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#BalanceTonPorc et maintenant ?

Je ne reviens pas sur l’affaire Harvey Weinstein, ni sur la vague des dénonciations #BalanceTonPorc viral sur les réseaux sociaux. Nous verrons avec le temps si ce raz-de marée capable d’atteindre partout dans le monde, ceux qui jusqu’alors bénéficiaient du silence, peut modifier en profondeur et de manière pérenne, la manière dont tant d’hommes appréhendent les femmes, peut reléguer au placard, le système patriarcal.

 

Quasiment toutes les femmes, (quelques hommes aussi), subissent au moins une fois dans leur vie quand ce n’est pas quasi-quotidien, une ou plusieurs formes de harcèlement à caractère sexuel. Il peut s’agir d’une remarque ou insulte vulgaire, d’une menace comme de violences sous la contrainte  (sifflements, propositions, injures, gestes, violences…) ; cela peut se produire dans l’entourage, à l’école, au lycée, à la fac, dans l’entreprise, dans la vie associative, dans la rue, dans les transports, en fait partout et tout le temps.

Les données disponibles sur les violences sexuelles sont impressionnantes, pourtant elles ne représentent qu’une infime partie des agressions ; en outre, de nombreuses formes de harcèlement ne font quasiment jamais l’objet de plainte. Qui porte plainte pour avoir été suivie, pour attouchements dans le métro ou dans la rue ? Contre qui ?

Personne ne l’ignore, tout le monde l’a intégré de manière plus ou moins consciente et jusqu’à l’affaire Weinstein, car il semble bien qu’il y aura un avant et un après, la société (mises à part les militantes féministes et pro-féministes), s’en accommodait et faisait silence.

Pourquoi ?

 

Il est banal de critiquer des systèmes d’exploitation et de domination notamment économiques,  il est à la mode de parler de colonisation et d’esclavage, en revanche, reconnaître que pendant des siècles, la moitié de l’humanité a vécu dans un système d’oppression globalisé, le système patriarcal,  n’est toujours pas à l’ordre du jour. Certaine femmes disposaient d’un peu plus de libertés et privilèges que la moyenne, mais il s’agissait bien d’un système de domination opprimant les femmes dans leur ensemble, système qui depuis peu cède du terrain et encore, pas complètement ni partout.  L’émancipation des femmes, à l’échelle de l’humanité, est d’ailleurs très récente.

Depuis leur plus jeune âge, les enfants sont élevés dans un système genré qui ne signifie pas différences mais positionnement social : même les vêtements leur rappellent qu’ils vivent dans le rose ou dans le bleu. Même les bébés y dont droit, les tenues de bébé sont agrémentées de fanfreluches pour les filles. L’hyper-sexualisation des petites filles, adolescentes puis femmes ne dérange pas grand-monde et fait les choux gras des business publicitaire et de la mode. Dès l’école primaire les enfants intègrent que « le masculin l’emporte sur le féminin », etc.

Il existe des femmes tellement imprégnées par ce conditionnement social qu’elles trouvent une gratification dans les formes les plus légères de harcèlement, ne faisant même pas la différence avec la séduction. Et pour cause : les femmes sont encore très souvent considérées comme des objets sexuels et les puissantes industries du sexe (pornographie, prostitution…) y veillent.

De nombreuses « féministes », notamment dites « pro-sexe » revendiquent d’ailleurs de jouer avec ces codes et encouragent les industries du sexe à prospérer, allant jusqu’à proposer un marché qu’elles prétendent alternatif, allant jusqu’à se faire objectivement complices du système prostitueur, en tous cas lui permettant de se développer sans limite comme par exemple en Allemagne et autres pays ayant légalisé la prostitution.

D’autres « féministes » à l’inverse revendiquent la « mode pudique » et se couvrent pour échapper aux prédateurs, cédant elles aussi aux injonctions patriarcales sexistes mais aussi religieuses.

Dans les deux cas, leurs réponses conviennent parfaitement à l’oppresseur qui garde le contrôle et tire les ficelles à sa guise. Les féministes et pro-féministes en revanche qui ont une conscience aigüe du fonctionnement du système patriarcal, ont bien compris qu’il s’agit là d’impasses.

 

Alors demain ?

Le harcèlement a profité de la « culture du viol » dans laquelle, la supériorité, la puissance et la domination masculine sont valorisées. Les harceleurs avaient un sentiment d’impunité renforcé par le fait que beaucoup de victimes sont mineures la première fois qu’elles y sont confrontées.

Et tout ceci ne va pas changer facilement, même après l’affaire Weinstein.

Des lois sont certes en préparation (définir le harcèlement de rue, allongement du délai de prescription à 30 ans, fixer un âge de consentement – pas avant l’âge de la majorité serait cohérent), mais la difficulté de porter plainte, le laxisme de la justice qui ne protège pas assez les victimes, et au contraire, organise la récidive, est un sérieux obstacle.

