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Féminisme, racisme, Lallab etc., la grande confusion

 

J’en ai l’intuition depuis pas mal de temps et l’affaire de Lallab (*1 / *2) et du service civique me le confirme, n’est pas féministe qui veut.

Certaines formes de « féminisme » (essentialiste, victimaire…) n’ont en réalité pas grand-chose de politique, au sens où elles ne visent pas à renverser le système patriarcal mais à s’en accommoder, à l’adapter au mieux, parfois dans l’intérêt des femmes, mais toujours à court terme, et en le pérennisant.

Les féministes matérialistes et universalistes se sont toujours préoccupées de la vie des femmes au sein de la famille nucléaire, dans le monde du travail, et plus généralement à tous les niveaux de la vie sociale, culturelle et politique d’un pays. Certaines se sont attachées plus spécifiquement à un domaine, qu’il s’agisse de l’emploi, des violences, de la sexualité… mais toutes avaient en tête un projet de société féministe et humaniste, bien au-delà de la seule égalité FH, un projet collectif dans lequel tout rapport de pouvoir et de domination serait contesté et bientôt inenvisageable.

Pour le féminisme politique, il ne s’agit pas seulement de mettre des pansements là où ça fait mal, mais de viser une société humaniste, en évitant de calquer de vieux modèles, marxistes ou autres, qui n’ont aucunement fait leurs preuves. De plus en plus de « féministes » perdent de vue cet objectif, se contentent par exemple pour certaines, de se focaliser sur une problématique (le harcèlement de rue, le manspreading…). A notre époque, cette question devrait être prise en charge par des politiques publiques efficaces (certes avec l’aide d’associations maitrisant leur sujet) et les féministes être libres de travailler aussi sur un projet de société alternative.

C’est un piège de se laisser enfermer ainsi, de ne plus prendre de hauteur, de ne plus avoir de vision à long terme ni même de ne plus savoir ce que féminisme veut dire. C’est ainsi que des groupes de femmes comme Lallab peuvent se regrouper autour de problématiques communautaires et/ou religieuses et se prétendre féministes. En réalité, elles ne font que prendre en compte des normes et obligations patriarcales faites aux femmes de leurs communautés et consentir à un « féminisme » adapté. Elles vont en effet défendre à court terme l’intérêt de certaines femmes, dans certaines circonstances, mais aussi contribuer à pérenniser le système.

Il est d’ailleurs fort logique que d’autres « féministes » les adoubent, en particulier celles d’une certaine extrême gauche en prise à un relativisme culturel qui consiste à lier oppression à traditions et donc admettre que certaines violences soient culturellement justifiées ; et les « queer féministes » qui sont tout de même parvenues à substituer les études de genre aux études féministes et ainsi gommer les discriminations et violences subies par le seul groupe social des femmes (ce groupe n’existerait plus puisque désormais les êtres humains s’identifieraient selon leur bon vouloir.).

Quand des féministes universalistes contestent cette récupération (« Combien y a-t-il de féminismes ? *3), ce dévoiement du féminisme, elles sont immédiatement accusées de racisme de manière aussi systématique qu’absurde. Si la diffamation n’était pas si grave, ce serait comique. Pour rappel, le racisme est une idéologie qui admet l’existence de races humaines (et non d’une seule espèce humaine) et affirme sans aucun fondement scientifique qu’elles ne seraient pas égales entre elles. Dans tous les cas, l’islam n’est pas une « race », c’est une religion et donc une croyance. Critiquer le conservatisme, sexisme, lesbophobie/homophobie des religions est progressiste et féministe et fort admis lorsqu’il s’agit d’autres religions que l’islam ; c’est d’ailleurs fort couru et à juste titre, vis-à-vis de l’église catholique parmi l’extrême-gauche et les « queers » auxquels je viens de faire référence, mais l’islam est taboue et ses interprétations plus ou moins fondamentalistes peuvent servir à contrôler et opprimer les femmes.

Contrairement à ce qu’ont prétendu des féministes égarées telle Christine Delphy (*4), les féministes universalistes et laïques ne sont pas racistes, bien au contraire, elles sont solidaires des femmes du monde entier qui subissent les discriminations et violences du système patriarcal ; elles ne sont pas complaisantes, encore moins condescendantes, elles combattent la perversité du relativisme culturel ; en revanche, la condescendance vis-à-vis de personnes issues d’une autre culture/religion qui seraient incapables de savoir ce qu’émancipation et liberté veulent dire, est à l’inverse la manifestation d’un profond racisme, qui s’ignore peut-être mais néanmoins bien réel.

