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Paris nord-est, le tram de l’angoisse

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Canal de l’Ourcq sortie Parc de la Villette vers Pantin

Ce dimanche après-midi-là, partie découvrir dans le prolongement du Parc de la Villette, le canal de l’Ourcq, direction Pantin et ses moulins restaurés,  je ne pensais pas en revenir aussi déprimée.

Oh la balade fut sympathique, berges piétonnières et jolis petits bateaux de location sur l’eau, le retour, en revanche, plus éprouvant.

Avant de prendre le tram du retour, direction Porte de Vincennes, je m’offre un petit arrêt dans la Cité des Sciences et de l’Industrie, quand soudain je tombe sur une petite famille, un père et ses enfants dont une fillette d’environ 9 ans, soigneusement voilée. Une enfant si jeune qui ne devrait avoir en tête que de s’amuser librement, dans ce musée ludique. Dépitée de constater une fois de plus, que si de plus en plus de femmes sont voilées, les fillettes n’échappent pas  non plus à cette mode politico-religieuse qui sur elles toutes, étend son voile d’invisibilité. Le voilement des fillettes est terriblement choquant, c’est un formatage idéologique qui les assigne à une obscure ségrégation sexuelle et sexiste. De plus en plus de fillettes sont ainsi marquées du sceau communautaire et religieux imposé par leur famille, c’est de la maltraitance, la République pourtant, ferme les yeux.

Attristée, je me dirige vers la station de tram Porte de la Villette où j’aperçois une autre fillette d’environ 7 ans cette fois, abandonnée sur le quai et prise en charge par la sécurité RATP. La petite fille semble être Rom ou Syrienne, oubliée sur un quai, pour quelles raisons, par quels « parents » ? Pauvre bout de chou aux grands yeux emprunts d’un insondable sérieux. La brigade RATP appelle la police qui la prendra en charge, la rame arrive, je la regarde une dernière fois.

Assise, préoccupée, j’observe attentivement les gens dans la rame, autant que les extérieurs que nous traversons sur le trajet de la Porte de la Villette jusqu’à la Porte de Vincennes. Un parcours dans Paris, même si à sa périphérie, que nos politique et décideurs publics,  ne doivent pas souvent emprunter. De chaque côté, on aperçoit pour l’essentiel, des HLM et des citées plus ou moins délabrées, grises, sales, laidement taguées (pas franchement du street art !), affublées de balcons débarras.

Sur les trottoirs comme dans la rame, circule une population très majoritairement immigrée essentiellement d’origine africaine et maghrébine, difficile de parler de mixité sociale ; les garçons sont en bandes, les filles entre copines, les pitbulls en liberté, les tensions sont palpables. De nombreuses femmes âgées mais aussi de toutes jeunes filles-femmes sont voilées, certaines portent abaya, niqab, d’autres les vêtements traditionnels des campagnes de leur pays d’origine ; les personnes des deux sexes sont soumises à des règles communautaires, hiérarchiquement séparées, la domination masculine règne en maître. 

Abattue, j’ai envie de quitter la rame avant mon arrêt. J’ai beau ne rien ignorer de cette situation, ce dimanche de fin juillet, l’accumulation m’oppresse. Comment a-t-on pu en arriver là ? Un tel retour arrière, aussi phénoménal et à si grande échelle ? 

Le dernier centre de dé-radicalisation a fermé, à quoi servirait d’en ouvrir de nouveaux ? Dans toutes les villes et pas seulement quelques banlieues, des zones entières de territoire républicain sont plus ou moins livrées à elles-mêmes et ne ressemblent plus guère aux villes françaises que nous connaissions encore il y a peu. Bien sûr des personnes et des lieux résistent, mais trop souvent les lois de la République, et  le « vivre ensemble » sont balayés par des comportements communautaires qui prévalent ; se jaugent aussi entre elles,  les différentes communautés ; la délinquance et la violence prospèrent, s’imposent aux habitants qui les subissent. Ces comportements de fermeture à d’autres cultures, aux modes de vie d’un pays dont on attend pourtant beaucoup, engendrent des incompréhensions et un rejet des valeurs républicaines et laïques quand ils ne nourrissent pas une haine trop souvent encouragée par des médias, intellectuels et politiques condescendants et démagogiques. Le projet n’est alors plus de vivre en France parce que l’on a choisi de connaître, participer et enrichir sa culture, mais de se refermer sur des logiques séparatrices.Ces enfermements communautaires servent bien sûr des dessins politico-religieux qui se cachent à peine. 

Des politiques d’urbanisme, de logement social, sociales, ont favorisé  l’illusion d’un refuge dans des traditions conservatrices qui enferment. L’islam politique a la tâche facile.  Le clientélisme politique a dangereusement enfoncé le clou et je ne vois pas comment nous pourrions maintenant en sortir, à moins d’une sérieuse prise de conscience et d’une action politique volontariste, intensivement soutenue.

Mais j’ai l’intuition que la situation nous a déjà échappé,  le gouvernement, les Maires, les pouvoirs publics ont-il seulement réalisé l’ampleur des dégâts ? Qui, quand, comment seraient mises en oeuvre des actions capables de redresser la barre et nous éviter les terribles écueils sur lesquels nous ne manquerons pas de nous échouer ? La lucidité, rien de plus déprimant.

