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L’Université populaire de Nantes se soumet aux trans. activistes et bafoue le féminisme

 

 

 

 

Un nouvel épisode de la série culpabilisation et menaces intellectuelles par des activistes de la nébuleuse « islamo-gauchiste » indigéniste, racialiste, anticolonialiste ou queer/trans/« travailleurs du sexe »,  (tous partisans du relativisme culturel, ce qui peut expliquer cette curieuse alliance),  s’est produit dernièrement à Nantes.

Une conférence gesticulée intitulée « Harry Potiche, féminisme et bipolarité à Poudlard ». était proposée le 20 mars 2019 par L’ardeur, association d’éducation populaire politique, dans le cadre de l’Université Populaire de Nantes. 

Sous la pression d’activistes trans. et « travailleurs du sexe », à l’issue de la conférence,  l’Université Populaire s’est publiquement excusée de l’avoir programmée, en ces termes : « Nous dénonçons et refusons les propos violents envers les travailleuses du sexe, les personnes trans., les personnes racisées ou encore les personnes queer. » (voir ci-dessous l’intégralité du communiqué de l’Université Populaire de Nantes).

L’Université Populaire bat sa coulpe, régurgite une propagande qu’elle endosse tel un mantra ; le tout suinte le repentis à plein nez.

Aucun recul, aucune analyse des réactions ni de la rhétorique des militants trans./queer «  pro-sexe »  qui se sont déclarés choqués par la conférence ;  au contraire, seule l’émotion a voix au chapitre donc,  ce qu’ils disent est parole d’évangile et seul compte leur rejet.

L’Université Populaire fait sienne leurs doléances. L’idéologie relativiste et anti-féministe de ces activistes n’est ni évaluée à l’aune du féminisme universaliste, matérialiste ou autre, encore moins déconstruite ; aucun esprit critique. Ils sont une minorité, ils crient à la discrimination, vitupèrent, par conséquent, ils ont forcément raison et il est convenu d’instantanément se répandre en excuses, et tant pis pour la censure, et tant pis pour le féminisme.  L’intox et la menace fonctionnent à merveille et condamnent au silence, en particulier, les féministes universalistes et abolitionnistes de la prostitutions. C’est un choix idéologique et politique, est-il seulement compris et assumé par l’Université Populaire ? L’Université Populaire sait-elle à quel point ces  trans. activistes ne rendent  pas service aux personnes trans., encore moins au mouvement LGBT ? 

Non contente de son coup de force, l’association « Trans-inter action » s’est acharnée sur la performeuse « Harry Potiche, féminisme et bipolarité à Poudlard », la diffamant sans aucune mesure, avec des termes choisis à dessin. Ce mode opératoire est appliqué à de nombreuses féministes en vue de les discréditer et les faire taire : il suffit de les qualifier de transphobe, queerphobe, putophobe, et raciste. « Toutphobe » serait plus simple !

Jeter en pâture toute féministe qui ose remettre en question les sacro-saints dogmes trans-activistes fait partie des stratégies développées par les trans. activistes ces dernières décennies et en France, ce n’est rien comparé à la violence exprimée dans les pays anglo-saxons où les féministes sont qualifiées de TERF (Trans exclusive radical feminist), ce qui est supposé être une injure.  En effet, gare à qui ignore que les femmes cisgenres (c’est à dire des femmes biologiques) ne connaissent rien à la condition des femmes ! Les trans. M to F (trans woman) vont mettre tout ça au clair et expliquer aux femmes ce que c’est d’être une vraie femme *1. C’est curieux, j’ai tout de même l’impression que les militants trans. F to M (trans man) sont beaucoup moins agressifs ;  les militants LGBT feraient peut-être bien de se poser les bonnes questions et se demander si l’arrogance et les exigences tyranniques des trans. activistes M to F ne relèvent pas de la domination masculine. Les théories Queer n’ont pas toujours rendu service au féminisme, s’il n’y a plus de genre (gender fluid) il n’y a  plus besoin de luttes féministes, n’est-ce pas ? ( « Mais qui vous dit que je suis un homme Monsieur ? » !!!).  Quand les études de genre ont supplanté les études féministes, c’est au niveau universitaire et institutionnel que les portes de la confusion se sont grandes ouvertes, reléguant délibérément le féminisme à l’arrière plan pour promouvoir un féminisme dévoyé, dit « pro-sexe » et relativiste.  J’y ai toujours vu un moyen d’adaptation et de résistance du système patriarcal.  Ceci mériterait un débat de fond, mais ce n’est pas l’objet de ce texte.

Cette affaire finira probablement au pénal avec toutes les conséquences imaginables pour la santé et la carrière de la performeuse. L’université Populaire en réagissant comme elle l’a fait, cautionne des pratiques d’intimidation et de discrédit de féministes. C’est très grave.

