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Féministes contre les extrémismes religieux

CWdpoOSWwAEx-mgLes extrémismes/intégrismes religieux profitent toujours des périodes troublées pour revenir à la charge. Même au « pays des Lumières » rien n’est définitivement acquis, les extrêmes tentent de s’imposer par la censure ou par la mobilisation politique (comme dans le cas du mariage pour tous, par exemple).

Mondialisation, crises économiques et conflits en tous genres, ont poussé des populations à se réfugier en orient, dans des organisations (Frères musulmans…) et des régimes politico-religieux islamistes ; alors qu’en occident, les courants religieux réactionnaires ont mobilisé contre le mariage ouvert aux couples de même sexe, et sont toujours vent debout contre l’avortement.

Dans le mouvement féministe et plus généralement les mouvements progressistes, il est ordinaire de lutter contre les catholiques intégristes obsédés par la hiérarchie des  genres, par la sexualité des femmes, et par l’homosexualité. Beaucoup de combats féministes ont consisté à s’opposer aux restrictions de liberté imposées aux femmes par des dogmes religieux emprunts de misogynie, et à s’affranchir des rôles traditionnellement impartis aux genres féminin et masculin.

En revanche, lutter contre l’influence de l’islam politique est moins consensuel. Les musulmans bénéficient pour une partie de la gauche, du statut jadis reconnu à la classe ouvrière opprimée. Par voie de conséquence, critiquer ce qui, d’une manière ou d’une autre,  relève de l’islam est tabou. Une partie du mouvement antiraciste a  substitué à la lutte contre le racisme, la lutte contre l’ »islamophobie ». Il ne s’agit plus tant de combattre les discriminations et violences à raison de  l’origine ou de la couleur de peau, que d’empêcher toute critique d’une religion, même quand elle vise à contrôler et à inférioriser les femmes. Les règles, coutumes et traditions communautaires à caractère religieux qui enferment les femmes sont peu contestées par peur d’être jugé «islamophobe».

 

Le contexte étant posé, comment lutter contre les intégrismes religieux ? Selon moi,  il est important de commencer par se mettre d’accord sur ce qu’est et ce que n’est pas le féminisme :

Il n’y a pas un seul féminisme, des clivages sont apparus dès le début, puis dans les années 70 entre des tendances luttes de classe et psychanalyse et politique ; puis apparurent les théories queer post-modernes américaines qui visent à abolir le genre et ce faisant disqualifient les luttes féministes, etc.

– Il devrait être possible de se mettre d’accord sur ce qu’est à minima, le féminisme  :

  • reconnaitre que la moitié de l’humanité en tant que groupe/classe des femmes, est toujours dans une situation d’infériorité/inégalité par rapport au groupe des hommes,
  • œuvrer pour une autonomie et maitrise totale par les femmes, de leur corps (intégrité physique, mentale, sexuelle, sexualité, reproduction…), et de leur vie (éducation, couple, famille, santé, emploi…),
  • viser l’égalité réelle en solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent toutes, quelle que soit leur origine ou couleur de peau, culture ou religion, des discriminations et violences inhérentes au système patriarcal.

Le féminisme universaliste est un combat universel contre la domination masculine.

– Il devrait être tout aussi facile de se mettre d’accord sur ce que ne peut pas être le féminisme. Il ne suffit pas de se prétendre féministe pour l’être, les impostures hélas ne manquent pas.

Depuis les années 2000 a émergé un « féminisme » relativiste qui a pour caractéristique de réduire des femmes à une identité (régionale, culturelle, religieuse…). Ce féminisme qui consiste à aménager l’oppression est une adaptation aux exigences traditionnelles, communautaires, religieuses. Il n’est pas apparu spontanément mais concomitamment  à l’influence grandissante au sein même des institutions internationales, de pays au régime politique islamique, tel que par exemple l’Arabie Saoudite (qui a rejoint récemment la Commission des Droits de la Femme à l’ONU!). Ces pays financent dans le monde entier, des groupes dits « féministes » qui en réalité, remettent en question des fondamentaux du féminisme.