Christine Le Doaré

 

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Le hasard faisant hélas dans ce cas, bien les choses, 48 heures après avoir posté ce texte sur mon blog, je prends le métro vers 17h20 sur la ligne 8 et je tombe pile nez à nez avec un groupe d’enfants en centre aéré. Dans le groupe d’enfants qui s’amuse, une fillette voilée. Mais bien sûr il ne s’agit une fois de plus, que d’une hallucination visuelle islamophobe ! Quand le déni confine à la collaboration, les déni-oui-oui, deviennent complices d’un système d’oppression.

Politiques, intellectuels, médias, reprenez-vous vite !

pour postIl est temps de prendre conscience de la situation

Nous aurions pu récupérer un peu dans la torpeur de l’été, oublier les averses printanières, nos inquiétudes quant à l’avenir politique du pays ; guérir nos récentes blessures de guerre et espérer des fous d’Allah, une trêve.

Nous n’aurons eu aucun répit. Des attentats islamistes nous ont frappés, une fois de plus : en France, l’indescriptible massacre du 14 juillet à Nice, puis le père Hamel égorgé dans son église de Saint-Etienne du Rouvray ; en Allemagne aussi, et toujours en Syrie, etc.

 

Après la tuerie de Nice, alors que le décompte invraisemblable de tués et de blessés tombait comme autant de mares de sang noyant la ville sous l’horreur, les réseaux sociaux mais aussi des médias et des politiques ont rivalisé des poncifs habituels : « c’est l’œuvre d’un fou », « il n’est même pas religieux », « pas d’amalgame », qui ont résonné comme autant de coups supplémentaires portés aux victimes.

L’enquête progressant, il fut rapidement établi que ni l’attentat de Nice, ni plus tard l’assassinat de Saint Etienne du Rouvray, n’étaient l’œuvre de malades mentaux délirants. Les hommes qui ont commis ces horreurs ne sont ni déséquilibrés ni solitaires.

Dans tous les cas, si quelqu’un peut me dire ce qu’est un terroriste islamiste équilibré, je suis preneuse ! Vouloir édifier au vingt-et-unième siècle, un grand califat et asservir la planète toute entière pour y parvenir, c’est sensé vous croyez ?

Les hommes qui s’engagent dans le djihad et commettent ces attentats islamistes, ne sont pas plus déséquilibrés ni solitaires que bien d’autres. Ils sont souvent délinquants, peuvent être alcooliques ou toxicos, instables et parfois violents ils ont pris l’habitude de transgresser les lois ; ils ne viennent pas de milieux nécessiteux ; ils ont des appuis, des réseaux ; ils ont méthodiquement planifié leurs actes, en prenant leur temps et avec un sang-froid hors du commun.

Ils ne sont pas forcément très religieux, ils se sont radicalisés plus ou moins vite, mais tous se sont tournés vers Daech, fascinés par sa propagande, pour venger leurs frustrations petites ou grandes et vomir leur haine des valeurs occidentales.

Ils sont attirés par l’organisation paramilitaire de Daech, son dessein sectaire d’une nation islamique mondiale : terrasser des mécréants et la civilisation occidentale pour instaurer un grand califat islamique, c’est sans nuance et cette implacable et virile toute puissance est à même de les galvaniser suffisamment pour passer à l’acte sans arrière-pensée.

Ils obéissent aux derniers commandements de Daech qui recommande de ne plus rejoindre le califat mais de frapper sur place. Nul besoin de se former en Syrie, ni même de se procurer des armes lourdes, n’importe quel objet, véhicule, peut devenir une arme par destination et tuer.

 

Apprendre que le terroriste de Nice a commis des violences conjugales n’a rien de bien étonnant ; en revanche, tous les hommes violents ne deviennent pas terroristes, il ne resterait plus grand monde sur terre ! Les coupables de violences conjugales et plus généralement violences de genre, sont de tous les milieux sociaux, de toutes les religions ou athées, et de toutes les obédiences politiques.

Si les violences conjugales n’expliquent pas à elles seules le ralliement à Daech, (nous ne lutterons évidemment pas contre l’islam radical en luttant seulement contre les violences conjugales), il est malgré tout légitime de s’interroger sur le lien entre machisme, masculinisme et terrorisme car seules des sociétés patriarcales peuvent inventer et développer des systèmes totalitaires aussi mortifères.

 

Comment avons-nous pu jusqu’ici, supporter en silence, autant d’aberration ?

Le religieux prend infiniment trop de place dans nos sociétés livrées au capitalisme sauvage et mondialisé. Sans régulation et une meilleure répartition des richesses, les plus démunis et fragilisés peuvent se tourner vers ce qui les réconforte à bon compte ; les intégristes ne se privent alors pas de les recruter.

