Des «Déchaînées » aux genoux du patriarcat !

pancakes-158510Des «Déchaînées » aux genoux du patriarcat !
Ou pourquoi, à peine connues, les théories « féministes « post-modernes sont vouées aux poubelles de l’Histoire.

« Islam et prostitution : les féministes, le voile et le string » de ValérieCG ou Crêpe Georgette. Vous ne rêvez pas, dans un même titre, s’enchaînent les mots : Islam, prostitution, féministes et voile. String c’est juste pour faire style.

Surprenant ? Pas vraiment, depuis quelque temps déjà, une mouvance constituée de : bloggeuses influentes (notamment « Les Déchaînées »*1.), aussi la nébuleuse « 8marspourtoutes » *2., de Morgane Merteuil et d’autres du STRASS *3 et aussi d’Act-Up Paris, de quelques militants du NPA, aussi des Verts et de quelques universitaires amplement médiatisés, a pour ambition de parvenir à décrédibiliser puis diviser le mouvement féministe, en récupérant certaines luttes de femmes.

Les théoriciens et théoriciennes du « féminisme » post-moderne dit improprement « pro-sexe », nullement effrayéEs par les amalgames improbables, récupèrent des luttes de femmes que la société rejette et /ou que leurs « choix » isolent.
Ces femmes, à priori, tout les oppose : les unes revendiquent de se voiler « librement », les autres de se prostituer « librement ».
On ne peut imaginer plus grand écart entre les motivations et revendications d’un tel rassemblement, mais le mot « librement » a indéniablement un fort pouvoir d’attraction sur les libertariens !

D’un côté, nous avons des femmes voilées qui semblent ignorer que des générations de femmes se sont battues pour s’en affranchir, que des femmes sont, en France, sommées de le porter par les hommes de leur entourage, que d’autres femmes dans le monde sont harcelées, lapidées et assassinées quand elles ne le portent pas.
En tous cas, elles s’acharnent à défendre en France, ce morceau de tissu qu’aucun texte religieux n’impose, mais infligé aux seules femmes par des hommes qui encore et toujours exigent de les contrôler et entravent leur liberté.
Paradoxalement, ces femmes s’entêtent à leur donner raison et se déclarent « libres », certaines le sont sûrement, mais combien sont instrumentalisées par le « féminisme islamique », des islamo-gauchistes et intellectuels si bienveillants à leur encontre ?

De l’autre, des prostituéEs qui semblent ignorer qu’en guise de liberté, elles participent à l’organisation patriarcale d’une distribution des rôles agencée pour garantir aux hommes une mise à disposition des corps des femmes.
Réduites à une convenance sexuelle, elles n’expriment aucune solidarité envers les femmes forcées dans la prostitution, comme si elles ignoraient que les clients ne s’inquiètent jamais de la situation des femmes et filles qu’ils payent, que leur demande nourrit une traite criminelle et un sordide trafic d’êtres humains.
Une liberté d’entreprise incompatible avec la défense des droits humains et à fortiori des droits des femmes.

Rien de bien moderne, subversif ni féministe dans ces revendications, si ce n’est que le mot « librement » justifie tout, y compris de renforcer le contrôle et les violences contre les femmes puisqu’elles semblent y consentir.
En réalité dans un cas comme dans l’autre, des femmes souffrent du regard de la société, de violences et de discriminations mais plutôt que de lutter contre les raisons de leurs problèmes à savoir, l’arbitraire de l’interprétation masculine des religions et les violences sexuelles de la domination masculine, elles tentent d’aménager leur oppression plutôt que de l’abolir.
Erreur fatale, l’oppression ne s’aménage pas, elle s’abolit.