Les personnes qui se revendiquent du féminisme devraient s’interroger sur ce concept, cette lutte, ce projet de société. L’exécrable confusion qui s’étend, empire d’année en année, vide lentement mais sûrement le féminisme de son sens originaire. Bientôt, à force de dévoiement, il ne signifiera plus rien et tout le monde pourra s’en emparer pour le morceler à l’infini, puis le néantiser.

Christine Le Doaré

 

*1 Lallab et islamisme – IKHwan infos :

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/11198

 

*2 Lallab et service civique – prochoix

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=1071

 

*3 Combien y a-t-il de féminismes ? :

https://christineld75.wordpress.com/2016/10/07/combien-y-a-t-il-de-feminismes/amp/

 

*4 Christine Delphy, la supercherie :

https://www.google.fr/amp/s/christineld75.wordpress.com/2015/07/24/christine-delphy-la-supercherie/amp/

 

 

 

 

 

 

 

Paris nord-est, le tram de l’angoisse

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Canal de l’Ourcq sortie Parc de la Villette vers Pantin

Ce dimanche après-midi-là, partie découvrir dans le prolongement du Parc de la Villette, le canal de l’Ourcq, direction Pantin et ses moulins restaurés,  je ne pensais pas en revenir aussi déprimée.

Oh la balade fut sympathique, berges piétonnières et jolis petits bateaux de location sur l’eau, le retour, en revanche, plus éprouvant.

Avant de prendre le tram du retour, direction Porte de Vincennes, je m’offre un petit arrêt dans la Cité des Sciences et de l’Industrie, quand soudain je tombe sur une petite famille, un père et ses enfants dont une fillette d’environ 9 ans, soigneusement voilée. Une enfant si jeune qui ne devrait avoir en tête que de s’amuser librement, dans ce musée ludique. Dépitée de constater une fois de plus, que si de plus en plus de femmes sont voilées, les fillettes n’échappent pas  non plus à cette mode politico-religieuse qui sur elles toutes, étend son voile d’invisibilité. Le voilement des fillettes est terriblement choquant, c’est un formatage idéologique qui les assigne à une obscure ségrégation sexuelle et sexiste. De plus en plus de fillettes sont ainsi marquées du sceau communautaire et religieux imposé par leur famille, c’est de la maltraitance, la République pourtant, ferme les yeux.

Attristée, je me dirige vers la station de tram Porte de la Villette où j’aperçois une autre fillette d’environ 7 ans cette fois, abandonnée sur le quai et prise en charge par la sécurité RATP. La petite fille semble être Rom ou Syrienne, oubliée sur un quai, pour quelles raisons, par quels « parents » ? Pauvre bout de chou aux grands yeux emprunts d’un insondable sérieux. La brigade RATP appelle la police qui la prendra en charge, la rame arrive, je la regarde une dernière fois.

Assise, préoccupée, j’observe attentivement les gens dans la rame, autant que les extérieurs que nous traversons sur le trajet de la Porte de la Villette jusqu’à la Porte de Vincennes. Un parcours dans Paris, même si à sa périphérie, que nos politique et décideurs publics,  ne doivent pas souvent emprunter. Avant la Porte des Lilas, des deux côtés, on aperçoit de temps à autres des HLM et des citées qui auraient bien besoin d’être rénovées, grises, sales, laidement taguées (pas franchement du street art !), affublées de balcons débarras.

Sur les trottoirs comme dans la rame, circule une population très majoritairement immigrée essentiellement d’origine africaine et maghrébine, difficile de parler de mixité sociale ; les garçons sont en bandes, les filles entre copines, il y a quelques pitbulls sans laisse ni muselière,  les tensions sont palpables. De nombreuses femmes âgées mais aussi de toutes jeunes filles-femmes sont voilées, certaines portent abaya, niqab, d’autres des vêtements traditionnels ; les personnes des deux sexes semblent se soumettre à des règles communautaires où la domination masculine règne en maître.

Abattue, j’ai envie de quitter la rame avant mon arrêt. J’ai beau ne rien ignorer de cette situation, ce dimanche de fin juillet, l’accumulation m’oppresse. Comment a-t-on pu en arriver là ? Un tel retour arrière, aussi phénoménal et à si grande échelle ? 