Tant que nous vivrons dans un système patriarcal, avec sa culture de domination/soumission, un changement radical n’est tout simplement pas possible. Vous connaissez un système d’oppression qui œuvre à sa propre destruction ?

 

Ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est que le harcèlement n’est pas un phénomène indépendant que l’on peut combattre isolément du reste : c’est l’une des manifestations de la domination masculine. Certes l’élan #BalanceTonPorc sonne comme le rejet massif d’un mode de fonctionnement machiste toléré depuis si longtemps, mais sans un reversement du  système patriarcal, que peut-il vraiment ?

Si les femmes, les hommes, les gouvernements, si les sociétés dans son ensemble veulent sur la lancée de ce hashtag anéantir le harcèlement et les violences sexuelles, elles ne doivent pas seulement viser l’égalité formelle, pas seulement prendre quelques textes qui seront plus ou moins bien appliqués, mais remettre en question tout un système culturel et social, ses représentations, ses croyances, ses valeurs. Dès le plus jeune âge, dès la crèche, la maternelle et tout au long de la vie des personnes, l’éducation, les actions de prévention doivent éradiquer tout sentiment, toute manifestation de discrimination sexuelle, et tout privilège  attribué à l’un des sexes au détriment de l’autre ; doivent promouvoir sans relâche, la liberté et le respect de l’autre, de ses différences sans jamais les hiérarchiser.

Aucun système de domination ne devrait séparer l’humanité en deux et organiser l’exploitation, l’oppression, notamment le harcèlement sexuel,  de l’une partie par l’autre.

Christine Le Doaré

 

Article 222-22 du code pénal : les agressions sexuelles consistent en une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte ou surprise : il s’agit de tout acte de nature sexuelle, non consenti.

 

Mise à jour dimanche 29 octobre, après le Rassemblement Paris 

Rassemblement #meetoo #BalanceTonPorc Paris République 15h. 
C’est pénible, décourageant même d’avoir souvent les bonnes intuitions.
Je me doutais qu’il n’y s’y passerait pas grand chose, pourtant j’y étais. Un tel élan mondial contre le harcèlement et les violences sexuelles çà ne se boude pas, même s’il manque une stratégie et de solides objectifs collectifs pour parvenir à changer en profondeur, le contrat social entre les sexes, pour parvenir à renverser vraiment la domination masculine.

C’était comment ?
Allez, 300 personnes au très grand maximum. Un confetti à l’échelle de Paris. Bon, 60 à Nantes, c’est toujours mieux. Encore que ?
En plus, il fallait retrancher :
– la garde révolutionnaire « Nuit debout » même si réduite à peau de chagrin, elle occupe toujours partie de la Place.
– les passants et les touristes qui regagnaient leur hôtel.
– les caméras en surnombre.

Qu’ai-je vu ?
Quelques pancartes témoignages ou slogans vraiment fort à propos mais trop rares.
Ex : ce garçon qui a probablement la chance d’avoir une maman et/ou un papa féministe.s « Éduquez vos garçons », et puis : « On ne se taira plus », ou encore : « Les victimes dénoncent à quand les jugements ? ».
D’autres pancartes auxquelles je n’ai rien compris et enfin des pancartes qui m’ont faite bondir comme par exemple : une citation de Germaine Greer mal comprise (contresens), et puis « chatte en grève » ou « Angry pussy » (comprenez chatte en colère) des EffrontéEs. Tenez-vous bien « chatte » en grève ! Pour lutter contre le harcèlement et les violences se réduire soi-même à des organes généraux/sexuels ?! 😡

Il y avait :
– quelques femmes venues pour témoigner, dans l’esprit de l’appel (très peu) quelques poignées,
– quelques couples, familles, hommes en soutien, très très peu. Il va d’ailleurs falloir arrêter de soutenir mais se retrousser les manches et agir.
– beaucoup de caméras, journalistes et autres, tout passe par l’image de nos jours comme on leur fait dire ce que l’on veut,
– les groupuscules « révolutionnaires habituels » contre toutes les oppressions « cis-(comprenez bio), white,…power…
Comment dire ? Un peu repoussoir ? Surtout quand on écrit partout dans son enclos « pas d’homme cis ici » ! Perso je commence à penser que sans un vaste mouvement d’hommes pro-féministes (mais en dehors de nos « jupes ») capable de mobiliser et convaincre les autres hommes qu’il est temps de changer le disque dur, rien ne changera jamais durablement,
-des vieilles militantes féministes (dont moi), pleines d’espoir (ça va reprendre),
– une très grosse délégation de l’Alliance des Femmes (A. Fouques survivors).
-Clémentine A qui repérerait une caméra même sur des docks londoniens en plein pic de fog
– Caroline D H qui se demandait quels trottoirs de la Place on pourrait encore élargir ?
-…