Le mouvement féministe est loin d’être parfait et ne se préoccupe probablement pas assez des multiples discriminations de sexe, classe, race-racisation-, il est compréhensible que des femmes se pensent laissées pour compte ; en revanche, ce qui est scandaleux c’est l’instrumentalisation éhontée de frustrations légitimes par des intellectuels et des activistes que l’honnêteté intellectuelle n’étouffe pas.
Le relativisme culturel est pourtant de plus en plus contesté, à commencer par les femmes concernées dans les pays arabes ; les femmes du monde entier sont solidaires face à des violences et discriminations qui les concernent toutes, c’est ça le féminisme et le relativisme culturel les divise.
Le soutien direct ou indirect de plus en plus flagrant aux industries du sexe, que les femmes dès qu’elles sortent de la prostitution, dénoncent en grand nombre, est de plus en plus difficile à cacher.
Nous vivons dans un monde formidable : les systèmes d’oppression, les industries n’ont même plus besoin d’assurer leur maintien et défense eux-mêmes, des personnes et groupes se présentant comme subversifs le font bien mieux à leur place !

Ce sont les mêmes qui nous rabattent les oreilles de l’intersectionnalité des luttes, concept utile pour exiger des femmes qu’elles attendent le grand soir pour revendiquer des droits spécifiques ; dommage, l’Histoire et même la plus récente nous prouve qu’elles sont alors très vite muselées et renvoyées à leur oppression.

Aucun des arguments avancés dans le texte « Islam et prostitution… », au paroxysme de cette posture aberrante ultra-libérale et islamo-gauchiste et qui revient à promouvoir un racisme de l’occident pas plus intelligent que ne l’est aucun racisme, ne résiste bien longtemps à une lecture un tant soit peu critique et surtout féministe.

« La lutte contre le voile, outil fédérateur d’un féminisme en mal de visibilité » !
Il faut le lire pour le croire ! La lutte contre les discriminations, l’éducation à l’égalité, la lutte contre les violences (le viol, les violences conjugales, etc.) sont des sujets fédérateurs parmi bien d’autres et depuis toujours, pour les militantes féministes.
En outre, la question du voile est un vrai sujet de société sur lequel les féministes aussi ont leur mot à dire car religions, interprétation masculine des religions et oppression des femmes ont toujours été fortement liés !

« Civiliser les femmes musulmanes : « mission oppression », au nom du féminisme » !
Entre culture du complot et fantasme de persécution de type « Indigènes de la République » ! Comment croire une seule seconde que le mouvement féministe penserait à « civiliser les musulmanes » ?
Les femmes du monde entier ont toujours cherché à s’affranchir du poids des religions, de toutes les religions et de ce qu’elles imposent aux femmes.
Quelle pathétique névrose que de masquer les voix des féministes du monde musulman qui résistent pour mettre en avant les « féministes islamistes », instruments des pouvoirs intégristes !

« 2013, le féminisme anti-putes s’offre les feux de la rampe » !
Référence à la loi d’abolition de la prostitution qui comporte la pénalisation du client prostitueur. Comme si depuis toujours le mouvement féministe n’était pas abolitionniste de la prostitution, plutôt que complaisant à l’égard des hommes qui abusent du pouvoir de l’argent pour contraindre des femmes à une sexualité non désirée ?
Mais c’est quoi au juste le féminisme sinon l’émancipation des femmes pour l’égalité femmes-hommes, une société qui se libère des dominations, exploitations et violences et abolit les privilèges patriarcaux à commencer par les plus anciens et à l’origine même du patriarcat : l’appropriation du corps des femmes pour la sexualité et la reproduction dans le mariage comme dans la prostitution ?!

Tout est à l’avenant, les fondamentaux d’un féminisme universel et laïc sont bafoués dans un jargon complotiste, des arguments absurdes, une grossière manipulation idéologique.
Qui donc peut être dupe ? Cette mouvance, démasquée depuis un certain temps déjà, ne poursuit en réalité pas d’autres buts que la perpétuation du patriarcat, alors je me demande bien pourquoi ces « féministes » de pacotille continuent de faire semblant ? Croient-elles vraiment pouvoir ainsi souiller les luttes féministes et tromper celles et ceux qui les suivent, encore longtemps ?
Pourquoi ne disent-elles pas clairement qu’elles sont du côté de l’oppresseur, des dictats religieux, du contrôle des femmes ? Pourquoi ne rejoignent-elles et ils pas les masculinistes, les islamistes, enfin qui elles et ils veulent, mais cessent d’usurper le nom de féminisme ?

Quelle terrible imposture, les seulEs véritables « putophobes » et « islamophobes » ce sont eux, tout juste bons à attiser la haine et à diviser.