Le dernier centre de dé-radicalisation a fermé, à quoi servirait d’en ouvrir de nouveaux ? Dans toutes les villes et pas seulement quelques banlieues, des zones entières de territoire républicain sont plus ou moins livrées à elles-mêmes et ne ressemblent plus guère aux villes françaises que nous connaissions encore il y a peu. Bien sûr même dans ces zones, des personnes résistent, mais les lois de la République et  le « vivre ensemble » cèdent la place à des modes de vie communautaires ; la délinquance et la violence prospèrent, s’imposent aux habitants qui les subissent. S’agit-il encore de vivre en France parce que l’on a choisi de connaître et participer à la vie de ce pays ou de s’enfermer dans une attitude de rejet systématique et même de haine ? Ces enfermements communautaires sont une chance pour ceux qui ont une stratégie politico-religieuse dont ils se cachent à peine. 

Les politiques d’urbanisme, de logement social,  ont contribué à installer peu à peu cette situation.  Le clientélisme politique a dangereusement enfoncé le clou alors L’islam politique a la tâche facile et je ne vois pas comment nous pourrions maintenant en sortir, à moins d’une sérieuse prise de conscience et d’une action politique volontariste, intensivement soutenue.

Les pouvoirs publics ont-il seulement réalisé l’ampleur des dégâts ? Qui, quand, comment seraient mises en oeuvre des actions capables de redresser la barre et nous éviter les terribles écueils sur lesquels nous ne manquerons pas de nous échouer ? La lucidité, rien de plus déprimant.

Christine Le Doaré

 

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Le hasard faisant hélas dans ce cas, bien les choses, 48 heures après avoir posté ce texte sur mon blog, je prends le métro vers 17h20 sur la ligne 8 et je tombe pile nez à nez avec un groupe d’enfants en centre aéré. Dans le groupe d’enfants qui s’amuse, une fillette voilée. Mais bien sûr il ne s’agit une fois de plus, que d’une hallucination visuelle islamophobe ! Quand le déni confine à la collaboration, les déni-oui-oui, deviennent complices d’un système d’oppression.

Abolition, la victoire arrachée !

prison-code-barreEnfin, après tant d’années de luttes acharnées, l’abolition de la prostitution va pouvoir faire ses preuves en France. C’est une victoire pour les féministes et pour tous les progressistes qui aspirent à la défaite de tous les esclavages.

L’abolition et non la prohibition, pour dépénaliser les personnes prostituées, les sortir de l’isolement et de la stigmatisation et leur donner les moyens si elles le souhaitent, de quitter cet esclavage sexuel d’un autre temps, à la croisée des oppressions de sexe, classe et origine.

Les clients quant à eux, consommateurs qui ne se préoccupent guère d’un système d’exploitation et de violence qu’ils alimentent par leur demande, vont être informés et pénalisés s’ils s’obstinent.

Il était temps que le législateur français soit cohérent avec le projet d’émancipation des femmes et d’égalité femmes-hommes qu’il prétend porter et cesse de cautionner ces hommes qui, par l’argent, contraignent des femmes ou des hommes d’ailleurs, à leur délivrer des services sexuels.

 

Ce ne sera pas simple, les associations et services sociaux auront besoin de moyens matériels et financiers conséquents pour mener à bien une politique abolitionniste efficace ;  pour faire évoluer les mentalités, il faudra promouvoir résolument les valeurs de consentement et de respect, propres à la liberté sexuelle.

 

Si la bataille a été âpre et longue, ce n’est pas fortuit.

Les bénéficiaires du système prostitueur : proxénètes en tous genres, entourage ou puissants réseaux mafieux, sans oublier l’opulente industrie du sexe ni les nombreux acteurs du lobby prostituteur et leurs soutiens politiques et médiatiques, ne vont pas considérer d’un bon œil, la perte d’une confortable manne financière pour les uns, d’un combat idéologique contre les femmes, pour les autres.

Pour constituer un rempart contre les violences de ce système et conduire une politique abolitionniste digne de ce nom, il faudra faire preuve d’une indéfectible volonté politique et soutenir en le finançant correctement, un tissu associatif féministe et abolitionniste compétent.

 

Les personnes les plus vulnérables subissent durement les lois des marchés financiers et sont des proies faciles pour le système prostitueur. Les féministes abolitionnistes et leurs allié-e-s associatifs et politiques sont souvent menacé-e-s, ici en France et partout où l’abolition de la prostitution est en question.

Les remparts sont bien fragiles, nos parlementaires ont enfin eu le courage politique de les renforcer.

Les attaques les plus violentes viennent bien comme on doit s’y attendre, des industries du sexe, de  groupes réactionnaires et masculinistes mais aussi,  beaucoup plus perfidement, de groupes de gauche qui se prétendent alternatifs et même « féministes » !