Ces pays se sont attaqués, à l’ONU notamment, au caractère universel des Droits des femmes, en imposant la nécessité de prendre en compte des spécificités régionales. Ce relativisme culturel a engendré des « féminismes » identitaires, tel le « féminisme islamique » et ses variantes : « dé-colonial »… (En France : c’est notamment l’association « Femmes dans la mosquée » de Hanane Karimi …),  c’est un « féminisme » communautaire, racialiste et donc par nature essentialiste et différentialiste.

Nous constatons que ces « féminismes » séparent les femmes les unes des autres au profit d’autres luttes que celles contre le patriarcat. Comment pourrait-il en être autrement alors que les  traditions et religions ont toujours été l’instrument le plus  répressif du système patriarcal. Renvoyer des femmes à leur religion, leurs traditions, leur communauté, leur culture pour les isoler des autres femmes, retarde notre émancipation collective. 

Il n’existe pas plus de « féminisme » islamique que chrétien ou juif, c’est une imposture car il n’y a pas d’aménagement possible de l’oppression : le féminisme ne s’adapte pas aux règles posées par l’oppresseur, il les renverse, les dépasse pour l’émancipation de toutes et tous.

 

Une fois le féminisme défini, comment résister à sa récupération et à son dévoiement ? :

– Se méfier de certains concepts, comme »islamophobie», »intersectionnalité» ou « inclusif » très prisés par les défenseurs du relativisme culturel. Certes, les oppressions se surajoutent :  à l’évidence, être femme, noire, et pauvre par exemple, est autrement plus difficile à vivre que d’être blanc et aisé. Le racisme et la xénophobie, l’antisémitisme, comme le sexisme et l’homophobie/la lesbophobie, tous les préjugés et rejets de l’autre doivent combattus, mais renvoyer des femmes à leur groupe d’origine ne peut constituer une solution. Comment un repli identitaire pourrait-il les/nous affranchir de la domination masculine qui traverse toutes les origines comme toutes les classes sociales ? L’ »intersectionnalité » comme les « féminisme décolonial », « féminisme inclusif »,  le plus souvent noient les revendications des femmes dans les agendas masculins. Comment pourrait-il en être autrement là aussi : le machisme n’a jamais eu besoin de l’occident ni des colonisateurs pour exister.

– Refuser la banalisation du « féminisme » relativiste, islamique ou autre, s’opposer à la « mode pudique », au « Hidjab day » de Sciences Po et aux groupes tels que Lallab (*) par exemple.

L’islam politique veut imposer le voile, la mode dite «pudique » l’aide à y parvenir en  dépolitisant son caractère religieux : prétendre que des femmes s’affichent couvertes dans l’espace public pour des raisons esthétiques, comme s’il s’agissait de n’importe quel autre accessoire, est perfide. Le voile est l’étendard de l’islamisme, il affiche visiblement et via les femmes, sa progression, mais s’il est banalisé en étant dépolitisé par la mode, il devient alors facile de le généraliser. En revanche, les féministes universalistes ont  plus de mal à le combattre pour ce qu’il est vraiment, même si, paradoxe stupéfiant quand on y songe,  de nombreuses musulmanes dans le monde, se battent contre ce même voile.

Le crédo de l’association « féministe islamique » Lallab est de rejeter le « féminisme blanc » pour imposer des spécificités communautaires et religieuses, en particulier l’acceptation du voile islamique. Lallab cautionne et développe en les intégrant, des règles de conduite, des obligations prescrites seulement aux femmes ; se faisant, l’association s’adapte à l’oppresseur et devient un porte-parole comme un autre, du système patriarcal. Lallab cautionne un apartheid genré et contribue à pérenniser un système d’oppression, c’est donc une indéniable récupération du féminisme. Pourtant, ce groupe accusé de détourner des subventions publiques en recrutant des services civiques, a été défendu par nombre d’associations féministes aveuglées par une idéologie islamo-gauchiste qui peu à peu a convaincu à l’extrême gauche et plus largement.

– Réveiller le mouvement féministe qui se laisse séduire par ces « nouveaux féminismes » promus massivement dans les médias et milieux universitaires. Combien d’émissions de radio et articles de presse ces dernières années sur ce qui nous est vendu comme « nouveau féminisme » ? On ne les compte plus.