Comment croire que l’association Trans-inter action, ne savait pas à quelle conférence elle assistait ? Intimider et interdire à toute institution, toute structure, de prendre à l’avenir le risque de présenter une création qui n’aurait pas leur assentiment est une manière de procéder habituelle de tout mouvement qui pratique l’entrisme et tente de s’imposer par le chantage et la menace intellectuelle. L’Université Populaire comme tant d’autres avant elle, a plongé dans le piège tête baissée et choisi ce faisant d’adouber l’intimidation de féministes. C’est désolant,  à l’image de notre époque confuse et perturbée.   

La réponse de l’association Conférences Gesticulées Ardeur est éloquente, je la restitue intégralement ci-dessous.

Christine Le Doaré

1* (Sachez qu’il ne faut plus parler d’appareil génital féminin (ni de vagin ni de clitoris), mais plutôt de « trou devant »* afin de ne pas discriminer les trans M to F. (*manifeste trans.genre qui recommande l’usage de certains termes plutôt que d’autres).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le communiqué de Conférences Gesticulées Ardeur

25 mars 2019

Suite au communiqué de l’Université populaire de Nantes du jeudi 21 mars 2019, le communiqué rédigé par l’équipe de L’ardeur, association d’éducation populaire politique.

En 2018, Ludivine Lalara nous a contactés pour engager son expérience douloureuse de femme diagnostiquée bipolaire, dans une démarche de réalisation d’un objet public d’interpellation sous la forme d’une conférence gesticulée. Nous avons accompagné cette conférence à laquelle, une fois réalisée, nous avons accordé notre aval et notre admiration.

La double contrainte d’un récit incarné qui ne verse pas dans la psychothérapie et d’une analyse politique qui présente les contradictions d’un problème en se gardant de la tentation du tract nous a paru intelligemment tissée dans la conférence de Ludivine, dont l’humour pudique n’a laissé personne ignorer ni la gravité du problème vécu ni les pistes de réflexion qu’elle ouvrait, et en particulier la question des différentes approches se réclamant du féminisme.

Le 20 mars, notre collègue Ludivine Lalara présentait sa conférence gesticulée « Harry potiche- féminisme et bipolarité à Poudlard », à l’invitation de l’Université populaire de Nantes.

Durant cette soirée, une poignée de spectateurs « transactivistes », militants queers et pro-sexe, soutenus par les organisatrices de l’Université populaire présentes ce soir-là, a utilisé des méthodes d’intimidation et de victimisation visant à créer le désordre et à empêcher la conférencière d’exposer, en toute sérénité, son récit de femme féministe, abolitionniste, antiraciste et anticapitaliste.

Nous aimerions par ce communiqué revenir sur la responsabilité de l’Université populaire de Nantes, s’agissant de leurs prises de positions publiques sur un objet élaboré dans le cadre de nos formations, et sur leur participation active en tant qu’organisateurs de la soirée (garants donc de la sécurité des intervenants) au lynchage public de notre amie et conférencière gesticulante.

Passé le moment de stupeur face à leur attitude que nous condamnons, nous souhaitons affirmer ceci :

1- S’agissant de l’humiliation publique infligée à cette femme. Nous n’avons jamais vu un organisateur se désolidariser publiquement de la conférencière qu’il a sollicitée et fait venir, et cela sous les yeux de la conférencière et au su et au vu de tous. La violence de cette humiliation appelle une réparation à proportion de cette attitude inacceptable. A tout le moins des excuses publiques et une rétractation de l’Université populaire ou un désaveu des instances dirigeantes quant aux responsables de cette avanie.

2- S’agissant de la proposition de la conférencière de présenter les différents débats qui traversent le féminisme, et de son choix clair de positionnement entre ces différentes tendances, il appartenait à l’Université populaire de profiter de cette proposition et d’organiser un moment d’éducation populaire en instituant les conditions d’un débat politique serein mettant en présence et en perspective les différentes options en présence. S’agissant par exemple de l’abolition de la prostitution, ou au contraire de sa reconnaissance comme travail rémunéré, ou de l’approche matérielle de la condition féminine face à une approche essentialiste ou une théorie du sujet indéterminé propre au queer, il était possible d’organiser les conditions d’une discussion apaisée sans passer par le lynchage public.

3- L’invitation de l’Université populaire à Ludivine de venir exposer ses prises de conscience en tant que féministe matérialiste, alors même que l’organisateur plébiscite une autre alternative (la théorie queer), s’apparente rétrospectivement à un traquenard. L’argument invoqué « on n’avait pas vu avant sinon on ne l’aurait pas fait venir » ne fait que renforcer le caractère doublement pathétique de la chose: manque de sérieux et amateurisme mettant les gens en danger, et profonde lâcheté devant les méthodes utilisées. Ces méthodes visent à instiller la peur des représailles auprès des organisateurs afin de les dissuader à l’avenir de faire venir d’autres intervenants.