Alors pourquoi ce qui déclenche une vague gigantesque sur les réseaux sociaux, fait un flop criant quand il s’agit de se rassembler et d’agir ensemble ?
Je n’ai rien vu aujourd’hui de bien pensé, informé, articulé. Globalement cela donnait l’impression d’un pauvre bricolage. Rien à voir avec l’intelligence, l’impertinence, l’imagination, la riche créativité des mouvements des années 70…
cet élan viral à l’image de nos sociétés désormais manque t’il de fond, d’un consensus sur le fond, sur la forme et surtout sur la stratégie ?
Est-il trop individualiste, pourtant ça ne devrait pas, chaque femme est concernée. Tout ce qui est dénoncé est vrai et d’une bien plus grande ampleur encore.
En quoi le féminisme universaliste peut-il aider à construire un projet de société libéré des rapports de domination/soumission de la domination masculine ?
Il va falloir commencer par se poser les bonnes questions. Sinon, ce bel élan risque de ne pas être aussi concluant que nous pouvions être en droit de l’espérer.

#BalanceTonPorc et maintenant ?
https://christineld75.wordpress.com/…/balancetonporc-et-ma…/

Féministes ? Ma Chapelle oui !

Ils zonent et opèrent des trafics, ici revente de cigarettes, elles s’occupent des enfants

Dans le quartier du métro La Chapelle dans le 18ème arrondissement de Paris, depuis longtemps la vie est compliquée. Hormis la Halle Pajol et le jardin d’Eole plus haut, au métro Marx Dormoy, le quartier est délaissé. Je le connais bien et depuis longtemps.

Urbanisme : rénovation immobilière inexistante, palissades, grillages sous le métro aérien,… (Un jardin partagé récent, plutôt désert, samedi 20/05/ à 14:00 : une personne)…

Commerces : boui-boui en pagaille, ouvrages qui nous parlent des « devoirs de LA femme » ou de sa pudeur, vêtements d’un autre temps pour mieux l’enfermer et l’entraver… (Rue Jean-Pierre Timbaud c’est pas mal non plus)…

Propreté en berne, pissotières à ciel ouvert, odeurs nauséabondes …

Trafics en tous genres et à la vue de tous, contrebande de cigarettes proposées à tous y compris aux mineurs, produits dangereux,…

Drogues, prostitution, petits caïds et mafias font leur loi…

Harcèlement des femmes, insultes, menaces, contrôle et peur … ;

Les habitants se débrouillent comme ils peuvent avec leur environnement. Là comme ailleurs, (car cette situation n’est pas limitée à La Chapelle mais se retrouve dans nombre de quartiers de Paris, de banlieue, et dans toutes les grandes villes en France), ce sont les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes qui trinquent le plus. Les femmes sortent pour faire les courses, gamins sur le dos, accrochés au chariot et à la poussette, les enfants, vous comprenez, c’est leur affaire ; les hommes eux, ont mieux à faire. Ils occupent l’espace public, rues, squares, cafés, par groupe, communauté, business, selon des règles connues d’eux seuls.

Les pressions communautaires sur les femmes sont criantes, dehors pour faire les courses et s’occuper des enfants, elles sont majoritairement voilées quand elles ne portent pas hidjab et abayas.

Paradoxe s’il en est, dans ce quartier de grande mixité, chacun.e semble enfermé.e dans sa communauté, religion ; les femmes et les hommes le plus souvent, sont séparés dans l’espace public. Egalité, mixité ? Où ça ?

Quand on débarque la première fois dans le quartier, on se demande un peu à quelle époque et dans quel lieu on se trouve. Il y a longtemps dans les années 70/80 il y a eu un mouvement féministe avec en projet, la liberté, l’égalité, l’émancipation pour toutes et tous. Il y a longtemps.

 

L’arrivée de migrants, majoritairement masculins, n’a fait qu’amplifier et se dégrader une situation qui préexistait depuis longtemps. Plus d’hommes massés dans l’espace public, plus de promiscuité, de trafics, et plus de harcèlement. Les témoignages de femmes qui se plaignent de regards insistants, d’insultes, de menaces, de violences et de celles qui déclarent éviter de sortir ou ne pas sortir seules tard le soir, sont légions (* 1)

Savons-nous combien de femmes sont concernées ? Non, impossible de le savoir.