 

Dénoncer l’imposture sans complaisance, résister pied à pied à la récupération ne suffisent pas, le féminisme universaliste doit aussi construire des alliances :

  • Avec les groupes féministes laïques tels que par exemple le groupe « Femmes sans voile d’Aubervilliers » en France et d’autres ailleurs, relayer leurs actions, en organiser en commun.
  • Avec les intellectuel.le.s  et militant.e.s qui résistent dans le monde arabe, au Maghreb, en Egypte, également en Iran, etc. Relayer leur parole et les soutenir.
  • Avec les mouvements laïques qu’il faut éclairer sur la domination masculine ; quelques exceptions mises à part, ils ont souvent tendance à  s’afficher féministe uniquement quand il s’agit de contrer les religions.

 

Christine Le Doaré

(*) Lallab : voir l’article d’Ikhwan infos  (les deux fondatrices sont d’anciennes étudiantes de Pascal Boniface …).    http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/11198

 

Féminisme, racisme, Lallab etc., la grande confusion

 

J’en ai l’intuition depuis pas mal de temps et l’affaire de Lallab (*1 / *2) et du service civique me le confirme, n’est pas féministe qui veut.

Certaines formes de « féminisme » (essentialiste, victimaire…) n’ont en réalité pas grand-chose de politique, au sens où elles ne visent pas à renverser le système patriarcal mais à s’en accommoder, à l’adapter au mieux, parfois dans l’intérêt des femmes, mais toujours à court terme, et en le pérennisant.

Les féministes matérialistes et universalistes se sont toujours préoccupées de la vie des femmes au sein de la famille nucléaire, dans le monde du travail, et plus généralement à tous les niveaux de la vie sociale, culturelle et politique d’un pays. Certaines se sont attachées plus spécifiquement à un domaine, qu’il s’agisse de l’emploi, des violences, de la sexualité… mais toutes avaient en tête un projet de société féministe et humaniste, bien au-delà de la seule égalité FH, un projet collectif dans lequel tout rapport de pouvoir et de domination serait contesté et bientôt inenvisageable.

Pour le féminisme politique, il ne s’agit pas seulement de mettre des pansements là où ça fait mal, mais de viser une société humaniste, en évitant de calquer de vieux modèles, marxistes ou autres, qui n’ont aucunement fait leurs preuves. De plus en plus de « féministes » perdent de vue cet objectif, se contentent par exemple pour certaines, de se focaliser sur une problématique (le harcèlement de rue, le manspreading…). A notre époque, cette question devrait être prise en charge par des politiques publiques efficaces (certes avec l’aide d’associations maitrisant leur sujet) et les féministes être libres de travailler aussi sur un projet de société alternative.

C’est un piège de se laisser enfermer ainsi, de ne plus prendre de hauteur, de ne plus avoir de vision à long terme ni même de ne plus savoir ce que féminisme veut dire. C’est ainsi que des groupes de femmes comme Lallab peuvent se regrouper autour de problématiques communautaires et/ou religieuses et se prétendre féministes. En réalité, elles ne font que prendre en compte des normes et obligations patriarcales faites aux femmes de leurs communautés et consentir à un « féminisme » adapté. Elles vont en effet défendre à court terme l’intérêt de certaines femmes, dans certaines circonstances, mais aussi contribuer à pérenniser le système.

Il est d’ailleurs fort logique que d’autres « féministes » les adoubent, en particulier celles d’une certaine extrême gauche en prise à un relativisme culturel qui consiste à lier oppression à traditions et donc admettre que certaines violences soient culturellement justifiées ; et les « queer féministes » qui sont tout de même parvenues à substituer les études de genre aux études féministes et ainsi gommer les discriminations et violences subies par le seul groupe social des femmes (ce groupe n’existerait plus puisque désormais les êtres humains s’identifieraient selon leur bon vouloir.).