4- Loin d’en rester à cette humiliation publique et à ses probables conséquences pour la conférencière gesticulante face à la centaine de spectateurs présente ce soir-là, l’Université Populaire a redoublé son affront sous la forme d’un communiqué public envoyé cette fois aux quelques 4000 membres abonnés à sa page. Officialisant cette fois-ci par écrit et pour des personnes n’ayant pas assisté à la soirée, donc incapables de se faire une idée, l’agression perpétrée plus tôt contre elle. Dans ce communiqué, l’Université Populaire invisibilise volontairement 90% du propos tenu par la conférencière, (le passage sur les féminismes ne représentant que quelques minutes de sa conférence), faisant passer ses propos comme « violents et caricaturaux ». La conférence gesticulée amène souvent des personnes à être en désaccord avec des propos radicaux tenus dans la conférence, et pourtant, nous n’avons jamais vu des ressentis individuels devenir cause de rejet global. En s’exposant comme une femme, dans des difficultés liées à la condition de femme bipolaire et prolétaire, la conférencière était une proie facile…

Dans ce communiqué, l’Université populaire de Nantes se présente comme un relais des associations locales en invitant ses abonnés à s’y intéresser : Paloma, Trans-Inter action. Malheureusement, elle ne cite pas toutes les associations qui œuvrent sur le territoire, comme le Mouvement du NID, les 44 vilaines filles ou Osez le féminisme pourtant présentes dans la salle et/ou sur le territoire. Par cette invisibilisation de certaines associations au profit d’autres, l’Université populaire de Nantes a délibérément choisi de se poser en censeur de militantes féministes.

5- Comme si cela ne suffisait pas, la volonté de destruction à l’encontre de la conférencière a également pris la forme d’un affiche publiée par le collectif « Trans-inter action » la représentant affublée de quatre insultes écrites en gros caractères : transphobe, queerphobe, putophobe, raciste. Ici, l’agression prend une autre dimension et relève dorénavant de la loi, civile ou pénale. Outre la demande de suppression de cette page auprès de l’opérateur Facebook, c’est une réparation sous la forme d’un dépôt de plainte de Ludivine avec constitution de partie civile de l’ardeur, qui est ici dorénavant possible. Fait totalement incroyable, l’Université populaire de Nantes a liké cette affiche se rendant complice de cette abjection illégale et diffamatoire. L’Université populaire de Nantes devra s’en expliquer…

L’université populaire de Nantes est un organisme à visée éducative qui travaille avec de nombreuses associations, avec des collectifs militants et avec des mouvements d’éducation populaire, et même avec L’ardeur puisqu’un de nos membres a encadré la formation aux conférences gesticulées proposée par L’université populaire durant l’année 2017-2018. Cette affaire revêt évidemment d’une dimension régionale voire nationale. Nous envisageons dorénavant toute forme de réparation de la part de l’Université populaire de Nantes et nous ne comprendrions pas qu’aucune sanction ne soit envisagée contre les responsables de cette agression inouïe, de nature morale, mais aussi financière sur la carrière de la conférencière gesticulante et possiblement physique sur sa santé.

 

Le communiqué de L’Université Populaire de Nantes

Précisions et excuses à propos de la conférence gesticulée

Nous tenons à revenir sur la conférence gesticulée du mercredi 20 mars : « Harry Potiche, Féminisme et bipolarité à Poudlard ».

Tout d’abord, nous nous excusons d’avoir organisé cette conférence sans nous être suffisamment renseigné·es sur son contenu, sans avoir regardé la vidéo en intégralité.

Nous regrettons d’avoir participé à la diffusion de ce discours en lui offrant un espace de parole. Nous nous excusons auprès de l’ensemble du public, et plus particulièrement auprès des personnes qui ont dû partir pour ne plus avoir à subir la violence de la situation.

Nous dénonçons et refusons les propos violents envers les travailleuses du sexe, les personnes trans, les personnes racisées ou encore les personnes queer. Un résumé caricatural, inexact et déformé des différents mouvements féministes, dans le but de défendre une opinion politique, a amené a de nombreux contre-sens violents.

Nous défendons une éducation populaire qui favorise la lutte contre toutes les formes d’oppressions, des espaces d’échanges qui ne perpétuent pas les rapports de domination de la société. Or, nous n’avons pas pu garantir un cadre sécurisant pour tous et toutes durant cette soirée du 20 mars.

Si vous souhaitez approfondir ces sujets, des associations à Nantes travaillent sur ces questions, tels que PalomaTRANS INTER Action, etc.

Nous sommes conscient·es que nous devrons redoubler de vigilance dans le choix des conférences gesticulées.

La commission conférences gesticulées de l’Université Populaire de Nantes

ARRÊT SUR IMAGE Marche des Fiertés, on touche le fond !

ARRÊT SUR IMAGE présente un plateau de militants LGBT à l’occasion de la Marche des Fierté parisiennes 2018. (Voir vidéo jointe) Et c’est la consternation la plus totale.

Ces gens sont sensés défendre qui au juste ? Les droits des personnes homosexuelles, transgenres ? Ah bon vraiment ? Je sais bien que de dérives en dérives on en prenait le chemin, mais cette fois, nous avons bien touché le fond.

