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« 8marspourtoutes » ou l’oubli d’un énorme détail de l’histoire féministe

575373_10202012807114692_107629470_nUn groupe hétérogène de femmes et d’hommes » féministes pro-sexe » 1. regroupéEs dans un collectif « 8 mars pour toutes » 2. revendique de ne pas pénaliser le client prostitueur et cultive le relativisme culturel, encourageant les femmes à se soumettre à la domination machiste, sous prétexte religieux.

N’auraient-ils pas oublié un énorme détail de l’histoire du féminisme ?
Le féminisme est universaliste, laïc et matérialiste.
Ces principes fondateurs sont plus que jamais nécessaires à l’émancipation des femmes.
Le féminisme vise à libérer toutes les femmes,de toute contrainte sexuelle, tant dans le mariage et toutes formes de relations, que dans la prostitution. (L’argent ne pouvant effacer un viol tarifé qui ne dit pas son nom).
Depuis toujours le féminisme lutte contre le système patriarcal. La principale raison d’être de ce système est de s’approprier les femmes en les opprimant par tout moyen, y compris la violence, dans le but majeur de contrôler la sexualité et la reproduction ou plus précisément de contrôler la sexualité pour maitriser la reproduction et la transmission des gênes autant que du patrimoine.

La prostitution fait partie de ce système coercitif d’appropriation des femmes.
Personne ne combat un système de domination et de violences avec des gentillesses. Surtout un système responsable des violences les plus inouïes et générant des profits criminels considérables.

Le relativisme culturel est très utile pour maintenir des femmes dans des situations de soumission aux hommes ; les renvoyer à leur culture, dans tous les cas patriarcale, est souvent criminel.

Il faut croire que les activistes et soutiens de cette nébuleuse « pro-sexe » ne pensent ni aux 85 % de femmes prostituées étrangères contraintes d’exercer sur le sol français, ni à celles qui dans leur pays risquent les pires traitements quand ce n’est pas la mort, pour résister aux violences masculines.

Quand on sait que la « pénalisation » des clients consiste en une contravention punie d’une amende et-ou d’un stage de sensibilisation, que les objectifs de ce dispositif sont de limiter les développements et l’emprise du système prostitueur, de faire évoluer les mentalités en matière de respect et d’égalité femmes-hommes, de faire reculer les violences, on reste sans voix devant tant de complaisance vis à vis des clients, oppresseurs et coupables de violences sexuelles !
Les femmes prostituées rencontrent des problèmes de santé sans nombre, et surtout, la plupart témoignent d’une sexualité brisée, car la prostitution ce n’est pas de la sexualité, mais bien de la domination et des violences sexuelles ; pourtant « 8marspourtoutes » s’aligne sur les positions hygiénistes des associations de lutte contre le sida, réglementaristes de la prostitution.

Que des femmes qui se prétendent féministes, puissent exprimer une telle complicité envers les clients prostitueurs est pour le moins troublant.
Qu’elles se complaisent dans des alliances avec les Indigènes de la République et autres adeptes du relativisme culturel est criminel pour les femmes qui vivent privées de liberté dans tant d’endroits sur notre planète et menacées si elles ne se plient pas aux exigences familiales et religieuses.
Ce groupe « 8marspourtoutes » avec ses alliances douteuses est une imposture.
Complices ou en lutte contre les violences de la domination masculine, il faut choisir !

Comme des milliers d’autres, et des millions au monde, demain samedi 23 novembre, pour la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, puis ensuite le 8 mars, au sein d’une manifestation féministe unitaire, nous choisirons de défiler contre toutes les violences et surtout pour l’abolition de la plus archaïque et destructrice d’entre elles, la prostitution.

Manifestation Montparnasse 23 novembre 2013 _ 14 H

1. Le « féminisme » pro-sexe issu du milieu queer, apparaît dans les années 1980 aux États-Unis. Il prétend faire du plaisir et du travail sexuel des outils politiques dont les femmes devraient s’emparer, mais ne déconstruit en rien les schémas de domination et d’exploitation sexuelle. Comme si le seul fait que des femmes s’en emparent suffisait à y changer quelque chose.