Il faut passer un certain temps dans les milieux militants pour appréhender correctement ces  alliances délétères entre des groupes et idéologies qui à priori n’ont pas grand-chose en commun tels que par exemple les féministes dites « pro-sexe », les défenseurs de la réglementation de la prostitution et les islamo-gauchistes.

Nombreuses sont les féministes diffamées, menacées, attaquées, les unes après les autres, dans le but de les isoler et discréditer.

En général, il s’agit de féministes qui résistent à la récupération « 3ème génération » et au dévoiement des  fondamentaux du féminisme au profit d’un féminisme queer dit « pro-sexe ».

Le féminisme « 3ème génération » fleurit dans certains milieux influents, universitaires, médiatiques, LGBT où il est de bon ton de ne plus parler d’études féministes mais d’études de genre, où les problématiques Trans., touchant pourtant un public ultra minoritaire, prennent le pas sur et au détriment de la lutte contre le sexisme, pour l’égalité et en faveur d’une société féministe, où les questions d’appropriation des corps – et vies – des femmes telles que la reproduction et la sexualité, sont présentées de manière à servir les besoins masculins  (prostitution / GPA – gestation pour autrui, etc.).

 

Actuellement, l’éditorialiste féministe bien connue Meghan Murphy fait l’objet d’une violente campagne de dénigrement orchestrée par les lobbys de l’industrie du sexe, destinée à la faire taire et pire, à lui faire perdre son emploi. *1.

Le Conseil d’administration et l’ancienne présidente porte-parole d’Osez-le-féminisme subissent une calomnieuse campagne de diffamation. Le communiqué de presse écrit par un groupe de militantes démissionnaires de l’antenne OLF Lyon est une attaque personnelle à charge et sans aucun élément tangible et vérifiable.

Il faut dire qu’à Lyon, la Gay Pride a depuis longtemps associé à la défense des droits des personnes LGBT, les revendications de libre prostitution et de GPA (Gestation pour Autrui) !

Les méthodes d’entrisme des lobbys pro-prostitution, STRASS (« Syndicat » des « travailleurs » du sexe) entre autres, formés aux pratiques des milieux politiques de l’ultra-gauche et de « l’islamo-gauchisme » étant particulièrement virulentes, il ne leur a pas fallu longtemps pour infiltrer et tenter de déstabiliser une association féministe bien connue pour ses positions abolitionnistes de la prostitution.

Que les responsables locales et nationales élues, sa présidente en tête, ne se laissent pas déborder et défendent les principes fondateurs d’une plate-forme constitutive votée, ADN de l’association, est tout à fait légitime.  La tentative de récupération ayant échoué, ne reste plus qu’à tenter de déstabiliser un CA et une présidente qui tiennent le cap et mettre en danger l’association.

Il est toujours possible de trouver des défauts aux militant-e-s qui prennent des responsabilités, ce n’est pas tâche facile et personne n’est irréprochable ; nombre de responsables associatifs sont ambitieux et motivé-e-s par des carrières politiques, à OLF comme ailleurs, mais le ton de la lettre et surtout l’absence d’arguments de fond et politiques, ne laissent que peu de doutes sur l’objet de la manœuvre.

On touche le fond quand des journalistes, longtemps complaisants à l’égard des lobbys prostitueurs, relayent l’info-poubelle ; tiens au hasard : Quentin Girard de Libération qui emballe le moulin en twittant une image du CP avec l’accroche : « Tiens, une partie d’OLF s’est rendue compte que l’organisation était trop affiliée au PS et se barre » ! 2.*

Que des Fondatrices d’OLF aient été, soient encore, au PS ou sympathisantes est un fait, mais d’autres sont proches d’autres formations, et de là à dire qu’OLF n’est « que la chapelle féministe du PS », il y a une sacrée marge, d’autant plus que l’association n’a tout de même pas rechigné à interpeller le gouvernement sur un bon nombre de sujets relatifs aux droits des femmes.

Depuis ce premier CP, des journalistes avisés ont repris l’affaire en mains, et tentent de faire passer OLF pour des représentantes d’un féminisme blanc et bourgeois qui mépriserait les femmes racisées. Voir l’article surréaliste de Madame Figaro 3.* soudainement promue spécialiste en féminisme et qui nous explique le mouvement des femmes et ses divisions internes !