Christine Le Doaré

*****************************************************************************************

*1 Les Déchaînées : Valérie CG et Crêpe Georgette + Daria Marx + Gaëlle-Marie Zimmerman et A Contrario : http://www.crepegeorgette.com/2014/03/17/creation-de-lassociation-les-de-chainees/

l’article objet de ce post : « Islam, prostitution, … » : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.dechainees.fr%2F2014%2F02%2F27%2Fislam-prostitution-feminisme-voile-string%2F

*2
https://christineld75.wordpress.com/2014/03/09/un-etrange-8-mars-2014/
https://christineld75.wordpress.com/2014/03/04/encore-un-8-mars-et-des-questions-qui-fachent/

*3 STRASS : Syndicat des travailleurs du sexe

21 Responses to “Des «Déchaînées » aux genoux du patriarcat !”


  1. 1 Ismène 02/04/2014 à 20:50

    Le choix du vocabulaire et les moyens de communication sont essentiels pour masquer une situation d’assujettissement, on voit beaucoup de personnes prostituées qui se revendiquent « libres » utilisent l’abréviation TDS, « Travailleuses Du Sexe » pour se désigner et donner un caractère neutre, professionnel et anodin à leur activité. C’est ironique parce qu’apparemment personne n’a songé à leur signaler que c’est également le sigle de « Tentative De Suicide » qui reflète bien mieux à mon sens le fait de se prostituer et de défendre corps et âme ses oppresseurs.

  2. 2 letoanor 02/04/2014 à 22:19

    Ces féministes « pro-sexes » n’ont au moins, contrairement à vous, pas vocation à expliquer encore et toujours aux femmes ce qu’elles devraient ou ne devraient pas faire avec leur corps (ou leurs vêtements).

  3. 3 Christine Le Doaré 02/04/2014 à 22:33

    LOL ! il semble bien que quelque chose vous ait échappé : je n’explique rien aux femmes, en revanche, je suis féministe, je sais ce qu’est le féminisme, c’est un âpre combat contre les privilèges patriarcaux ; alors, ce que font des femmes qui confortent le système patriarcal les regarde, tant qu’elles ne détournent pas les luttes féministes, ne se font pas passer pour ce qu’elles ne sont pas, c’est à dire des alliées objectives de la domination masculine, et n’insultent ni ne divisent les féministes. Qu’est-ce qui n’est pas clair au juste ?

  4. 4 Chrysa 03/04/2014 à 00:45

    « Le mouvement féministe est loin d’être parfait et ne se préoccupe probablement pas assez des multiples discriminations de sexe, classe, race-racisation-, il est compréhensible que des femmes se pensent laissées pour compte ; en revanche, ce qui est scandaleux c’est l’instrumentalisation éhontée de frustrations légitimes par des intellectuels et des activistes que l’honnêteté intellectuelle n’étouffe pas. »
    -> C’est une bonne analyse. De là certains mouvements se servent de celà pour aller à l’encontre du féminisme.

    Et ce qui est aussi malhonnête dans les mouvances qui jouent sur celà est qu’elles n’avancent pas à découvert forcément. Par exemple, ne pas signaler leur présence lors d’une manif’ féministe de femmes du 93 et surprise, on les découvre en sortant du métro ET s’accaparer la tête du cortège ensuite.

    C’est donc grave et problématique que le S**** et pro-prosti, récupèrent les thématiques du féminisme intersectionnel parce que foncièrement illes se foutent du cumul des oppressions, et se planquent derrière les femmes étrangères (prostituées, ou non) pour se revendiquer inetersectionnel-les et antiracistes. Quelle farce. (Toujours pas digéré la duperie du 8.03 personnellement).