Pour représenter un mouvement de plus en plus délirant, un plateau TV sur lequel il n’y a aucune femme. Les lesbiennes n’existent pas, c’est bien connu. Pas de femme sur le plateau fait remarquer l’animateur, mais pas d’inquiétude, tout est résolu, un des hommes affirme ne pas en être un.  De manière sentencieuse, avec vanité et agressivité, ce type qui se donne toutes les apparences, tous les attributs d’un homme, de la calvitie à la barbe,  et qui donc bénéficie de tous les privilèges sociaux associés à son sexe, affirme dans un langage totalement abstrait qui n’a pour but que de rendre muet son interlocuteur, qu’il n’est pas un homme mais un binaire, et que le genre et l’apparence sont deux choses différentes. Ben voyons,  moi je suis un dauphin, pas du tout une femme !

En outre, cet homme, plus blanc que blanc sur un échelle de 1 à 10 rapport au taux de mélanine, met en avant des gènes pour partie Libanais pour affirmer qu’il n’est pas « blanc ».  Je n’avais pas compris que les Libanais étaient noirs ?! Allo Pantone ?

Et qui d’autre dans cette belle brochette de représentants LGBT ?

Thierry Schaffauser escorte de luxe du STRASS, qui pense représenter les droits des gays et des Trans contraints de se prostituer pour vivre, pourcentage infime des personnes prostituées et trafiquées. Ce que vivent les femme trafiquées, violées par des clients à la chaîne, il ne l’imagine même pas, il régurgite la rhétorique hygiéniste du 19 ème siècle : donnez leur des capotes et ne vous occupez surtout pas de l’oppression, de l’exploitation, ni des traumatismes, encore moins des violences. Complice objectif du système prostitueur et des inégalités femmes / hommes.

Le 3ème représente le collectif PinkWashing, prétexte à l’antisémitisme que la liberté des gays et lesbiennes d’Israël insupporte et qui n’intervient jamais pour défendre la violente répression envers les LGBT dans la plupart des pays arabes (interdits partout, notamment en Palestine, pendus en IRAN…) mais ce n’est pas grave, du moment que l’on tape sur Israël. Ce groupuscule appelle cette année à prendre la tête de la Marche des Fiertés, entre personnes exclusivement Queer, Trans, racisé.e.s et non-mixte ? ! C’est-à-dire ? On fait comment, on prend un nuancier Pantone, qui décide, qui exclue ? Et dans le cas d’un couple mixte (deux personnes de couleur différente), on s’ignore pendant la journée ?
Quel rapport avec l’homosexualité ? Quel rapport avec l’orientation sexuelle, la liberté d’aimer une personne de son sexe et le vivre en plein jour, avec la lutte contre les discriminations et les violences… ?

Je refuse à ces gens le droit de me représenter, et je demande aux médias de penser un peu à ce qu’ils nous donnent à voir et à penser. Quel est le problème de ces gens ?  Quels frustrations, échecs et problèmes existentiels tentent-ils de régler en prenant en otage ce que d’autres organisent, en infiltrant tous les mouvements sociaux pour les pervertir ?

Ces gens constituent posent problème à plus d’un titre, mais en particulier pour les droits des femmes. Les féministes devraient le réaliser très vite et agir en conséquence car avec de tels discours, le féminisme n’aura bientôt plus de raison d’être puisque des hommes peuvent se revendiquer à leur guise, soit homme, soit femme, soit non binaire, (et pourquoi pas ectoplasme !), comment dans ce cas articuler des luttes et revendications contre la domination masculine,  alors que les femmes continueront de subir discriminations et violences de sexe. Ce mouvement queer, gender, non binaire… est la plus grosse arnaque patriarcale du siècle, pas étonnant que cette tendance ait tant d’affinités avec les courants identitaires, indigénistes, anticoloniaux.
Ces gens sont de dangereux individu.e.s prêt.e.s à tout pour imposer leurs théories fumeuses, et les médias comme les universitaires leur facilitent tellement la tâche, en leur offrant tous les tremplins possibles. Une fois les Etudes féministes remplacées par les Etudes de Genre, il n’y avait plus qu’à foncer, c’est fait. Pendant ce temps là, trop de féministes font diversion avec des distributions de tampon ou autres campagnes guère prioritaires, et leur laissent le champ libre.

Féministes, gays et lesbiennes universalistes, réveillez-vous, et barrez la route à tous ces champions de la division et de la haine avant qu’il ne soit trop tard !

Indigénistes, mouvance décoloniale, etc.,  un cortège racialiste, excluant, prend la tête de la MarchedesFiertés 2018 à Paris. L’inter-LGBT laisse faire. Des complicités constantes ont facilité l’entrisme de ces groupuscules, et leur récupération du mouvement LGBT (ou devrait-on dire, gay et trans.) depuis des années ; désormais ce mouvement pris en otage, comme tant d’autres mouvement sociaux, ne sert plus les droits et libertés des personnes homosexuelles, il pourrait même les mettre rapidement en danger. 

PIR MarchedesFiertés

Mon genre, ton genre, mais quel genre ?

sans-titreEn France, tout le monde ou presque se jette à corps perdu dans la polémique sur le genre, mais personne, jamais, ne parle tout à fait, de la même chose.