2. collectif 8 mars pour tous, issu de groupuscules STRASS (syndicat des travailleurs du sexe), associations de santé communautaires telles que Act-Up …

PS 1 :
En matière d’intersectionnalité des luttes, concept très à la mode chez les post-modernes « pro-sexe » et leurs alliés, il faut relire ce texte qui rappelle la nécessaire solidarité de la classe des des femmes contre le patriarcat et le capitalisme/libéralisme et pointe du doigt le piège de l’intersectionnalité qui ne vise jamais à abolir les privilèges masculins. Bien entendu, les questions de classe et race doivent être traitées au sein du mouvement des femmes.
http://beyourownwomon.wordpress.com/2012/08/15/ignorer-et-defendre-le-male-le-piege-de-lintersectionalite/

PS 2 :
Lire également de GLOSSWITCH : “Sex-positive” feminism is doing the patriarchy’s work for it » paru dans http://www.newstatesman.com/

http://www.newstatesman.com/lifestyle/2014/03/sex-positive-feminism-doing-patriarchys-work-it

En français :  » Le féminisme pro-sexe fait le sale boulot du patriarcat  »
https://www.facebook.com/notes/martin-dufresne/le-f%C3%A9minisme-dit-pro-sexe-fait-le-sale-boulot-du-patriarcat/10153954677065595

Christine Le Doaré

ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

Orientation sexuelle et désir d’enfant

Si plutôt que d’homoparentalité, nous parlions de parentalité. En effet, si l’orientation sexuelle des parents est homosexuelle, la parentalité elle ne l’est pas car le lien qui unit les parents à leur enfant est un lien d’amour universel.

Le désir d’enfant, on l’a ou pas, il n’est en rien lié à son orientation sexuelle.

Des couples hétérosexuels mettent des enfants au monde sans nécessairement se poser beaucoup de questions, c’est une des normes de réussite sociale les plus valorisées.  De même, des couples homosexuels ne conçoivent pas leur vie sans enfants.

Le désir d’enfant peut être passager ou pérenne, relever du fantasme ou forger un authentique projet de vie. Les motivations sont aussi diverses que pour les personnes hétérosexuelles : envie de s’accomplir en éduquant et en transmettant des valeurs, besoin impérieux de se reproduire et laisser une trace de soi sur terre ou encore perméabilité à la pression sociale, etc.

Tout dépend de son histoire personnelle et familiale, de sa vie et de ses rencontres et chacun est libre de ses choix de vie.

Dans tous les cas, la plupart des lesbiennes et des gays qui mettent des enfants au monde, y tiennent énormément et sont prêts à surmonter tous les obstacles.

En outre, il est désormais démontré que leurs enfants sont aussi heureux que les autres, aussi, en douter  relève clairement de la lesbophobie et de l’homophobie.

Désir d’enfant et procréation homosexuelle

Simple constat : en  matière de procréation, il n’y a pas de symétrie entre les hommes et les femmes et pour l’instant, les hommes ne portent pas les enfants.

Cette asymétrie signifie que la conception est plus facile pour les lesbiennes puisqu’il suffit aux femmes d’un rapport sexuel ou un don de sperme, alors que les gays ne peuvent concevoir entre eux,  sans l’implication déterminante d’une femme. Rappelons néanmoins que la PMA (Aide médicale à la procréation : insémination…) n’est toujours pas ouvertes aux femmes seules ni aux couples de lesbiennes en France, alors qu’elle l’est dans plusieurs pays européens. Les députés avaient ces derniers jours l’occasion d’y remédier alors qu’un amendement du groupe SRC, adopté par le Sénat, venait en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, ils l’ont rejeté et ont sans grande surprise,  maintenu cette discrimination.

Des lesbiennes vivent d’ailleurs mal cette asymétrie, culpabilisent et opèrent un raccourci en parallélisant l’AMP ou PMA (Aide médicale à la Procréation) et la GPA (Gestation pour Autrui ou « Mères porteuses »), alors qu’il ne s’agit en rien de moyens comparables.

Les gays sont généralement parents parce qu’ils ont eu des enfants d’une relation hétérosexuelle ou parce qu’ils se sont engagés dans un projet de coparentalité avec une femme ou avec un couple de lesbiennes ou bien encore,  parce qu’ils ont adopté.

Ceci laisse tout de même un certain nombre de possibilités, mais,  les projets de coparentalité ne sont pas toujours si simples à  mettre en place et il arrive parfois qu’ils se passent mal. Le plus souvent, ce sont de bien belles histoires qui placent l’enfant au cœur de plusieurs parents ou couples de parents qui tous, veillent sur lui.

L’adoption est une forme de parentalité  particulièrement généreuse et désintéressée qui consiste à transmettre de l’amour,  de l’attention et de la réparation plutôt qu’un patrimoine génétique. Toutefois, les possibilités d’adopter sont trop rares et en France, l’adoption n’est toujours pas ouverte aux couples de même sexe.

Il serait d’ailleurs temps que la question de l’adoption devienne un véritable sujet de société et que les nécessaires évolutions en France mais aussi au plan international, soient défendues avec autant de conviction que la GPA (Gestation Pour Autrui).