 

Une association « laïque et apolitique » SOS La Chapelle (*2) s’est constituée pour dénoncer cet état de fait et demander que des mesures soient prises pour que cessent les trafics et le harcèlement à l’encontre des femmes. Les médias ont relayé leur appel et depuis l’affaire fait grand bruit ; les pouvoirs publics, la Mairie du 18ème, la Mairie de Paris, la préfecture et l’état sont bien forcés de réaliser l’ampleur des nuisances vécues par les riverains et le réel danger auquel doivent faire face les femmes du quartier. Toutes les femmes.

 

Des solutions existent et en grand nombre pour qui veut vraiment s’intéresser au problème. Je peux en citer quelques-unes :

  • Vis-à-vis des migrants : Ouvrir des centres d’accueil en quantité suffisante et étudier rapidement les dossiers, mettre les femmes et les enfants à l’abri, intégrer tous ceux qui resteront en les informant impérativement des valeurs et règles fondamentales de la République, notamment mais pas seulement en matière d’égalité femmes-hommes, en leur donnant à toutes et tous, un enseignement de base, notamment en français ;
  • Vis-à-vis de toute la population : réhabiliter le quartier (logements, équipements, squares, commerces, la station de métro…) ; réinstaller une police de proximité et des unités de protection notamment le soir, également de verbalisation en cas de trafic et de nuisances ; nettoyer l’espace public régulièrement et plusieurs fois par jour si nécessaire ; adopter des dispositifs pour sécuriser les parcours des femmes la nuit, conduire des marches exploratoires pour y parvenir (*3)…

 

Ce qui m’exaspère le plus, hormis les élus et plus généralement les autorités qui laissent les situations dégénérer pendant des années avant de faire leur travail, c’est l’attitude de déni de nombre de gens de gauche et de féministes qui laissent au Front National un boulevard pour instrumentaliser une situation effectivement, indéniablement inadmissible.

Egalité, liberté, laïcité bafouées partout. Les femmes subissent depuis des décennies un puissant retour arrière, les mouvements féministes des années 70/80 n’imaginaient certainement pas que dans nombre de territoires de la République, des femmes seraient de nouveau infantilisées, enfermées dans une communauté, une religion, réduites à leur rôle de fille, sœur, puis femme, et mère de… ; encore moins que les femmes devraient trois décennies plus tard, toujours autant redouter le harcèlement de rue, les agressions physiques, les viols dans l’espace public (ou intime d’ailleurs).

Continuer de parler d’égalité dans un tel contexte a comme un gout amer, égalité pour qui ?

 

Et pourtant, il est des féministes pour oser s’offusquer de la pétition de SOS-La Chapelle ! Il est des féministes pour douter et même critiquer, ridiculiser celles et ceux qui refusent de subir une telle situation. Une journaliste qui témoignait de son vécu quotidien dans le quartier a été contrainte de protéger ses tweets, harcelée à son tour par des féministes et des gauchistes sur Tweeter ! (*4)

Au prétexte qu’il ne faut pas stigmatiser une population, une communauté, une religion, les migrants, des féministes sont dans le déni des réalités et contestent aux femmes en danger le droit de se défendre. Comme à Cologne ! Je crois bien que les féministes des années 70/80 les auraient traitées de vendues. Vendues à une idéologie et une stratégie politiques, par clientélisme électoral. Ne parlons même pas des essentialistes et racialistes du PIR (Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja) ni de leurs cautions islamo-gauchistes, c’est aussi le cas de PayetaSchnek ou de certaines Insoumises sur les réseaux sociaux, c’est le cas de Caroline de Haas qui pense que tout est question d’urbanisme et qu’élargir les trottoirs va suffire à régler le problème.

Les classes moyennes quittent le quartier, toutes les femmes ou presque qui sont amenées à y rester subissent la domination masculine la plus caricaturale qui soit, mais non, il faudrait se taire et les laisser vivre un cauchemar quotidien pour ne stigmatiser ni ne gêner personne. Une fois de plus, je suis forcée de constater que grâce à la convergence des luttes sauce intersectionnalité gauchiste, le féminisme récupéré de toute part et amplement dévoyé est en danger de mort et que la domination masculine a de beaux jours devant elle.

 

Il faut le dire haut et fort, de telles situations, les femmes n’ont pas à les payer. Tout déni, toute complaisance avec le sexisme, le machisme de la domination masculine et ses violences, et sous quelque forme que ce soit, est une trahison envers les femmes, toutes les femmes, et envers le féminisme. Beaucoup de celles qui se revendiquent aujourd’hui du féminisme, se font des illusions, elles ne font que le saborder et les femmes avec.

 

Christine Le Doaré

 

*1. http://www.leparisien.fr/paris-75018/harcelement-les-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-18-05-2017-6961779.php

 

 

*2. https://www.facebook.com/SOS-La-Chapelle-285969888429464/

 

 

*3. http://www.ville.gouv.fr/?marches-exploratoires-de-femmes

 

*4.


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