  5. 5 Monique Louicellier 03/04/2014 à 04:20

    Très bonne dénonciation ! Merci Christine !
    J’adore voire la vérité balancée en face dans ce qu’il reste de communication provenant de vraies lesbiennes féministes !
    J’espère que cela en fera réfléchir d’autres pas si féministes mais qui tiennent le haut du pavé et sont juste opportunistes…
    J’adore ces voix qui dénoncent enfin les impostures de ces mouvements queer ou pro-sexe qui se sont emparé des luttes féministes auxquelles ils n’ont jamais participé, qui détournent les mots et les idées pour jeter la confusion !
    Je pense d’ailleurs à une certaine Suzette « Triton », qui m’a-t-on confié signait des écrits à la place de celle qui les avait véritablement écrits et qui bonne poire ne disait rien. Suzette passée opportunément aux queers avec un bon poste « affaires de genre » à la mairie de Paris.
    Crêpe Georgette, c’est peut-être la même, ou sa cousine ou même son cousin qui sait… ?
    Je pense aussi à celles qui ont infiltré et même surtout dirigé un temps le mouvement spontané, en imprimant leur leadership et la culture de la cheffe, pour mieux être reconnues, avoir la mainmise et pouvoir canaliser ce mouvement puis le saborder le temps venu, notamment à une certaine fonctionnaire, passée maîtresse dans les arts martiaux et m’avait-elle confié, lors de son parcours militant récent, des troupes d’élites du SAC aux groupes maoïstes, puis enfin trouvant sa voie dans le mouvement lesbien féministe… Comme par magie.
    Mais dont on n’a strictement plus jamais entendu parlé depuis qu’elle a décidé de partir, ni dans le mouvement lesbien ou féministe ni dans le milieu lesbien tout court. Une espionne des RG ? Cela se pourrait…
    Mais il faut se dire que si on nous divise et nous singe, ou si on parle à notre place, c’est parce que nous dérangeons toujours, c’est ce qu’il faut se dire, seulement ce qu’ils oublient c’est que nous avons toujours été divisées par les oppresseurs et donc nous ne capitulerons pas.
    Le bon sens finit toujours par triompher, d’autres femmes relèveront la tête et relaieront nos combats un jour, n’importe quand, n’importe où, peu importe leur propagande et leur désinformation !
    Voilà, merci encore !

    Monique (Lesboseparatiste)

  6. 6 Pom 03/04/2014 à 13:57

    Merci pour ce billet, Christine.

    Je suis d’accord avec vous, et je suis très déçue que la blogueuse Crêpe Georgette soit passée dans cette mouvance-là alors qu’initialement elle était abolitionniste. La seule explication à son revirement que j’aie lu sur son blog, c’est sa résignation, le fait qu’elle s’est soudain « rendu compte » que de toute façon la prostitution existera toujours et que ça ne sert à rien d’essayer de l’abolir. Mais je n’ai pas lu (peut-être y en a-t-il) d’explications du pourquoi de sa résignation, alors que le modèle abolitionniste fait ses preuve en Suède et en Norvège, que la France a enfin commencé à se réveiller et à vouloir tenter ce modèle… Pourquoi ne plus vouloir ne serait-ce qu’essayer ? Pourquoi s’opposer à une tentative, ne serait-ce que pour voir ce que ça donne ? Pourquoi, par dépit et défaitisme, aller dans le camp des proxénètes et des pays réglementaristes où la situation des prostituées est dramatique ? J’avoue, il y a une étape que je n’ai pas comprise du tout dans son raisonnement…
    La présence que vous signalez de Gaëlle-Marie Zimmerman me déçoit aussi beaucoup, je ne savais pas qu’elle trempait dans ce genre de « double-double think » (pour reprendre une expression d’Andrea Dworkin).