Procréation homosexuelle et GPA (Gestation Pour Autrui)

Les modes d’accès à la parentalité mentionnés ci-dessus ne suffisent pas aux couples ou célibataires gays. Certains ont recours à la Gestation Pour Autrui à l’étranger, beaucoup veulent à toute force, son encadrement chez nous. Bien sûr, des couples hétérosexuels sont aussi concernés, mais cette revendication est surtout portée par les gays.

Comment peut-on définir la GPA ? Dans tous les cas, elle n’est en rien assimilable à une quelconque technique médicale de procréation. Selon les uns ce serait un don, dans ce cas seule devrait compter la volonté de la donatrice désintéressée, ni rémunérée ni indemnisée, et l’on conçoit alors mal la nécessité d’un rigoureux cadre réglementaire.  Selon les autres, ce serait un service (payant, gratuit ou indemnisé), voire  un acte de vente (définition juridique d’une vente : accord sur le prix et sur la chose).

Dans tous les cas, don, service ou vente, l’acte consiste à  mettre à disposition le corps d’une femme et sa capacité d’enfantement, afin que ce corps  produise un bébé dans le seul but de le remettre à celui qui a passé commande.

Que l’on soit ou non favorable à la GPA, force est d’admettre que cette pratique relève de la mise à disposition du corps des femmes. C’est précisément pour cette raison que des personnes pourtant insoupçonnables d’homophobie y sont opposées alors qu’elles sont très franchement favorables à l’homoparentalité.

Les personnes et associations favorables à la GPA s’accordent généralement pour reconnaître que sa pratique dans les pays émergeants ne leur convient pas car il s’agit alors d’exploitation de la misère.

Si elles mettent en avant cet argument économique, en revanche, celui de l’appropriation du corps des femmes et de leur faculté d’enfantement, n’est guère abordé.

Elles font la promotion d’un encadrement le plus souvent drastique, (n’est pas admise à la GPA qui veut !), et surtout elles ventent  la  relative gratuité d’un tel acte sur le territoire français.

Toutefois, la notion de dédommagement peut aussi être questionnée car une femme  en difficulté sociale  pourrait être séduite par le confort et l’attention dont elle bénéficierait alors.

Les candidates seraient sélectionnées fonction de critères qui divergent selon les tendances politiques, mais à la condition unanime, de faire preuve d’un altruisme à toute épreuve. L’enfant à naître ferait l’objet d’un contrat de remise  à son « parent social – propriétaire ». Certains appellent la femme qui va le porter et accoucher mère porteuse, d’autres gestatrice. Certains lui accordent une place dans l’avenir de l’enfant, d’autres non. Sur ce plan la confusion règne, en revanche, tous s’accordent à dire qu’elle n’est pas la mère de l’enfant qu’elle mettra au monde. Aussi, doit-elle renoncer à tout droit,  mais aussi à tout lien d’affection le concernant, sa seule motivation devant être la beauté du geste d’abandon en vue du don, service ou de la vente.

GPA (Gestation pour Autrui) et féminisme

Mis à part des cas très particuliers au sein d’une famille (don entre sœurs) ou entre proches, quelle pourrait être la motivation d’une femme qui décide de consacrer une année de sa vie, (préparation préalable, grossesse,  récupération / réparation) à une GPA ?

A moins de penser que la carrière professionnelle des femmes est secondaire ou que ne sont concernées que des femmes au foyer, ce qui relèverait tout de même d’un sexisme primaire,  quel pourrait bien être l’intérêt d’une femme à compliquer ainsi sa vie professionnelle en mettant  au monde des enfants pour les autres,  alors que notre société n’a toujours pas trouvé les bonnes réponses pour permettre aux femmes et aux hommes d’élever leurs enfants tout en travaillant ? Je n’ai d’ailleurs pas relevé de réponses satisfaisantes en matière de droits sociaux dans les argumentaires pro-GPA.

La grossesse n’est évidemment pas une maladie, ni l’accouchement nécessairement difficile et douloureux, néanmoins, pourquoi des femmes pendraient-elles ce  risque qui ne peut jamais être écarté d’emblée ? Par goût exorbitant du don ? Il est vrai que nombre de femmes n’envisagent toujours pas de s’épanouir et de se réaliser autrement que par la maternité, il faut bien dire que longtemps, ce fut leur seule fierté.  Sauf que justement,  il ne s’agit pas ici de maternité ni de parentalité, seulement de production d’enfant, ce qui réduit les femmes à une faculté biologique, amputée du projet et du plaisir de parentalité.

Dans notre société patriarcale, les femmes sont encore élevées dans le don d’elles-mêmes, l’effacement et la générosité ; il n’est vraiment pas féministe ni même progressiste de l’encourager et d’exploiter ce conditionnement du genre féminin.

