Insupportables enfermements identitaires !

20130823-155043.jpgUne intégration réussie, c’est l’adhésion à un socle commun, enrichi de diversités culturelles.

En France vivent des gens qui croient. Ils croient en une force supérieure qui nous aurait fabriqué ce monde, nous y ferait naître et mourir, dans un dessin déterminé.
Ceux qui croient en cette force, l’appellent Dieu.
Pourquoi pas, chacun peut bien croire en ce qu’il veut, Dieu, le soleil, les elfes, la matière ou l’Humain, surtout si ça l’aide à accepter la condition humaine, une inévitable solitude intérieure, son insignifiance face à l’immensité de l’univers, la conscience d’une mort inéluctable.

Seulement voilà, rien n’a jamais été avéré, toute croyance relève de l’imaginaire, bref, il ne s’agit en rien de révélations, mais bien d’hypothèses.
Vous en conviendrez, il serait irrationnel d’accorder à de simples hypothèses, une autre place que celle de vivre dans l’esprit et la conscience de celles et ceux qui font le choix de croire.
Pourtant, depuis des millénaires les religions ont mené le monde ; chacune portée par des hommes convaincus que Dieu, c’est le leur et pas celui du voisin ; toutes liées par d’immenses massacres, toutes en grande partie responsables de l’oppression des femmes, des personnes homosexuelles et autres minorités.

En France, nous avons fini par adopter des règles politiques pour nous permettre de vivre ensemble, athées et croyants de toutes confessions confondues.
La religion à l’âme et dans la vie civile, citoyenne et politique, une relative neutralité et la promotion de valeurs républicaines d’égalité, de liberté et de fraternité (au moins en droit, parce que dans les faits, c’est évidemment assez loin du compte).
Depuis 1905, la loi consacre la séparation des Églises et de l’État, et nous vivons dans un état laïc.
La laïcité bien pensée ne veut pas dire que les religions n’ont pas voix au chapitre, mais qu’elles ne doivent pas influencer la vie civile et rester dans la sphère privée.
A l’évidence, des interférences sont inévitables, par exemple, l’état finance une partie des écoles privées religieuses (même si on comprend bien l’intérêt de maîtriser certains cursus et programmes).
Pendant des décennies, tout a semblé s’articuler ainsi, l’état d’un côté, l’église de l’autre, non sans quelques heurts, mais dans une relative harmonie.

Mais ces dix dernières années tout va de travers et c’est de pire en pire.
Les enfermements identitaires sont comme d’immenses murailles, de plus en plus infranchissables.
Chacune des trois religions monothéistes, à des degrés différents certes, se radicalise ; la séparation des pouvoirs est de moins en moins une réalité, l’influence des religions dans la vie civile est de plus en plus inquiétante.
Les modérés sont en retrait et laissent de plus en plus souvent les intégristes occuper le devant de la scène.
Chaque, obédience son crédo, ses obsessions et ses méthodes.
Les uns ne veulent pas de mixité dans les piscines, agressent les médecins masculins qui examinent leurs femmes, marient leurs filles de force ; d’autres débranchent les interphones des immeubles le vendredi soir ; d’autres encore assassinent de jeunes libertaires ; etc.
Indéniablement, les intégristes de tous bords s’accordent pour restreindre les droits et libertés des femmes, qu’il s’agisse de contraception ou avortement, de tenue vestimentaire, de sexualité, etc. Tous s’entendent aussi, de façon plus ou moins virulente, pour refuser l’égalité des droits aux couples de même sexe.

Des quartiers, des rues ou parties de rues, autour d’une église, d’une mosquée ou d’une synagogue ; des immeubles entiers se transforment en ghettos quasi intégristes de l’une ou l’autre religion. Chacune dans son style, la tenue de sortie de messe est tout aussi stéréotypée à St Nicolas du Chardonnay, qu’à la Synagogue de la rue des Tournelles ou autour d’une mosquée de la Goutte d’or.
Il est désormais impossible de se promener dans un des bois de la capitale le dimanche en été, sans tomber sur des pique-niques familiaux regroupant sur des emplacements bien délimités, des femmes et des hommes qui semblent sortis d’un autre siècle.
Les hommes s’en sortent un peu mieux, mais les femmes sont couvertes de la tête aux pieds, arabes, comme juives, l’idée étant de les protéger des regards masculins concupiscents, un peu comme leur attacherait autour du cou un écriteau « propriété privée, ne pas regarder » !
Et d’une année sur l’autre, c’est de plus en plus imposant et pesant.