Je le réalise une fois de plus ce matin en écoutant sur France Inter, François Ozon présenter son dernier film dont le personnage principal est un travesti. Avec Augustin Trapenard, il parle donc de genre et de féminité.

Ozon dit s’intéresser aux femmes car elles restent un mystère, aussi, parce qu’il ne fait pas un cinéma d’action et « qu’on attend des hommes, plus de l’action ».

« On » c’est qui ? L’action aux hommes et la sensibilité aux femmes ?

Ozon pense questionner le genre, oui, mais de quelle façon quand il nous ressert les clichés habituels d’hommes qui, et ce quelle que soit leur orientation sexuelle, pensent le genre d’un point de vue masculin.

Dans « Jeune et jolie », déjà, il met en scène une très jeune femme qui se prostitue comme on irait le dimanche après-midi, faire un tour en forêt, sans que jamais, elle ne nous dise pourquoi.

Pourtant, la question de la prostitution des jeunes est un sujet de société particulièrement inquiétant qui relève plutôt de la protection de l’enfance en danger et de la situation des femmes, que d’une romance éthérée et non problématisée.
Mais revenons au genre.

La manifpourtous dénonce une diabolique « théorie du genre » instrumentalisée dans le seul but de maintenir les privilèges de genre, c’est-à-dire la domination masculine sur les femmes.

Ses partisans ont bien compris que le seul danger en réalité est l’égalité femmes-hommes ; eux, tiennent à maintenir des familles traditionnelles avec une répartition des rôles bien établie qui implique des femmes soumises.

Pour la France réactionnaire, résister à la « théorie du genre », en réalité, c’est se battre contre le féminisme et ses combats pour l’égalité et pour un autre projet de société.

Les théories queers, les gays, les trans. et plus généralement le mouvement LGBT parlent en réalité bien moins d’égalité entre les femmes et les hommes que de confusion des genres.

Théoriquement, c’est intéressant d’abolir les genres, explorer le champ des possibles et tacler les frontières entre les sexes biologiques et les constructions sociales des genres féminin et masculin.

Mais n’est-ce pas un peu comme vouloir devenir champion cycliste avant même d’avoir retiré les petites roues du tricycle ?

Depuis le temps que les théories Queer existent, ne faut-il pas se demander à qui cela sert en réalité quand personne dans ces mouvements, ne travaille sérieusement sur la domination masculine ?

Confrontées à la réalité sociale de nos sociétés hyper-genrées qui entretiennent volontairement les stéréotypes sexistes pour inférioriser et asservir les femmes, ces théories ne servent en réalité, pas à grand-chose.

D’ailleurs, les gays qui n’ont que le mot genre à la bouche, le dissocient parfaitement des luttes féministes et rendent bien trop souvent, mauvais service aux femmes, avec leurs représentations hyper sexistes et hyper sexualisées des femmes.

Leurs icones, égéries, marraines préférées sont toujours des femmes dignes des couvertures de Playboy.

Une vraie femme, à leurs yeux, est souvent une femme-clichée, mode, sexe et glamour, affublée de talons hauts, maquillée et à moitié nue, sinon, c’est une lesbienne et les lesbiennes, ils s’en moquent assez.

En réalité, ils n’ont pas commencé le moindre travail de déconstruction des stéréotypes sexistes, ce qui les intéresse, c’est de ne pas être eux, limités à leur sexe ni genre, et pouvoir s’approprier quand ils le souhaitent, et sous leur contrôle, les caractéristiques dites « féminines ».

En revanche, savoir ce que les femmes – féministes – pensent de la « féminité » comme construction et contrainte sociales, ne les intéresse pas le moins du monde.

Respecter les différences entre les sexes, ne pas en déduire de supériorité ni infériorité, ne pas les hiérarchiser et donc déconstruire les genres sociaux et leurs assignations, rien de tout ceci n’a véritablement été exploré.

Dans le domaine des Etudes de genre, sont volontiers niés :

  • Les effets de la domination masculine à l’œuvre dans les sphères universitaires, intellectuelles et médiatiques. Comment croire dans ce cas, que les droits et libertés des femmes ne soient pas lésés ?

Quels sont les liens entre les Etudes de genre et les représentations Queer hyper-sexualisées des femmes, valorisant les rapports de domination/soumission, la prostitution et autres fantasmes masculins, à la plus grande satisfaction des très vaillantes et lucratives industries du sexe ?

  • Les combats féministes contre des discriminations et violences spécifiques, pour l’égalité et pour la promotion d’autres valeurs de vie en société.

Si les féministes ont longtemps été solidaires des LGBT et le sont encore, le plus souvent, l’inverse n’est pas vrai, ces derniers ne s’investissent pas ou très peu pour les droits des femmes et n’hésitent même plus à les mettre en péril, en particulier dans les domaines qui relèvent de l’appropriation de leurs corps (GPA/prostitution…).