Il est tout de même curieux que les mêmes qui se méfient, à juste titre, du féminisme essentialiste, quand ça les arrange, portent soudainement aux nues des prétendues qualités féminines !

Les pro-GPA nous disent aussi souvent qu’il faut écouter les femmes qui l’ont pratiquée, que chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps.

Cette rhétorique de la liberté (libre choix) est d’ailleurs la même en matière de prostitution, autre domaine de la mise à disposition du corps des femmes. De quel choix s’agit-il vraiment ? Rappelons une fois encore que le seul droit pour lequel les femmes n’ont  jamais eu à se battre est bien celui de faire des enfants !

Nul besoin d’avoir un diplôme en féminisme pour savoir que l’objectif premier du  patriarcat est de sécuriser l’appropriation et le contrôle du corps des femmes, en matière de sexualité comme de reproduction.

En outre, l’argument de la liberté sans égalité réelle n’est jamais un argument politique très convaincant. Les féministes font aujourd’hui le constat que la libération sexuelle des années 70, si elle a certes aussi profité aux femmes, sans égalité réelle, les a surtout mises à  la disposition permanente des hommes.

Pour que le patriarcat ou toute forme d’oppression se maintienne, il lui faut des relais et conditionner les opprimés, sinon, le système ne pourrait pas fonctionner. Les femmes conditionnées font partie des rouages, ce sont elles qui éduquent leurs filles et leurs fils pour reproduire les conditions de l’oppression.

Trouver des femmes prêtes à s’engager dans une GPA, tout comme l’on peut trouver des femmes qui trouvent génial d’offrir à Noël un mini fer à repasser à leur petite fille et un fusil à leur petit garçon, ne signifie rien d’autre.

Enfin, une société ne peut avoir comme projet d’organiser toutes les libertés individuelles : je veux repeindre Paris en bleu, je veux vendre une partie de mes organes pour arrondir mes fins de mois, je veux tuer mon voisin parce qu’il est bruyant, etc. merci de me mettre tout ça en forme !

En admettant que la GPA soit réglementée en France, il est raisonnable de penser qu’elle ne concernerait qu’un nombre infime de femmes disposées, étant donné la nature de l’implication, à la pratiquer.

Dans ces conditions, ce débat doit-il déchirer les personnes et associations LGBT, féministes, comme il le fait actuellement ?

Si l’argument qui consiste à dire que l’encadrement de la GPA en France est motivé par la nécessité d’éviter qu’elle ne se pratique à l’étranger dans des conditions épouvantables, est sincère, pourquoi dans ce cas ne pas plutôt se mobiliser pour tenter de la réglementer, voire de  l’interdire, à l’échelon international ?

GPA (Gestation pour autrui) et parent social

La société est en mouvement, les luttes féministes et LGBT permettent d’interroger  les déséquilibres dans les rapports sociaux de sexe et la hiérarchie en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Elles aboutissent à l’invention de  nouveaux liens et façons de vivre, notamment en matière de parentalité.

La parentalité sociale n’est pas qu’un concept intéressant, c’est aussi une réalité qui jusqu’ici n’avait pas de nom mais existait bel et bien. Le parent c’est en effet celui qui élève l’enfant, lui transmet une éducation et des valeurs, lui apporte une sécurité affective et sociale, ce que tous les parents biologiques n’accomplissent pas toujours.

Pour autant, faut-il tout envisager et autoriser ? Certes dans certains pays on choisit déjà sur catalogue les caractéristiques génétiques de son futur enfant et presque son bébé sur étagère, mais ne serait-il pas extraordinairement paradoxal que la GPA, présentée comme une solution moderne et progressiste, ne soit en réalité qu’un réactionnaire instrument patriarcal de mise à disposition du corps des femmes (cas particuliers au sein d’une famille, don entre sœurs, ou entre proches, mis à part) ?

Prétendre que la GPA est l’alpha et l’oméga de la parentalité sociale, qu’elle tord le cou à la bonne vieille parentalité biologique, n’est pas très honnête. La GPA n’est en rien affaire de parentalité sociale mais bien de parentalité biologique puisque tout l’enjeu de cette forme de parentalité consiste bien à reproduire ses gênes (Une GPA n’est que rarement conçue sans les gamètes du père).

D’ailleurs, l’adoption n’est-elle pas la seule véritable parentalité sociale sans lien biologique ?

La liberté sans égalité réelle n’est pas la liberté de tous et encore moins de toutes.  Dans une société libre et égale, dans une société féministe, la GPA pourrait peut-être s’envisager, je ne sais pas. Dans notre société patriarcale,  j’émets de sérieuses réserves et avant d’éventuellement les lever, j’attends d’être convaincue par des arguments étayés, précis, progressistes et féministes.  Tout le reste serait hors sujet.

Christine Le Doaré


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