L’église catholique a perdu de sa superbe en France après les années 70, ses groupes intégristes n’ont pour autant, jamais disparu.
Ils se fondaient dans la population des beaux quartiers et rendaient de temps à autres de menus services, à l’extrême droite notamment, agressant de temps à autres, tantôt des étudiants, tantôt des minorités. Ils ont démontré leur capacité à se mobiliser à l’occasion des débats sur le mariage pour tous où ils se sont illustrés par une violence misogyne et homophobe, mais jusqu’alors, leurs interventions étaient plutôt marginales.
Bien entendu, la religion catholique est instrumentalisée politiquement, notamment par une partie de la droite, et par l’extrême droite, nous l’avons bien vu lors des évènements déplorables du mariage pour tous, mais une grande majorité des catholiques modérés, s’était jusqu’alors, clairement démarquée des agissements violents des intégristes.
Dans tous les cas, la critique de l’église catholique et de ses prises de position a toujours été libre et vivace en France. Un certain anticléricalisme ayant même plutôt bonne presse.
Le mot « catholicophobie » n’existe pas.

Le judaïsme en France, m’avait toujours semblé être plutôt discret, tolérant et bien intégré à la société française. En outre, cette religion concerne un peu plus d’1% de la population française, elle est donc très minoritaire.
Les rares fois où elle fait parler d’elles, c’est lorsque l’un de ses membres est agressé.
Je me souviens avoir croisé pour la première fois, des femmes habillées comme des paysannes, avec des bas, longue jupe et tête couverte, et des hommes en costume traditionnel, c’était en 2006 lors d’un voyage en Israël, à Mea Sharim, dans le quartier intégriste de Jérusalem ; aujourd’hui, à Paris, j’en croise chaque jour.
Dans certaines rues de Paris, il n’y a plus d’autres commerces, écoles, crèches, cantines, que kasher et/ou israélites.
Comme en écho au radicalisme musulman, un radicalisme judaïque se développe.
L’antisémitisme est toujours bien prégnant en France, il doit être combattu sans relâche.
Les critiques émises contre le judaïsme, ses dignitaires et ses pratiques, ne soulèvent pas l’indignation ni des communautés juives, ni des intellectuels ou des politiques français ni étrangers.
Le mot « judaïsmophobie » n’existe pas.

Depuis que je suis arrivée à Paris, à l’âge de 24 ans, j’ai des ami-e-s maghrébin-e-s, j’ai partagé 5 ans l’intimité d’une algéroise dont je connaissais la famille, à Paris et en Algérie, et j’ai toujours habité dans l’est parisien où les immigrés sont en grand nombre.
Il y a 20 ans, beaucoup d’entre eux étaient athées, certains musulman-e-s, mais très peu pratiquaient le ramadan, et aucune femme n’était voilée. Cette religion concerne un peu plus de 6% de la population française, c’est la 2nde religion du pays.
Aujourd’hui, le ramadan est quasiment obligatoire, dans beaucoup de cantines, on mange hallal, dans beaucoup de piscines il y a des créneaux mixtes et non mixtes, etc.
Dans certaines rues de Paris, il n’y a plus d’autres commerces, écoles, crèches, cantines, que hallal et/ou coraniques ; une femme sur deux est voilée.
Bien sûr, le racisme est bien vivant en France, à l’encontre des populations d’origine arabe notamment ; il doit être combattu sans relâche.
A l’inverse des deux autres religions, toute critique, même modérée de l’islam radical, de la charia, des mollahs, de dérives, suscite de fortes réactions et même la réprobation d’une partie des intellectuels et politiques, en particulier Verts et de l’ultragauche (« islamo gauchistes » comme les Indigènes de la République…).
Par exemple, la responsable de Luttes Ouvrières considère que Gaza est « un camp de concentration ».
En réalité, Gaza est une prison, il est temps de trouver des solutions équitables et pérennes pour régler la situation dans cette partie de la planète, mais Gaza n’est sûrement pas un camp de concentration, la nuance n’est pas un « détail de l’histoire ».
Il semble interdit de critiquer l’Islam, le mot d’islamophobie a même été inventé à cet effet.

