un « stage éducatif » représente une grave minimisation du/des crime(s) qu’ils ont commis. Alors que par ailleurs la lois condamne encore et toujours les victimes à la lois du silence et à l’anonymat sous peine d’être attaquées en diffamation par ceux qui ont brisé leur existence…

  18. 18 Jérôme Martin 09/12/2012 à 23:59

    Je continue à te féliciter (vu qu’apparemment on se tutoie) pour ton plan de carrière : au Nid, il faut passer de la bénévole à la volontaire, avant d’un jour rêver passer au CA (chouette, tu pourras discuter avec quelques prêtres anti-avortement et continuer à te convaincre que tu es dans un groupe féministe). Et rassure-toi, mes tablettes concernant le Nid, dont je vois les appels à réunions dans l’église près de chez ma grand-mère, en Touraine, sont à jour. Les mêmes églises qui appellent à manifester contre le mariage homo. Mais continue ton plan de carrière, et file nous encore des leçons de féminisme. Quelle honte, Christine, quelle honte !

  19. 19 Kriss 10/12/2012 à 07:54

    Merci pour cet article !

    Ce n’est pas toujours évident de se faire une opinion sur le sujet… je vous rejoins sur le fait que cela devrait pouvoir être l’objet d’un débat constructif et non une guerre de calomnie sur les réseaux sociaux.

    J’ai suivi l’épisode du « débat » sur la fusion CGL et Inter-LGBT et j’ai été plutôt atterré…

    En tout cas, cet article et ses arguments font beaucoup plus pour une réflexion de fond sur ce sujet que les réflexions de caniveau contre votre personne.

    Donc, encore une fois : merci !

  20. 20 Christine Le Doaré 10/12/2012 à 11:32

    Jérôme, tu es têtu mais moi aussi, si le Nid, mais parles-tu de l’amicale du Nid ou du Mvmt du Nid, a un rapport avec l’église, mis à part son fondateur prètre ouvrier, c’est plutôt du côté Msg Gaillot qu’il faut chercher !!!
    Mais vois-tu, le Mvmt du Nid, membre moteur du Collectif Abolition 2012, est auj et à part entière, même si peut-être dans certaines campagnes, c’est moins évident, progressiste, humaniste ET Féministe ! Claudine Le Gardinier, Grégoire Théry, Claire Quidet, Sandrine Goldschmidt …. sont des féministes convaincu–e-s !!!
    Et oui vois-tu les choses évoluent et en 80 ans, il s’en passe des choses …
    Pour t’en convaicre, je te conseille vivement la lecture de quelques numéros de « prostitution et société ».
    Quant à moi, et on ne peut vraiment pas en dire autant de tout le monde, en particulier de quelques anciens présidents d’Act-up qui ont utilisé leur fonction pour suivre des carrières politiques ou autres, tout ce que j’ai toujours fait dans l’associatif a été et restera BENEVOLE et désintéressé, il s’agit d’engagement et en aucun cas je n’ai de plan de carrière ! Bien au contraire, mais dans quel monde vis-tu ?! Je te l’ai déjà dit, s’il fallait me payer pour ça, je serais riche mais je me contente de ce que j’ai grâce à mon emploi salarié de juriste (5 ans aprés le BAC, en bossant à temps plein pour payer mes études) ; tu vois mon cher, je n’ai jamais rien demandé à personne et suis partie de chez ma mère, je n’avais pas 18 ans !!! Tes calomnies, si tu savais comme elles glissent… continues à fantasmer si ça peut te faire plaisir, moi ça ne me fait aucun mal. Juste, tu es à des annèes lumière d’un début de vérité sur moi, sur le Mvmt du Nid, sur le Mvmt abolitionniste, Relis Victor Hugo ça te fera le plus grand bien.

  21. 21 Jérôme Martin 16/12/2012 à 05:26

    « Les choses évoluent en 80 ans » : oui, et apparemment, depuis quelques semaines, c’est tellement le stress au Nid sur la question de ses responsabilités historiques en matière de propagation du VIH qu’on nous la joue « un orgasme n’a pas de prix » avec distribution de capotes improvisée à Montpellier (mais surtout pas pour les putes et leurs clients). On est presque en 2013 et « les choses évoluent ».
    Le Nid avait le monopole dans les années 80 de l’intervention auprès des putes et a refusé, en pleine explosion de l’épidémie, de distribuer des capotes. Le Nid a directement contribué à la propagation du VIH par ce choix idéologique. Mais, bien sûr, c’était pour le bien des femmes. Mieux vaut une pute repentie qu’une pute contaminée : voilà le credo du Nid. Quel féminisme prétends tu défendre avec une telle association ? Si Laurent Fabius créait une amicale du sang contaminé, tu viendrais nous dire qu’on aurait tort de s’y opposer ?