Quand des féministes universalistes contestent cette récupération (« Combien y a-t-il de féminismes ? *3), ce dévoiement du féminisme, elles sont immédiatement accusées de racisme de manière aussi systématique qu’absurde. Si la diffamation n’était pas si grave, ce serait comique. Pour rappel, le racisme est une idéologie qui admet l’existence de races humaines (et non d’une seule espèce humaine) et affirme sans aucun fondement scientifique qu’elles ne seraient pas égales entre elles. Dans tous les cas, l’islam n’est pas une « race », c’est une religion et donc une croyance. Critiquer le conservatisme, sexisme, lesbophobie/homophobie des religions est progressiste et féministe et fort admis lorsqu’il s’agit d’autres religions que l’islam ; c’est d’ailleurs fort couru et à juste titre, vis-à-vis de l’église catholique parmi l’extrême-gauche et les « queers » auxquels je viens de faire référence, mais l’islam est taboue et ses interprétations plus ou moins fondamentalistes peuvent servir à contrôler et opprimer les femmes.

Contrairement à ce qu’ont prétendu des féministes égarées telle Christine Delphy (*4), les féministes universalistes et laïques ne sont pas racistes, bien au contraire, elles sont solidaires des femmes du monde entier qui subissent les discriminations et violences du système patriarcal ; elles ne sont pas complaisantes, encore moins condescendantes, elles combattent la perversité du relativisme culturel ; en revanche, la condescendance vis-à-vis de personnes issues d’une autre culture/religion qui seraient incapables de savoir ce qu’émancipation et liberté veulent dire, est à l’inverse la manifestation d’un profond racisme, qui s’ignore peut-être mais néanmoins bien réel.

Les personnes qui se revendiquent du féminisme devraient s’interroger sur ce concept, cette lutte, ce projet de société. L’exécrable confusion qui s’étend, empire d’année en année, vide lentement mais sûrement le féminisme de son sens originaire. Bientôt, à force de dévoiement, il ne signifiera plus rien et tout le monde pourra s’en emparer pour le morceler à l’infini, puis le néantiser.

Christine Le Doaré

 

*1 Lallab et islamisme – IKHwan infos :

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/11198

 

*2 Lallab et service civique – prochoix

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=1071

 

*3 Combien y a-t-il de féminismes ? :

https://christineld75.wordpress.com/2016/10/07/combien-y-a-t-il-de-feminismes/amp/

 

*4 Christine Delphy, la supercherie :

https://www.google.fr/amp/s/christineld75.wordpress.com/2015/07/24/christine-delphy-la-supercherie/amp/

 

 

 

 

 

 

 

Les émeutes du point de vue d’une féministe « blanche » et donc raciste !

img_9421Les émeutes du point de vue d’une Féministe « blanche » et donc raciste !

Émeutes des banlieues – Théo –

À tous/toutes les chacals islamo-gauchistes, chasseurs de tweet de « féministe blanche » et donc raciste. Ben tiens !

Un tweet ne permet pas de développer et peut donner matière à interprétation.
La mauvaise foi de ceux qui récupèrent la lutte contre le racisme au profit de la défense de l’islam politique, enfermant des personnes selon leur origine dans une religion version moyen-âge, les idiotEs utiles de l’islam politique ou islamo-gauchistes, infatués de certitudes, n’hésitent jamais à détourner et manipuler. Leur but est simple : salir, discréditer et continuer de pourrir le débat.
Qu’ils soient journalistes, universitaires, militants politiques ou associatifs, plus ou moins proches des Indigènes de la République du PIR et des thèses essentialistes et racialistes, ils sont à l’affût de la moindre occasion de lâcher leur meute de suiveurs acculturés sur tout ce qui peut nourrir leur haine pendant quelques heures.
Des féministes qui se disent intersectionnelles ne sont pas en reste, démontrant ainsi à quel point les femmes sont en réalité le dernier de leurs soucis, elles n’hésitent jamais à jeter en pâture même des militantes féministes, à la vindicte des roquets identitaires, « leurs groupes », « leurs familles », « leurs frères », « leurs alliés » réels ou imaginaires.
Solidarité féministe ? Pardon ? Faut pas rêver ! De toute façon, t’es pas féministe, t’es même pas une femme, puisque t’es blanche ! T’es juste du blanc.
Il est où le racisme ?