Ce concept d’ »islamophobie » interdit toute critique de l’islam radical ailleurs comme chez nous.
Pourtant, dans une république laïque, une religion qui n’est après tout qu’un ensemble d’opinions et de pratiques doit s’attendre à être observée de près, c’est même au degré de liberté de critique que l’on reconnait une démocratie.
Pourtant, des trois religions, c’est celle qui de nos jours, dans sa version radicale (la charia), condamne à mort les personnes homosexuelles, excise les femmes, les lapide au prétexte qu’elles sont soupçonnées d’être infidèles ou pire encore parce qu’elles ont été violées et déshonorent leur communauté, et au quotidien les emmure vivantes dans des tenues, pour les soustraire au regard des hommes, qui seuls ont le droit de vivre au grand jour.
Alors bien sûr, nous n’en sommes pas là en France. Toutefois, par bien des égards, la situation des femmes entre mariages forcées et le port de la Burqa dont on ne sait jamais s’il est contraint ou non, est très préoccupante.
N’oublions pas que les femmes arabes se sont jadis libérées, aussi dignes, indépendantes et libres que les occidentales, elles avaient repris leur destin en mains, mais le poids des conservatismes religieux les a rattrapées et de nouveau enfermées.
Les occidentales fraîchement converties, originaires de Bretagne ou de la Creuse, feraient bien de s’en souvenir. Les chantres de la démagogie feraient bien de remiser leur relativisme culturel au vestiaire de l’histoire.
Au final, je suis persuadée que ce concept d’ »islamophobie » fait plus de dégâts qu’il n’aide à régler les problèmes. Il engendre encore plus de racisme et rejet.
Non seulement, les français n’osent pas, extrémistes mis à part, critiquer les entorses à la laïcité, mais les musulmans modérés, paisibles et respectueux des valeurs républicaines, n’osent plus, sous peine d’être montrés du doigt par les plus radicaux d’entre eux, se démarquer d’actes, comportements intégristes et violents.
En réalité et de différentes manières, les islamistes se servent des musulmans, ils se moquent bien de savoir ce qu’ils vont subir de leur fait, ils instrumentalisent la religion à des fins politiques. C’est le pouvoir et seulement le pouvoir qui les motive.

A l’évidence, il va nous falloir comprendre très vite pourquoi, quel que soit le pays d’origine et la religion, l’intégration républicaine ne fonctionne plus et y remédier.
Personne ne l’ignore, les conditions de vie économiques et sociales de familles issues de l’immigration, une certaine faillite de l’éducation nationale et des politiques de la ville et des banlieues, sont à juste titre pointées du doigt.
Mais, le sens des réalités nous contraint aussi à relever que le volume des aides sociales et publiques consacrées à aider ces familles est aussi infiniment plus élevé que dans nombre de pays européens et surtout que trop de parents, toutes confessions confondues d’ailleurs, ne prennent plus vraiment la peine d’élever leurs enfants et encore moins de leur transmettre des valeurs, ne serait-ce que le respect de l’autre et de sa culture, surtout, le respect du socle commun de valeurs du pays dans lequel ils vivent et se sont parfois réfugiés.

Dans tous les cas, je ne pense pas que respecter le socle commun des valeurs républicaines et de la laïcité soit contraire à l’intérêt des populations, en particulier des femmes ; bien au contraire, c’est même la seule garantie d’évolution favorable pour elles.
L’évolution vers toujours plus de religieux, toujours plus d’affichage des symboles d’appartenance religieux, quels qu’ils soient, et qui se répondent les uns aux autres jusqu’à plus soif, dans notre espace public, est proprement accablante.
Pour que le pacte républicain fonctionne, il faut certes que l’état fasse son autocritique, mais il faut aussi que toutes les minorités qui veulent vivre dans un pays d’accueil respectent les valeurs de la société qui les héberge.
L’intégration bien pensée consiste à sortir des enfermements identitaires, qui n’ont souvent pour fonction que d’isoler les femmes ; à partager des valeurs communes, et enrichir ce socle des différences culturelles ; ainsi, nous pourrons vivre ensemble, en bonne intelligence.
La république, la laïcité, ne se négocient pas ; aucune entorse ne doit être permise dans l’espace, l’administration, les services, les équipements publics.
Tout le reste n’est que démission et démagogie d’une logique individualiste, toujours préjudiciable aux femmes, et à la société toute entière.
Créer des droits différents est un piège grossier.
Je ne veux pas vivre dans cette société-là.

Christine Le Doaré

14 Responses to “Insupportables enfermements identitaires !”


  1. 1 Smidge 23/08/2013 à 16:42

    Tout à fait d’accord.

    Cependant, je distinguerai religion et croyance. Les religions sont bien plus une politique qu’un ensemble de croyances personnelles. Leur but est précisément d’influer sur la vie politique pour y imposer leur vision (réactionnaire et patriarcale, bien sûr) du monde. A vrai dire, je ne sais même pas si croire en un dieu quelconque est nécessaire… Je connais plusieurs personnes se revendiquant catholiques (dans le sens politique du terme), qui ne sont pas pour autant croyantes. La croyance est un prétexte : le fondement est dans le conservatisme. C’est pour cette raison que les religions « dirigent » le monde depuis si longtemps…
    En ces périodes de défiance du monde politique, ces « extrêmes » apportent des valeurs identitaires fortes, qui explique la remontée des religions.