    Personnellement, ce n’est pas seulement des mauvais coups dans les manifs que j’ai en travers de la gorge, ce n’est pas seulement l’agacement bien compréhensible face aux récupérations théoriques pour faire le contraire de ce que le féminisme défend, c’est surtout dans ma chair que j’ai payé le prix de ces infâmes conneries. Les dits « pro-sexe », qui sont pro-prostitution, pro-pornographie et pro-sadomasochisme, ont beaucoup plus de popularité dans les médias que ce qu’ils veulent faire croire (ça me fait halluciner quand j’entends dire qu’ils sont une catégorie opprimée qui tente désespérément de se faire entendre, tellement leur défense du statu quo est conventionnelle et se retrouve aussi bien chez « Libé » que dans « Elle »…). Déjà, j’ai eu la chance d’échapper à l’influence d’une amie qui, tentée par les paillettes et l’argent à foison que les pro-prostitution promettent, voulaient que je l’accompagne pour essayer le métier d’escort-girl pour payer nos études… Heureusement que j’avais des parents sur qui compter financièrement et que j’ai toujours trouvé que non, être payée pour coucher, ce n’est pas un compliment mais une insulte, sinon j’aurais pu être tentée, surtout qu’elle m’a copieusement dénigrée pour « l’ennui » et les « sommes dérisoires » que je gagnais en donnant plutôt des cours de français à des lycéens.
    Par contre, plus fragile et plus influençable face à lui, j’ai eu beaucoup moins de chance avec mon premier petit copain. La défense du « bondage » comme ultime preuve de confiance, celle du « hard sex » comme jouissance absolue, l’idée que si tu n’acceptes pas ça tu es une coincée qui ne sait pas reconnaître le plaisir là où il est… Ça m’a bien empêchée de me défendre tandis qu’il me faisait mal, que je le lui disais et qu’il s’en fichait et qu’il considérait que c’était moi qui étais anormale si je n’y prenais pas de plaisir. Vision totalement pornographique de la sexualité, où même quand je lui disais que non, je ne voulais pas être attachée, il me bloquait avec son poids et ses bras pour m’immobiliser et m’imposer un rythme qui me faisait mal, et c’est moi qui culpabilisais, qui me disais que j’avais un problème…
    Le féminisme dit « pro-sexe », j’en porte des séquelles psychologiques et physiques. Elles ne sont pas différentes de celles de la sexualité prédatrice du patriarcat, parce qu’en fait c’est la même chose. Un vieux vin servi dans de nouvelles bouteilles, avec écrit « féminisme » sur l’étiquette.
    Tout ça me fatigue et j’ai envie de pleurer. La prochaine sur la liste, c’est ma petit soeur, encore adolescente. Elle trouve ça déjà super cool qu’un homme la possède, lui dise qu’elle est à lui, « mine ». Ce n’est pas les discours pro-prostitution, pro-pornographie et pro-sadomasochisme qui vont lui donner tort, et même après mes mises en garde qu’elle trouve ringardes dans son inexpérience, je vais sans doute être celle qui va devoir la consoler des mêmes séquelles que les miennes…

  7. 7 Christine Le Doaré 03/04/2014 à 14:09

    Merci infiniment pour ce réaliste et vibrant témoignage et pour votre analyse,
    C’est en effet terriblement triste mais nous allons nous battre.

  8. 8 Ismène 03/04/2014 à 23:51

    D’où l’importance pour nous, jeunes femmes d’en parler haut et fort, de nous opposer à tout ça. J’ai travaillé en collège l’an dernier et ça m’a rendu folle de voir combien les jeunes adolescentes sont déjà formatées à se soumettre aux dictats de passivité et d’abnégation au désir masculin. Quand aux garçons, même les petits de dix ans sont déjà drogués à la pornographie. J’ai eu la chance de ne pas être maltraitée dans mes relations comme Pom l’a vécu mais c’est arrivé à plusieurs de mes proches, qui gardent les blessures dans leur être et leur sexualité de ce qu’il faut bien appeler des viols conjugaux et que les « pro-sexe » osent maquiller en fougue amoureuse. Cet article en anglais au sujet des « pro-sexe » est intéressant
    http://radtransfem.wordpress.com/2012/02/29/the-ethical-prude-imagining-an-authentic-sex-negative-feminism/#whyreclaim

  9. 9 Christine Le Doaré 03/04/2014 à 23:58

    Merci pour ce commentaire. Espérons en effet que le bon sens triomphera de tout ceci. Un petit bémol, les attaques personnelles quand elles ne sont pas étayées par des éléments d’information plus probants – celle de ST en particulier – sont tout de même un peu accablantes

  10. 10 Christine Le Doaré 04/04/2014 à 00:09

    Merci pour ce commentaire et cet article en effet éclairant.