Le tweet en question (voir ci-dessous) signifiait – peut-être maladroitement – ceci :
– Les femmes sont victimes des discriminations et violences masculines et sociétales les plus sordides (viols/ mariage forcé/ excision … ), si pour lutter contre ces crimes les plus hideux elles faisaient l’erreur de tout mettre à feu et à sang, ce que l’on pourrait parfaitement justifier, la planète serait en guerre civile depuis longtemps.
Ce n’est pourtant pas le cas, pourquoi ?
– La communauté chinoise a été, est toujours, dans certaines villes, durement touchée par des violences racistes allant jusqu’au meurtre. Elle ne s’est pas commise dans des dégradations publiques. Il n’y a eu aucune émeute ni récupération ni instrumentalisation. Pourquoi ?
– Quand Ilan ou d’autres juifs sont assassinés, il n’y a pas d’émeute, pourquoi ?

Je dénonce le viol et/ou les violences commises par des policiers sur Théo et sur d’autres, mais je ne fais pas d’amalgame avec la police en général ou un prétendu état raciste et tortionnaire. La police doit être respectée et pour cela être respectable.

Mon tweet ne faisait allusion à aucune origine, « race » précisément, je ne parlais pas de noir ni d’arabe, Théo aurait aussi bien pu être blanc, il y a aussi des blancs qui vivent en banlieue et dans les cités.
Je ne parlais même pas des casseurs, des voyous, gangs et dealers mais de ceux qui visent la chienlit, le no système pour contrôler, s’installer et se développer.
Ce tweet parle de récupération, manipulation, instrumentalisation, il vise ceux qui organisent et attisent la haine, et ceux qui les cautionnent par leur clientélisme politique (ou syndrome du bisounours neuneu de type catho de gauche ayant tant à se faire pardonner, etc.).

Le FN est le seul à condamner certaines dérives, une partie de la gauche ayant démissionné quand une autre, ne contribue pas à attiser ce genre d’émeutes.
C’est tellement facile d’interpréter quelques mots dans le sens qui arrange, d’accuser les autres de racisme sans cause réelle ni sérieuse, juste parce que toutes les féministes blanches, tous les démocrates le sont forcément dans notre France coloniale et coupable des pires exactions, les pires pays totalitaires à côté, faisant quasiment figure de paradis !

Organiser la confusion idéologique c’est donner du pouvoir aux caïds machistes des banlieues, c’est aider l’islam politique à tirer ses marrons du feu de la révolte, c’est installer au pouvoir le FN sur un trône doré, ce n’est en rien aider les banlieues et leurs populations à s’émanciper. 

Tweet :
Heureux que femmes, homos, juifs, asiatiques, etc. ne pillent ni ne brûlent la France à chaque fois que leur groupe est visé ! D’ailleurs…

Christine Le Doaré

ASSEZ !

IMG_5499Bilan provisoire des attentats de Paris et Saint-Denis : 129 morts et 352 blessés.

Face à l’horreur des attentats du 13 novembre qui ont ensanglanté Paris, je ressens une insondable tristesse mais aussi une rage infinie.

Je suis en rage contre l’idéologie machiste et mortifère du terrorisme, mais aussi contre tous ses soutiens directs ou indirects.

  • Une rage suffocante face à la barbarie abjecte, la lâche arrogance des assassins, islamistes fanatisés ;
  • une rage sourde envers les Nations Unies, l’Union Européenne et nos gouvernements successifs qui n’ont pas été capables de prévenir de telles atrocités ;
  • une inexorable rage face aux militants, élus, intellectuels, médias d’extrême droite comme d’extrême gauche qui instrumentalisent le massacre comme si les victimes n’étaient que les accessoires de théories destinées à manipuler la population ;
  •  une rage mordante contre la domination masculine, car il serait temps de réaliser à quel point, les stéréotypes virils aussi, font le lit du terrorisme islamiste, machiste et mortifère

 

Les morbides terroristes islamistes

Les idéologues de l’islam politique organisent le choc des civilisations. Ils agissent au nom de l’islam, prenant au pied de la lettre les versets du Coran  dont ils ont une lecture intégriste et hégémonique. Ils veulent punir les infidèles et étendre leur emprise partout. Ils ne considèrent pas la religion comme relevant de la sphère privée, mais comme une conquête qui justifierait, au nom d’Allah,  de commettre les pires massacres, au Liban, aux USA, en Syrie, en Afrique, en Tunisie, en Europe, et sur toute la planète.

Le Bataclan est qualifié de « lieu de débauche où sont rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité », mais rien en occident, ni même en terre d’islam,  ne trouve grâce à leurs yeux, et surtout pas les femmes, la musique, l’art, ni même la vie en réalité. Toutes ces provocations devraient selon eux, être anéanties et remplacées par une application stricte de la charia.