    Pour le reste… rien à ajouter…

    La laïcité est un bien précieux. Et il n’est pas du tout superflu de se battre pour la conserver…

  2. 2 angela 24/08/2013 à 16:53

    Les Indigènes de la république ne sont pas d’ultragauche comme vous dites: ils sont identitaires, sectaires et communautaristes… et parodiques malgré eux de la posture léniniste.

  3. 3 Stéphanie ....... 24/08/2013 à 17:45

    Je suis à sang pour sang d’accord avec votre texte ….
    On assiste maintenant à une explosion d’opinions diverses qualifiées de phobies par des opposants d’opinions opposées et phobiques des premiéres …. Cela devient une épidémie ….. C’est pire que les allergies comme maladies …..
    C’est débile de qualifier de phobies telles ou telles opinons aussi intolérantes soient elles car la phobie est une maladie pas un concept idéologique ……

  4. 4 Christine Le Doaré 24/08/2013 à 21:52

    Vous avez raison, mais beaucoup d’entre eux se définissent ainsi ….
    (précision : pour moi le Front de Gauche, par exemple, n’est pas l’ultra-gauche)

  5. 5 PK 25/08/2013 à 13:01

    Bonjour,

    Vous dite que les mots « catholicophobie » et « judaïsmophobie » n’existent pas.

    Mais il me semble qu’il en existe des équivalents :

    L’anticléricalisme, au moins dans certaines formes (ce qu’on a pu appeler
    « anticléricalisme primaire ») vise, traditionnellement, le seul catholicisme, puisqu’au
    moment où la notion est née la religion très dominante en France était celle-là et que,
    par défaut, la religion était la religion catholique.

    Il y a donc bien un mot pour désigner la haine du catholique juste parce qu’il est
    catholique, indépendamment de toute critique un peu construite du dogme catholique :
    c’est l’anticléricalisme, sans sa version « primaire ».

    De même l’antisémitisme vise bien la haine du juif juste parce qu’il est juif, sans
    aucune considération de fond sur le contenu de la religion juive.

    Il me semble qu’aujourd’hui c’est bien une chose équivalente que désigne l’islamophobie :
    la haine du musulman juste parce qu’il est musulman, indépendamment de toute considération de fond quand au
    contenu de la religion musulmane (ou : sur la base d’une vision peu élaborée de la religion musulmane, on va dire…).

    Le phénomène existe, et doit de mon point de vue être combattu, tout comme
    l’antisémitisme existe et doit être combattu.

    Et il me semble important, parce que le phénomène existe, et qu’il faut le combattre, de
    disposer d’un mot pour le désigner.

    Ce qui n’empêche bien sûr pas les critiques, et les discussions, à propos du contenu de
    la religion musulmane. Mais on est bien face à deux phénomènes distincts, et il me semble
    fondamental de mettre des mots sur ce qui existe.

    Qu’en pensez-vous ?

    Avez-vous lu le texte « Pour les musulmans » publié cette semaine par Edwy Plenel sur
    Mediapart, et qui fait écho au « Pour les juifs » de Zola ? Si oui qu’en pensez-vous ?

  6. 6 Christine Le Doaré 25/08/2013 à 14:48

    Je ne crois pas que le mot « islamophobie » ait été inventé pour lutter contre la haine des musulmans mais bien pour contrer toute critique de l’Islam radical.
    Il y a toujours eu des musulmans en France, croyants, bien intégrés et respectés.
    L »Islamophobie » mais moi je dirais plutôt le rejet anti-arabes, en France, n’a jamais été aussi fort que depuis que s’étend l’influence de plus en plus visible de l’Islam radical.
    Dans tous les cas, les religions, toutes, n’ont pas à exercer de telles pressions dans une République laïque,.
    De toutes façons, elles sont toutes préjudiciables aux femmes.
    Demandons aux croyants de dénoncer les excès de leurs religions, rassemblons nous autour d’un socle de valeurs communes et ensuite chacun-e fera ce qu’il/elle voudra avec sa culture et sa religion.
    Pas l’inverse, marre des crispations identitaires et religieuses.
    La situation empire, il est grand temps de remiser la complaisance et le relativisme culturel, sinon, je ne vois guère comment nous pourrons en sortir.
    Plus de laïcité et plus de respect.
    Je n’ai pas lu le texte dont vous parlez.