A l’extrême, des trans-activistes, dans les pays anglo-saxons, mais également chez nous, s’autorisent à interdire violemment à des féministes de prendre la parole et même à organiser des conférences non-mixtes.

Alors parler de genre, du genre, quel genre, ton genre, mon genre ?

Il est urgent de revenir aux fondamentaux et de définir des priorités utiles.
En tant que féministe, parler du genre, reste et restera, tant que la situation des femmes ne se sera pas améliorée, à peu près partout sur cette planète (éducation, salaires, santé, violences, violences conjugales, viols, féminicides, etc.), parler de l’abolition de la domination masculine, un point c’est tout.

Christine Le Doaré

Instrumentalisation de la sociologie au service de la domination

1000110_401464493297401_428725151_n La sociologie étudie et explique la dimension sociale des comportements et représentations humains. Les sociologues, parfois dans un jargon inabordable voire pédant, traduisent de façon savante, nos vies familiales, professionnelles, etc.
Je ne sais pas vous, mais j’ai noté que trop de sociologues, plutôt que d’étudier de manière factuelle et objective, les systèmes de relations, orientent leurs travaux dans le but d’influencer les politiques publiques.
En l’espace de deux semaines, j’ai relevé dans les médias, cette pratique qui implique au moins 4 sociologues.

Daniel Weizer Lang est un sociologue spécialisé dans l’étude du masculin ; il s’est longtemps présenté comme féministe. Il a démissionné du groupe de recherche sur les rapports sociaux de sexe, à l’Université Toulouse-Le Mirail (UTM) suite à de nombreux témoignages de ses étudiantes qui se plaignaient de harcèlement sexuel et moral. *1.
Il travaille depuis au Centre d’études des rationalités et des savoirs (Cers-CNRS) de l’UTM.

Quand DWL admet l’existence du système patriarcal, il ignore les responsabilités des individus masculins et s’intéresse surtout aux rapports hiérarchiques entre eux.
Dès lors il ne parle pas d’une classe bénéficiant des mêmes privilèges et complice de pratiques d’oppression contre les femmes, mais de différents groupes d’hommes hiérarchisés. Le refus de responsabiliser les agresseurs, de considérer que la violence est un moyen de contrôle social de classe, le conduira à signer en 2007, la pétition lancée par Éric Verdier « Manifeste citoyen pour les garçons, les hommes et les pères ».

DWL vient de publier aux éditions La Musardine un ouvrage intitulé « La putain et le sociologue ». Est-ce utile de le préciser, lui est LE sociologue, elle est LA putain.
Egotisme et fantasme masculin de domination, la littérature et pas seulement de hall de gare en est pleine, alors pourquoi pas la sociologie, me direz-vous ?
Sauf que les universitaires sont en situation d’exercer un pouvoir sur des générations d’étudiants et les rapports qu’ils produisent peuvent éclairer des politiques publiques.

Détaché comme devrait l’être tout bon sociologue, DWL ? Lisez plutôt, elle est « libre et heureuse » et leur double signature l’atteste.
Vous ne trouvez pas étrange vous, que ce soient toujours les prostituées, jamais les coiffeuses, institutrices, factrices ou dentistes qui sont absolument « libres et heureuses » ? D’ailleurs, pourquoi faire des études de sociologie alors que le bonheur, c’est de se prostituer ? J’allais oublier, pour les femmes seulement, bien entendu !
L’association « Putain » et sociologue est mise en scène pour donner à l’ouvrage, un caractère sulfureux ; nous sommes bien loin de la distance et rigueur nécessaires à toute étude sociologique. Résumons le propos de l’ouvrage : le couple hétérosexuel « à la vie, à la mort » ce serait fini ; l’avenir, c’est la « sexualité récréative » notamment dans la prostitution. Bien entendu, il s’agit de sexualité masculine : tant qu’il y aura des esclaves ! Quant à la sexualité des femmes, circulez, il n’y a rien à voir, à moins qu’elle ne se plie aux fantasmes masculins, échangisme, domination, etc.
Les hommes clients de prostituées effrayés par une loi qui n’est pas encore votée, se seraient déjà rabattus sur les clubs échangistes ou gays ! Euh… alors comme ça la loi de pénalisation des clients serait aussi responsable de favoriser l’homosexualité ?
« L’hétérosexualité est en train de se décomposer en une myriade de catégories, de pratiques sexuelles ». L’hétérosexualité se décompose donc, voyez-vous ça !
DWL ignore-t-il vraiment que les clubs échangistes, la multitude de pratiques sexuelles « humaines » (SM, bondage, urologie, zoologie et autres petites fantaisies) existent depuis fort longtemps et ce quelle que soit l’orientation sexuelle ?
Quatre ans pour ça ? ! Moi, je regrette d’avoir fait du droit, la sociologie, c’est autrement plus amusant ! Ne me dites tout de même pas que l’université a payé pour ça, si ? Non !
Pourtant, dans un article de la Dépêche du Midi intitulé « Les passes de luxe ont rendez-vous sur le net » daté du 15 avril 2014, cet ouvrage nous est présenté comme une référence ; le tapis rouge est déroulé pour le grand sociologue local !
Pourquoi ? Parce que le ton et le discours complaisants avec une sexualité masculine dominante plaisent : c’est facile, émoustillant ; les médias apprécient, c’est vendeur.