Alors vous pensez bien que nos valeurs et systèmes de laïcité, libertés publiques, égalité femmes-hommes sont l’ennemi prioritaire.

Les petits soldats endoctrinés et manipulés, bras armés de l’Islam radical, ont suffisamment d’arrogance et de morbidité en eux pour estimer avoir le droit de voler des vies, de distiller l’effroi,  mais rien de tel malgré tout pour se donner du courage, que de se bourrer avant de tuer, de captagon, la drogue des djihadistes.

Les femmes aussi sont encouragées à se faire exploser, leur vie ne valant dans tous les cas pas grand-chose, et vous verrez qu’elles se soumettront toujours plus nombreuses, à la tutelle patriarcale des chefs de guerre islamistes.

C’est l’apothéose de la domination et de la haine machistes,  dans tout son arbitraire, toute sa sauvagerie, toute son ignominie.

 

La bien-pensance de la gauche de la gauche et de la gauche aussi

Les victimes du 11 janvier dernier,  dessinateurs, clients juifs d’un supermarché,  n’étaient pas moins innocentes que celles du 13 novembre.

Mais en frappant Paris, la France, au cœur de sa diversité, dans des lieux de convivialité, symboles de notre mode de vie, les terroristes islamistes ont-ils au moins ôté aux lamentables « JeNeSuisPasCharlie », la possibilité de brandir l’accusation fallacieuse d’ »islamophobie provocatrice ».

Même s’ils ne manquent déjà de trouver des raisons et même des excuses aux assassins fanatisés, on les voit tout de même assez mal brailler « JeNeSuisPasParis ».

Comme s’il ne fallait pas avant tout défendre les citoyen-ne-s de notre République démocratique et laïque, à l’extrême gauche, le NPA et LO notamment, ont déjà publié des communiqués dans lesquels ils se désolidarisent de toute union nationale. Que ne demandent-ils l’asile politique au pays totalitaire de leur choix !

Le PIR (Parti des Indigènes de la République), fidèle à ses mantras hallucinogènes rend une France prétendument raciste et coupable « d’islamophobie d’état », responsable des attentats. Comme si l’état français organisait et cautionnait le racisme et la haine des musulmans ! C’est un peu comme si, niant les lois et mesures prises par nos institutions, les militant-e-s homosexuel-le-s racontaient que les actes homophobes étaient organisés et cautionnés par l’état français !

C’est vrai que la guerre d’Irak déclenchée par les USA en 2003 sur de faux renseignements de la CIA était une absurdité, mais la France n’y est pour rien.

En outre, la France, ancienne puissance coloniale, ne dicte plus depuis longtemps de règles à personne et surtout pas aux pays arabo-musulmans, qui se débrouillent seuls pour s’entretuer, entre sunnites et chiites notamment, non sans quelques dommages collatéraux : les Kurdes, les coptes, les yezidis, etc. Oui, il faut l’entendre, aussi dur cela soit-il, l’Arabie Saoudite, le Qatar, idéologues et financeurs en chef de l’islamisme, n’ont jamais été colonisés !

Des internautes, militants ou sympathisants de ces mouvances politiques écrivent que c’est la faute de la France qui vend des armes, sans penser un seul instant que Kalachnikov ne sonne pas tout à fait français et que des terroristes décidés à tuer savent fabriquer toutes sortes d’engins meurtriers. Bien sûr ce serait tellement mieux si plus aucune arme n’était fabriquée nulle part, mais nous ne vivons pas encore sur « bisounours planète » et dans tous les cas, il est indécent de relativiser avec de tels arguments, des actes inqualifiables.

D’autres tentent de détourner l’intérêt porté à la France en parlant du Liban. Moi aussi j’ai parlé du Liban, je dénonce et manifeste lorsque des attentats frappent différents endroits du globe, mais loin de moi pour autant, l’intention de culpabiliser ceux qui pleurent nos morts. Ce n’est pas une compétition. Chaque pays est concerné par les horreurs commises ailleurs, mais vacille devant ce qui le touche de près. C’est banalement humain et ça n’a strictement rien à voir avec le racisme.