  7. 7 PK 25/08/2013 à 15:17

    Ce qui me dérange beaucoup dans votre discours c’est que, parce que la religion musulmane vous semble préjudiciable aux femmes, vous refusez de condamner les violences envers les musulmans (souvent envers les femmes musulmanes d’ailleurs). Voire vous les justifiez en filigrane, quand vous écrivez que le rejet anti-arabes (agglomérant ce faisant arabes et musulmans….) n’a jamais été aussi fort que « depuis que s’étend l’influence de l’Islam radical ».

    Or ce que la notion d’islamophobie permet de contester ce sont justement ces violences envers les musulmans. Pensez-vous, oui ou non, qu’il faut condamner (en utilisant le terme « islamophobie » ou un autre) ces violences ?

    Quant au texte que j’évoque, je me permets de vous en conseiller très vivement la lecture. Il parle de tout cela, mais beaucoup mieux que je ne saurais le faire.

  8. 8 Christine Le Doaré 25/08/2013 à 15:49

    Bonjour PK,

    Peut-être pourriez-vous relire mon texte, en entier ?
    Il me semble que vous interprétez …
    A l’évidence, je condamne les violences , toutes les violences et aussi pour des raisons religieuses, contre les musulmans, les juifs et les chrétiens ; et pas seulement les femmes !
    J’ai trouvé odieuse l’agression la violente agression de la femme en burqa, par des hommes sortis d’une voiture, en RP.
    Je ne mets nullement en question La liberté de croire.
    Mais le replis identitaire, crispé et sectaire, de plus en plus marqué qui sépare… Je le trouve étouffant…
    Quoi qu’on en dise, les religions sont et ont des fonctions politiques, elles servent au pouvoir des hommes et enferment les femmes.
    Il est parfaitement possible de condamner les violences, combattre le racisme et l’antisémitisme et vouloir vivre dans une société laïque dans laquelle les religions sont à leur place.
    Je trouve étonnant de tout amalgamer et confondre ainsi.
    Je trouve même ça assez grave.

    Envoyé de mon iPhone

  9. 9 Stéphanie ....... 25/08/2013 à 17:03

    Je pense que les Français , quel que soit leur religion , ont tout à perdre dans la montée des intégrismes religieux … Je pense que les Français , quel que soit leur religion , ont tout à perde d’une défaite de la laïcité faces aux fondamentalismes parce qu’une défaite de la laïcité serait une défaite des libertés religieuses puisque c’est la laïcité qui garantit la liberté de conscience pour tous quel que soient les religions ……. Et les intégristes le savent car leur cible c’est la laïcité … Détruire la laïcité c’est détruire la solidarité républicaine entre tous les Français qui leur garantit la liberté de conscience au delà de leurs appartenances diverses …..
    La tradition de la laïcité Française c’est aussi cette ambition à la fraternité universelle qui est une utopie qui transcende les appartenances ….
    Oui vraiment je crois que tous les Français au delà de leurs religions doivent combattre les intégristes quel qu’ils soient …..

  10. 10 sociologueerrant 29/08/2013 à 22:43

    Bonjour,

    Juste pour vous dire que je trouve votre article remarquable. Particulièrement, vous dissociez deux questions distinctes qui sont trop souvent confondues dans les débats sur la laïcité. Soit la question du patriarcat dans certaines religions et celle du communautarisme; ces deux questions entrainant des problématiques distinctes, bien que le plus souvent reliées. Vous les dissociez puis les articulez admirablement.
    Aujourd’hui dans les discours et débats, une majorité semble ne plus du tout percevoir les dangers du repli communautariste pour le tissu social, ne prenant jamais en considération que les questions de libertés individuelles. Ceci fausse le débat, l’embrouille, et nous perd dans des questionnements à savoir si un voile est un choix personnel ou le symbole de l’oppression masculine. Il peut être les deux ! Mais il faut pour le comprendre voir au-delà de la perspective individuelle.
    Or, vous offrez une analyse qui prend en compte les aspects sociologiques de la chose. Bravo !

    Bien à vous.

  11. 11 Christine Le Doaré 30/08/2013 à 08:53

    Merci pour votre commentaire, il m’est d’autant plus précieux que ce texte n’est que le fruit de mes observations et intuitions.

  12. 12 fabienne rein de boissière 06/09/2013 à 19:56

    bonnes et justes observations et intuitions que je partage

  13. 14 Meiko190 24/11/2013 à 00:55

    L’excision n’est pas une prescription religieuse (en Islam). Elle est pratiquée par des animistes et de nombreux savants religieux ont clairement dénoncé cette pratique


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