  11. 11 Claudie 04/04/2014 à 12:28

    Excellent article. La manipulation de l’idée de liberté est très bien présentée. Et s’il on peut considérer les mouvements féministes « ne se préoccupe probablement pas assez des multiples discriminations de sexe, classe, race-racisation », et que beaucoup de femmes n’ont pas assez leur place dans les organisations ou associations féministes, il faut tout de même souligner que ces luttes et ces solidarités (égalité dans le travail, emploi, pauvreté, droits des femmes immigrées, exilées, sans papiers…) sont menées au quotidien, y compris bien sûr par des femmes « des immigrations » (si on veut faire des catégories…) mais n’ont pas la même visibilité que les thématiques plus « attractives » (pour les médias) sur « le sexe », « le voile » etc.

  12. 12 Christine Le Doaré 04/04/2014 à 12:45

    C’est tout à fait juste, merci pour cette précision.

  13. 13 Elisabeth 07/04/2014 à 16:06

    Un grand merci pour ce texte qui permet de clarifier les choses. Vous êtes brillante et vos textes aident des jeunes féministes (jeune pas par l’age mais par la date de ma prise de conscience que le féminisme pourra changer la société plus surement que la politique) comme moi à comprendre. Votre blog m’est donc très précieux ! Je ne comprends ce qu’est l’ intersectionnalité. C’est quoi ?
    Merci @hdegenrefeminin

  14. 14 Christine Le Doaré 07/04/2014 à 16:42

    L’intersectionnalité c’est lutter à la fois contre les oppressions de classe, races et sexe, les croiser, exercer des solidarités … En réalité, quand on parle de racisme et d’anti-racisme comme de capitalisme et d’anti-capitalisme, les notion de sexe/genre et surtout de classes de sexe sont parfaitement ignorées. L’intersectionnalité pour les féministes est devenu un piège car elle prétend que les / des femmes sont bénéficiaires des privilèges de classe, certes, relativement, très relativement, mais dans tous les cas, elles sont elles aussi victimes du patriarcat.
    Les privilèges masculins demeurent que les hommes soient jaunes, noirs, blancs, rouges…
    Dans toutes les classes sociales les femmes sont battues, violées …
    Le féminisme est une réponse universelle pour un autre vivre ensemble.
    Se focaliser sur les catégories d’oppression (classes, races, sexes…) et non sur les systèmes d’oppression est un piège, ces systèmes d’oppression relèvent toujours d’une idéologie patriarcale que le féminisme entend combattre. Le racisme, le capitalisme, le libéralisme … sont des systèmes phallocrates. Les hommes excluent les femmes de leurs propres groupes si elles ne se joignent pas à leur lutte qu’elle soit anti-coloniale ou autre, et si/lorsqu’ils ont vaincu, ils les renvoient à leurs foyers. Les femmes ont toutes intérêt à prioriser, privilégier la lutte contre le patriarcat.
    L’intersectionnalité prétend lutter contre tous les systèmes d’oppression, le postulat de départ est plutôt intéressant mais c’est le plus souvent une arnaque post-moderne d’un féminisme « pro-sexe » ou encore d’un « féminisme islamiste » ou encore … qui une fois de plus ont pour fonction de diviser les femmes et d’absoudre le patriarcat ; en fait les hommes investis dans l’intersectionnalité, se débrouillent pour qu’il ne soit qu’égratigné avec la caution de féministes qui n’en sont pas vraiment ou qui se laissent divertir d’objectifs radicaux quant à l’abolition des privilèges patriarcaux.

  15. 15 grrrr 11/04/2014 à 13:40

    euh elle a TOUJOURS été comme ça hein, crepe Georgette / valerie rey robert, de ce que j’ai lu de toutes ses interventions, en general tres longues, limite trollesques sur des forums ou sites féministes, sur le viol, la prostitution, femmes et religion, parite, etc. Pom : un conseil si je puis me permettre, si vous avez des blessures suite a des violences, ne perdez surtout pas votre energie a tenter de convaincre de telles personnes qui sont là – je le crains – pour nous faire perdre temps et energie.
    Merci pour cet article.

  16. 16 Valérie Caillon-Gervier 13/04/2014 à 01:25

    bonjour Christine, qui est ValerieCG ? Suis citée ?
    Valérie Caillon-Gervier

  17. 17 Christine Le Doaré 13/04/2014 à 10:28

    ???!!! À moins d’être Valérie Crêpe Georgette, non ! Homonymie …


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