D’autres encore commencent à pleurnicher sur les risques que fait courir l’état d’urgence aux libertés publiques. Ne vous en déplaise, à un risque hypothétique, je préfère celui de ne pas sauter dans un attentat et je fais confiance au peuple français pour ne pas laisser perdurer plus que de nécessaire, la mise en œuvre de mesures drastiques mais salutaires, de sécurité

Mais vous verrez que d’ici quelques jours, Edwy Plenel et tant d’autres trouveront le moyen de discourir avec Tariq Ramadan et Emanuel Todd, de l’insoutenable provocation islamophobe des terrasses de café !

 

L’opportunisme hideux de l’extrême droite

L’instrumentalisation des attentats par l’extrême-droite est révoltante : les flaques de sang ne sont pas nettoyées, qu’elle saute sur l’occasion de se victimiser et de se poser en meilleur rempart pour la France.

Les attentats pourraient bien faire tomber nombre de français dans le panneau de la peur, des divisions, du rejet et de la haine de l’autre ; l’extrême droite ne manque bien sûr pas de les y encourager.

Plus sordide encore, le FN sait s’y prendre pour entretenir confusion entre islamistes radicaux et réfugiés fuyant les exactions de DAECH, justifiant ainsi de ne plus les accueillir.

  

L’insidieuse complaisance culturelle et médiatique française

Même l’AFP, supposée politiquement neutre et professionnelle, utilise le terme terroriste entre guillemets, comme si malgré tout, cette qualification était à prendre avec précaution.

A peine a-t’ on commencé de compter les cadavres des victimes que l’on nous rabâche déjà qu’il ne faut surtout pas faire d’amalgame.  A l’évidence, des actes isolés peuvent se produire, des imbéciles incontrôlables, il n’en manque pas, mais c’est le cas tout le temps, pas seulement après un attentat. Ce sont d’ailleurs plutôt des actes racistes, les gens ne savent pas s’ils agressent un croyant, sauf si bien sûr, la personne porte des habits spécifiques. Un exemple s’il en faut : les indépendantistes bretons qui ont agressé un homme d’origine maghrébine à Pontivy. Est-il seulement musulman ?

Il faut cesser de prendre les français pour des idiots. Il n’y pas eu en France de chasse aux musulmans après les attentats du 11 janvier. Au contraire, les français se sont rapprochés et je me demande s’il n’est pas condescendant voire raciste, en tout cas infantilisant, de conseiller aux musulmans de ne pas dénoncer l’islam politique qui cherche à les piéger eux, au premier chef. Ils ont tout intérêt à se lever en nombre pour installer un islam de France, représentatif, porté par des imams cultivés et respectueux des valeurs de leur République.

Dans tous les cas, il est certainement plus urgent de dénoncer l’islam politique, l’intégrisme et le salafisme bien implantés en France, dans les mosquées, les quartiers, les entreprises aussi. La RATP, l’une des sociétés qui a le plus de fiches S parmi ses agents, commence à parler des nombreux incidents liés à la religion, principalement parmi les conducteurs de bus. Des agents qui refusent de saluer une femme, font passer leur prière avant leurs horaires, sont à l’évidence, radicalisés et potentiellement dangereux.

 

Des gouvernements coupables d’incohérence et de laxisme

La Droite au pouvoir entre 2007 et 2012 n’a obtenu aucun résultat probant, ne serait-ce que parce qu’elle a supprimé pendant cette période 13 000 postes de policiers et gendarmes. Entre 2004 et 2010, des personnes condamnées ont été relâchées dans la nature et sans surveillance. Trop facile de faire les fiers à bras et d’accuser le gouvernement actuel.

La gauche est efficace en cas de crise mais par électoralisme, elle cultive le déni, engluée dans des politiques aux conséquences dramatiques telle que par exemple celle des « grands frères », profondément sexiste et à l’origine d’une aggravation de la situation des filles et des femmes dans les quartiers.

L’imam de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, peut sans risque, inonder de vidéos les enfants qui apprennent que s’ils jouent de la musique, ils seront transformés en porcs. Le salon musulman de Pontoise peut se dérouler sans entraves malgré les prêches et débats inadmissibles qui s’y sont tenus.