*1 Daniel Welzer-Lang, faux ami du féminisme : http://lagitation.free.fr/?article80

Lilian Mathieu chargé de recherche au CNRS, travaille sur la prostitution, le Sida, la double-peine et sort aux éditions Bourin éditeurs, « La fin du tapin », un titre nostalgique qui d’emblée nous conseille de sortir les mouchoirs pour consoler les pauvres clients de prostituées.

Cet ouvrage ne porte pas sur les personnes prostituées ni sur les clients, mais sur l’abolition vue par un sociologue dont la défense du système prostitueur est le sujet de prédilection, j’allais dire le gagne-pain.
A eux seuls, les titres des chapitres suintent le parti pris ; le ton est donné mais le sociologue connait son métier alors la méthode « scientifique » est plaquée sur le discours politique.
La distance et la neutralité nécessaires à tout travail sociologique manquent et l’étude est compromise.
Cet ouvrage est clairement un manifeste réglementariste. Jugez plutôt : La croisade contre la prostitution réglementée ; L’abolitionnisme, entre féminisme et puritanisme ; À l’assaut du réglementarisme ; Un usage émotionnel des chiffres ; Une production victimaire ; Le proxénète comme folk devil ; etc.

Lilian Mathieu avait publié sur Rue 89, le 8 octobre 2013 « Avec le PS, la préférence nationale commencera-t-elle par le tapin ? ».
Dans une période politique difficile, quand un sociologue ose, pour défendre le système prostitueur, associer PS et FN, pour moi ce n’est pas autre chose que du populisme. C’est ce que je lui avais déjà répondu dans Rue 89 *2
*2 : « Les femmes étrangères rêvent de devenir putes, c’est ça ? » http://www.rue89.com/2013/10/12/les-femmes-etrangeres-revent-devenir-putes-cest-ca-246484

Maurice Godelier a publié chez Flammarion «Métamorphoses de la Parenté».
Petite variante : lui, est anthropologue, c’est un peu plus complet ; il nous étudie sous tous nos aspects, à la fois physiques et culturels, l’unicité de l’Humain dans toutes les diversités culturelles et sa différence avec les sociétés animales.

Dans un article intitulé «Ne pas prêter à la famille des missions illusoires» publié dans Libération le 11 avril 2014, il déconstruit l’a priori selon lequel la parenté serait le fondement de la société et affirme « qu’il serait illusoire de croire que la famille pourrait restaurer la société ».
Je veux bien le croire, aussi, quand il dit que « dans une démocratie, si une minorité revendique des droits qui n’ôtent rien à ceux dont jouit la majorité de la population, tôt ou tard, ces droits lui seront accordés. Ce qui fut fait – en partie – par la promulgation de la loi sur le mariage pour tous. »

En revanche, quand il explique pourquoi il est favorable à la légalisation des « mères porteuses », il ne tient soudainement plus compte de l’exigence posée ci-dessus : « des droits qui n’ôtent rien à ceux dont jouit la majorité de la population ».
Pourtant, dans le cas de la GPA (Gestation pour Autrui), il ne s’agit pas d’un contrat de couple, ni même d’un simple don anonyme de sperme comme le plus souvent en matière de PMA (Procréation médicalement assistée), mais plutôt de la mobilisation, marchandisation ou pas, des femmes, et ce, parce qu’elles ont la faculté biologique de porter les enfants.
Que fait-il des droits des femmes ? Admettons que nous légiférions pour autoriser des mères porteuses qui ne seraient pas, en France, rémunérées, combien de femmes sacrifieraient plus d’an an de leur vie, juste par altruisme (imaginez tous les aléas afférents à une grossesse/un accouchement) ?
Faut-il l’encourager dans une perspective d’émancipation et d’égalité, faut-il à nouveau des femmes au foyer et en masse ?
La mise à disposition du corps des femmes, reproduction (GPA), sexualité (prostitution) a la vie dure et ce ne sont décidément pas nos intellectuels qui vont y renoncer et encore moins la dénoncer.
Pas un instant la journaliste de Libération ne challenge le « sachant » ; il parle, c’est comme ça et c’est tout.