 

Trouver en Madame Figaro un relais des théories des « féministes » dites « pro-sexe »,  « féministes » islamo-gauchistes et « féministes » islamistes, peut être saisissant, mais à bien y réfléchir, relayer la parole de ceux qui s’emploient à toute force à diviser les mouvements féministes, à séparer les femmes et à les enfermer dans des spécificités culturelles et religieuses propres aux systèmes de domination à l’œuvre dans leur pays où communauté d’origine, est plutôt malin.  Diviser pour mieux régner, ne peut qu’arranger le système patriarcal.

Alors même qu’elles sont les seules en réalité, à dénoncer et combattre les violences inouïes  des mariages forcés, de la relégation, des crimes d’honneur, de la lapidation, de l’infanticide des petites filles, de l’excision, de la prostitution, des violences domestiques et sexuelles, des féminicides, etc., les féministes ne trouvent jamais grâce aux yeux des mystificateurs.

Soit elles sont accusées de parler à la place des femmes « racisées », elles sont alors condescendantes, et les femmes racisées qui prennent la parole  sont-elles,  « vendues  à l’ennemi de race » (voir l’article du PIR Parti Des Indigènes de la République, sur Sophia Aram 4.*), soit elles sont accusées de colonialistes qui passent sous silence l’oppression des femmes racisées.

Les « féministes intersectionnelles », « féministes » dites « pro-sexe » et féministes islamistes » communautaristes, voire intégristes, et leurs complaisant-e-s allié-e-s. se mettent quant à elles/eux, au service du genre et de leurs frères opprimés, au détriment des droits et libertés des femmes du monde entier, allant jusqu’à cautionner leur aliénation au nom de la culture et de la religion, alors qu’elles/ils vomissent les religions dès lors qu’il ne s’agit plus de l’Islam.

Quand, au Maghreb et ailleurs, les femmes se libèrent du joug de l’oppression religieuse machiste, elles/ils les ignorent avec un manifeste mépris sexiste. 5*

Leur politique d’entrisme et de sabotage, à Lyon comme ailleurs,  gangrène qui s’étend partout où une solide formation politique, la solidarité et le courage de s’opposer font défaut, est redoutable.

 

Ce ne sont que quelques récents exemples parmi tant d’autres, d’une guerre qui ne dit pas son nom mais blesse gravement des militant-e-s, divise profondément la société et dans le cas de la prostitution, laisse depuis trop longtemps sans recours, des personnes prostituées brisées par la violence des milieux prostitueurs.

Aujourd’hui, c’est bien une heureuse victoire, mais la bataille fut, est et restera rude.

 

A l’issue de ce vote historique, nous, féministes et progressistes abolitionnistes,  n’allons pas bouder notre plaisir. Nous avons toutes les raisons de nous réjouir aux côtés des personnes prostituées qui vont enfin sortir de ce paradoxe insensé : être stigmatisées et détruites par ceux-là même qui revendiquent et/ou profitent sexuellement et/ou financièrement, de leur activité.

Nous pouvons saluer le travail formidable des associations regroupées au sein du Collectif abolition2012 et le soutien de député-e-s engagé-e-s pour la dignité et la liberté des êtres humains.

Mais ne nous faisons pas d’illusion, instituer une véritable alternative au système d’exploitation sexuelle et de domination  le plus violent qui soit, et repousser les lobbys des industries du sexe, ne se fera pas sans peine.

 

Un bon début, abolition !

Christine Le Doaré

 

*1https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2015/06/09/la-guerre-de-lindustrie-du-sexe-contre-les-feministes/

 

 

*2 Quentin Girard ‏@quentingirard 4 juin

Tiens, une partie d’@osezlefeminisme s’est rendue compte que l’organisation était trop affiliée au PS et se barre.

 

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3.* http://madame.lefigaro.fr/societe/le-feminisme-exclut-il-les-minorites-090615-96897

4.* http://indigenes-republique.fr/politiser-la-trahison-le-cas-sophia-aram-2/

5* « Toutes en minijupe contre la campagne sois un homme et voile tes femmes «

«Rescapées de l’enfer islamistes, elles se délivrent de leur burqa », ils ne connaissent pas !

https://ldlltunisia.wordpress.com/2015/05/23/toutes-en-mini-jupe-la-contre-campagne-de-sois-un-homme-et-voile-tes-femmes

http://www.ouvalalgerie.com/monde/367-Rassemblement-en-mini-jupe-%C3%A0-Tunis-en-solidarit%C3%A9-avec-les-femmes-alg%C3%A9riennes.html

http://madame.lefigaro.fr/societe/fuyant-daech-elles-renouent-avec-la-liberte-en-retirant-leurs-burqa-080615-96891


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