Les maghrébins qui ne vivent pas en France mais se promènent à Saint-Denis par exemple, sont effarés par le comportement d’une partie de la population ayant adopté un mode de vie intégriste, mais pas nos élus !

Les élus clientélistes non seulement laissent faire, mais encouragent, motivés par des vues électoralistes : gagner des voix aux prix de passe-droits, de contournements des lois, de la laïcité, de l’égalité entre les genres, etc.

Il s’agit ni plus ni moins d’une lutte d’influence aux fins d’affirmer un pouvoir et de contrôler des zones de territoire. Il est plus que temps d’en prendre conscience et de combattre ce prosélytisme qui est en soi un projet politique incompatible avec la République.

 

Une Europe faible et perméable aux idéologies fascisantes

Bruxelles est la capitale de l’Union Européenne mais à Molenbeek on laisse pendant des années et à la vue de tous, l’islamisme radical et politique s’organiser imperturbablement.

Le gouvernement français est tout de même contraint d’en appeler à l’aide l’UE qui ne se précipite pas pour agir.

 

Une mondialisation irraisonnée, une situation internationale instable, illisible

Nombre d’états jouent double-jeu, quand ils ne sont pas comme notamment la Turquie, engagés dans une abjecte mascarade, prétendant lutter contre DAECH mais poursuivant en réalité bien d’autres dessins.

Des dignitaires du Qatar qui organisera une prochaine coupe de football, avec l’aval de l’émirat, accueillent le Hamas, les Frères musulmans et des combattants du djihad ; ils financent le terrorisme en Syrie et en Irak.

 

Les assassins islamistes sont coupables d’atrocités sans nom, mais tous ceux qui leur ont facilité la tâche doivent maintenant se remettre en question et agir.

Ne laissons pas à l’extrême-droite le soin de combattre l’islamisme, elle le fait de la façon la plus lamentable qui soit, avec des amalgames, en radotant des slogans nationalistes  comme la « France aux français ».

Cessons d’accuser de racisme ou d’islamophobie, ceux qui critiquent l’islam politique, les frères musulmans, le salafisme. Ces tenues vestimentaires archaïques, ces interdits d’un autre âge, ce sexisme révoltant, nous ne le supportons pas des autres religions, il n’y a aucune raison de cautionner cette caricature d’islam.

Les petites lâchetés accumulées, l’indulgence et la complaisance envers l’islamisme politique et son bras armé le terrorisme, ne font que favoriser leur guerre de civilisation. C’est une complicité pas si passive que ça.

C’est vrai que nos sociétés occidentales peinent à nous faire rêver, entre culte de la consommation et individualisme narcissique, mais ce n’est pas en favorisant l’obscurantisme ni même le religieux que nous trouverons des réponses.

Il y a vraiment quelque chose de malsain, de terriblement masochiste à rechercher comme le font certains des raisons, voire des excuses, aux terroristes, parfois présentés comme des victimes des inégalités sociales, de la colonisation, du différentialisme culturel, du grand méchant occident.

Nous ne sommes plus dans les années 60, si la culpabilité postcoloniale a peut-être été une étape nécessaire, il y a bien longtemps que ses dommages sont dépassés par l’ampleur et l’horreur de conflits plus récents dans lesquels nous ne sommes pas pour grand-chose.

Dans tous les cas, nous n’avons pas à rougir de vouloir défendre les valeurs occidentales et même universelles, qui le méritent.

Il est temps de comprendre que les populations des démocraties occidentales sont très cosmopolites, plurielles, quand nombre de pays arabo-musulmans notamment, s’uniformisent, se ferment à toute ouverture et diversité culturelle, imposent des régimes autocratiques, totalitaires et sont coupables de racisme, xénophobie, sexisme, homophobie, etc.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça ne me tente guère !

En tant que féministe, j’en ai plus qu’assez des soutiens et complicités, plus ou moins conscientes, plus ou moins appuyées, avec les manifestations viriles sordides et mortifères que sont l’islam politique et son terrorisme islamiste. Ces formes exacerbées, barbares, de la domination masculine qui règne sur ce monde, mettent à feu et à sang notre planète.

Assez, ressaisissez-vous et tâchez de nous épargner au moins le pire !  

Christine Le Doaré


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