Irène Théry, Directrice d’études à l’EHESS, est co-auteure du rapport «Filiation, origines, parentalité».
Dans une tribune du 10 avril 2014, elle défend l’engendrement avec des tiers donneurs.
A juste titre, elle conteste l’accusation faite aux couples lesbiens de « vouloir mentir aux enfants sur leur mode de conception, alors que ce sont les seuls couples qui ne sont jamais tentés de le faire », en revanche, «le mensonge est organisé depuis le début en matière de PMA (Procréation médicalement assistée) par la médecine et le droit, les parents hétérosexuels ont tout fait pour faire passer le mari stérile pour le géniteur. ».
Elle parle d’homophobie et de climat social dégradé. Elle n’a pas tort, tout ceci est vérifiable, mais elle aurait pu s’arrêter là, plutôt que de se laisser emporter dans un élan qui n’a plus grand-chose à voir avec le travail d’une sociologue, et aborder la question de la GPA « ne parlons pas de la GPA, c’est le diable en personne ».
A mon avis la GPA qui assure, aux hommes hétérosexuels comme homosexuels, une descendance, (transmettre gènes et patrimoines est indispensable à la survie du patriarcat), n’est pas aussi gênante que la PMA qui donne aux femmes la possibilité de se reproduire en dehors des relations hétérosexuelles. Il faut voir comme le système GPA est organisé et prolifère aux USA et ailleurs.
La question de l’appropriation du corps des femmes et de leur faculté biologique reproductrice, ne perturbe pas grand monde, hormis les féministes.
Alors, ouvrir la PMA aux couples de lesbiennes est l’objet de la tribune, mais une fois de plus, Mme Théry n’a pas pu s’empêcher de placer la GPA et faire allégeance au système patriarcal.
Pourtant, parler de tiers donneur pour la GPA c’est rudement osé quand on y pense. Comme si ces deux moyens reproductifs pouvaient être mis sur le même plan !

Le STRASS, groupuscule de défense du système prostitueur qui se présente comme syndicat de défense des personnes prostituées – on aimerait bien connaître la représentativité du dit syndicat *3 -, est quant à lui traité à hauteur de sociologue.
Un article publié encore dans Libération le 14 avril 2014, s’intitule « Le Strass dénonce une augmentation des agressions de prostituées », comme s’il s’agissait d’une entité ayant autorité sur la question.
Le STRASS défend les personnes prostituées mais nombreuses sont ces dernières qui attendent la loi d’abolition et ses alternatives sociales et reprochent au groupe de défendre une libéralisation au profit du système prostitueur qui, comme en Allemagne, n’a pas aidé les prostituéEs mais plutôt a enrichi les proxénètes et développé la criminalité.
Dans cette dépêche AFP reprise sans le moindre esprit critique, le STRASS annonce que la « discussion sur la pénalisation des clients » aurait à elle seule, précarisé et marginalisé les prostituées. Crédible ? Allons donc !
Comme si la prostitution ne résultait pas le plus souvent de la précarité de populations fragilisées ; comme si les clients et les proxénètes ne constituaient pas un danger permanent, sans même parler des violences sexuelles intrinsèques aux actes prostitutionnels pratiqués contre de l’argent ?
Des proxénètes et des client exploitent, agressent, violent, tuent des personnes prostituées, pas les programmes de réinsertion du modèle suédois !
Oui les violences, agressions et meurtres contre les personnes prostituées sont en augmentation, raison de plus pour agir rapidement et mettre en œuvre toute la loi d’abolition afin que les prostituéEs bénéficient du statut de victime, dénoncent leurs agresseurs et sortent d’un système de violences, comme la plupart le souhaite.
Le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe votent à une écrasante majorité des rapports et recommandations pour pénaliser sans tarder les clients prostitueurs, mais les médias français n’en parlent pas et continuent de pleurnicher sur le sort des clients, donnant la parole à un groupe qui ne représente qu’une poignée d’escortes et d’activistes politiques non représentatifs.
Sa porte-parole vient d’écrire un article intitulé « putes, corps désirants et émancipations » 4*, laborieuse tentative d’inversion des responsabilités où les industries du sexe ne sont plus des industries ultra-capitalistes qui s’en mettent plein les poches sur le dos de femmes exploitées, où ni proxénètes ni clients ne sont jamais critiqués, mais où les féministes abolitionnistes deviennent des libérales « des franges répressives » qui mettent en danger les personnes prostituées.
Ce texte hallucinant qui explore le concept d’épanouissement sexuel islamophobe devrait éclairer toute personne qui accordait jusqu’alors le moindre crédit à ce groupe.

*3 Anatomie d’un lobby pro-prostitution, étude de cas, le STRASS en France : http://sousleparapluierouge.wordpress.com/2013/03/26/anatomie-dun-lobby-pro-prostitution-etude-de-cas-le-strass-en-france/

 

*4 : STRASS, Morgane Merteuil : inversions et manipulations https://christineld75.wordpress.com/2014/04/08/strass-morgane-merteuil-inversions-et-manipulations/

Je me demande dans quel autre pays occidental, autant de sociologues sont si ouvertement au service de la domination masculine, en particulier sur la question de la prostitution, mais aussi de la GPA.
En France, c’est à eux que les médias déroulent le tapis rouge à longueur de colonnes et c’est tellement flagrant que ça en devient gênant.
Médias qui ne relativisent ni questionnent jamais les allégations du STRASS, ce qui nuit sans conteste, à leur crédibilité.
D’autres matériaux, études, ouvrages ; d’autres experts, associations, auteurEs, informéEs, pertinentEs, intègres, sont disponibles ; ainsi les ostraciser est proprement scandaleux.

Christine Le Doaré


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