  22. 22 Christine Le Doaré 18/12/2012 à 18:32

    Encore une fois Jérôme une demi-vérité ou vérité tronquée, n’est pas la vérité et dans ce cas présent, il s’agit d’une interprétation au mieux et au pire d’une calomnie. Ce qu’à expliqué le Nid c’est qu’il y avait nombre d’associations de prévention, le bus des femmes, et tant d’autres ; le Nid sait que la prévention est accessible et que c’est même la raison de vivre de certaines associations, ce qui d’ailleurs ne va pas sans poser de réels problèmes que tu connais pour certains ; il n’a rien contre cette prévention, mais considère que ce n’est pas SON travail, heureusement qu’on ne fait pas tous la même chose hein, sinon, bonjour la surenchère ! Il considère que distribuer des capotes et ne faire que ça, plus ou moins, revient à mettre un pansement sur une gangrène et à de fait entretenir le système prostitueur. Il ne veut pas l’entretenir, il veut un autre contrat social. Qu’est-ce qui n’est pas clair ? Quand sortiras tu de tes raisonnements binaires et paranoïaques ?

  23. 23 AM 27/11/2013 à 15:44

    Comme ca m’inspire ton engagement et ton militantisme! Surtout face à l’harcèlement des groupes pro-prostitution!

    Si je peux emprunter une expréssion qui m’a beaucoup renconforté je voudrais juste te dire: IT GETS BETTER! J’écris ce message de la Suède, mais j’ai l’impression de le faire d’un autre planète. Comment est-ce possible que 18 psychopathes machistes peuvent écrire une lettre ouverte à l’honneur de la prostitution et se prétendre des victimes, même plus que les victimes de la traite? Si cela se passait ici ils auraient été virés pour du bon de la télé. Et leurs carrières se seraient finies juste parce qu’ils admettent qu’ils contemplent un achat de service sexuels.

    Je viens de passer pas mal de temps en France et en Italie et ce qui m’a choqué le plus a été le mépris des (hommes) Francais et Italiens pour les personnes prostituées. Je n’ai jamais dans ma vie entendu autant de sexisme et misogynie. Et soudain ca m’a frappé: ils ont tous grandi dans une société où certaines femmes sont toujours prêtes à être légalement abusées (par les hommes payant). Mais franchement, ils ont recu quel message? Que le consentement sexuel ne s’applique pas et que l’état se doit d’en punir les femmes?

    Ce ne peut pas être le hazard que, moi, je ressens du dégoût pour les clients mais apparemment semble plus à l’aise autour des prostituées qu’eux. « Putophobie » suédoise mon c*l! J’invite chaque réglementariste à entendre comme même les hommes les plus machos ici parlent entre pôtes. En fait, si je veux faire mon coming-out en tant que client de prositutées je dois me diriger vers Flashback (forum archi-connu où se cotoyent négationnistes, nazis et, ouï, les clients de prostituées rélégués là où ils apartiennent). J’éspère sincèrement que vous arriverez à ce stade un jour.

    Car la pénalisation sert surtout à te booster la morale. Quand les papis suédois me proposent des passes dans les boîtes je peux leur dire non (dans le ton de mon choix). Je peux dénoncer un patron qui m’offre un CDI pour une fellation et ce sera lui le disgracié et puni! Si la prostitution deviendra un travail, que se passera-t-il avec les lois sur l’harcèlement sexuel? Ces questions sembleraient quand même capitales pour tout syndicat digne de ce nom…

    Il a fallu plus de 30 ans de lutte féministe dure pour arriver où nous sommes aujourd’hui. Mais ca vaut la peine et la France va bientôt prendre le premier pas. Je vous en félicite de tout mon coeur!

    Non, on n’a pas réussi à abolir la prostititution, loin de là. Mais il y a eu un total changement de mentalité, et nous, femmes, trans et pédés vivons tout-e-s un tout petit peu moins touché-e-s par les pires débordements de la libido masculine. Ce n’est pas rien quand même…


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