Il faut toutefois relativiser cette influence en matière de terrorisme islamiste : la plupart des djihadistes sont issus de familles relativement aisées. Certains se sont radicalisés après un long parcours d’endoctrinement religieux et d’entraînement en Syrie ou ailleurs, mais dans les cas de radicalisation dite « rapide », il semble plutôt que ces hommes brièvement exposés à la propagande djihadiste (via Internet, des relations, un imam aux prêches douteux…) compensent des frustrations d’ordre privé, telles par exemple, des difficultés de couple, en se vengeant, en se projetant héros de la nation islamique.

Il est intéressant de noter qu’à l’occasion des attentats, les religions se confortent mutuellement (en tous cas le catholicisme et l’islam) : assoir leur emprise et tacler la laïcité, ne leur déplait pas.

Les récents propos du pape sont révélateurs : avec aveuglement, il a mis sur le même plan les violences islamiques et catholiques, comparant les massacres terroristes commis par Daech avec les violences et crimes commis individuellement par des catholiques. Oui, les violences machistes du système patriarcal tuent chaque jour mais on ne peut pas comparer un système politique visant à l’instauration d’une dictature politico-religieuse avec des crimes individuels. Le nazisme pourrait-il être réduit à des crimes machistes individuels ?

 

L’envahissement du religieux, l’influence des réseaux intégristes catholiques  pro-vie et anti-mariage pour tous et les concessions constantes à « l’islam de France », sont insupportables. Ils répondent aussi à un besoin de reprise en mains d’hommes et même de femmes, perturbés par la perte d’un  mode de vie et de rapports de genre traditionnels. Pour beaucoup d’hommes, c’est un moyen de réaffirmer la domination masculine.

Trop de politiques, intellectuels et médias semblent avoir perdu tout esprit critique, ils se sont retranchés pour certains derrière une confortable et aveugle complaisance, pendant que d’autres à l’inverse, instrumentalisent les problèmes à des fins politiciennes. Pourtant, le progrès et l’égalité valent bien d’être défendus et sans compromis aucun.

En ce qui concerne l’islamisation de notre société par les Frères musulmans et les salafistes, islamisation qui prépare le terrain du terrorisme, combien de décideurs et faiseurs d’opinion luttent avec bon sens, mesure et efficacité, contre :

  • Une urbanisation génératrice de ghettos, des politiques sociales inopérantes, l’absence d’intégration des populations migrantes (notamment l’isolement des femmes arrivées dans le cadre du regroupement familial), l’échec scolaire, … ;
  • Le voilement progressif des femmes et des fillettes de plus en plus jeunes, symbole visuel de l’asservissement des femmes et étendard politique ; les créneaux non mixtes dans les piscines ; les médecins interdits d’ausculter et de soigner des musulmanes dans les hôpitaux, … ;
  • les salafistes qui ont fini par régler la vie de certains quartiers : l’économie salafiste ou frèriste parallèle avec ces boutiques et sites Internet qui vendent des accoutrements exportés d’Iran, abayas ou hijabs pour cacher les corps des femmes et des fillettes (bâches informes pour les pauvres rue Jean-Pierre Timbaud à Paris ou boutiques de luxe pour les riches saoudiennes) ; les vastes territoires zones de non-droit livrés aux trafics et à la violence où la charia a déjà remplacé la loi de la République et où des élèves contestent effrontément l’enseignement des classes d’histoire, de biologie, … ;
  • le communautarisme, le relativisme culturel, le complotisme, l’obscurantisme, l’antisémitisme décomplexé, l’antiracisme tombé aux mains d’idéologues racistes anti-blancs, … ;
  • l’islamisation via Internet et les réseaux sociaux et via des imams qui complaisamment évitent de traiter du sujet ou pire, à l’instar de celui de Brest ou de la mosquée du Mirail à Toulouse, Mamadou Daffé, prêchent l’impensable en toute impunité ;
  • le caillassage des médecins, pompiers et forces de l’ordre ; la haine de la France, des valeurs républicaines, de l’occident, le verrouillage des institutions internationales qui ont fini par vider de leur substance les Droits Humains ;
  • etc.

Au contraire, le recrutement universitaire est verrouillé afin que l’enseignement se fasse le relai d’une pensée gauchiste radicale, culpabilisant l’occident colonisateur et impérialiste et disculpant  de toute responsabilité, l’autre partie de la planète ; la plupart des médias suivent et les politiques n’ont pas le courage de contredire.

Sinon, expliquez-moi pour quelles raisons tant de politiques, intellectuels et médias feignent d’ignorer ce qui s’est produit en Algérie dans les années 90, quand les islamistes ont commencé à s’attaquer insidieusement aux femmes, aux laïques, à la société civile, puis les ont harcelés, assassinés, au nom d’Allah et du Coran, avant de verrouiller la société toute entière ?

Les 220 000 morts algériens dont de nombreuses femmes jugées insoumises, pas assez bonnes musulmanes, toutes et tous sacrifiés sur l’autel du terrorisme islamiste du GIA, ancêtre de Daech, qui en parle à part quelques intellectuels algériens stigmatisés et à peine soutenus chez nous ?

A l’extrême droite, l’islamisation est instrumentalisée pour promouvoir une France nationaliste et raciste.

La droite s’illustre par une surenchère électoraliste de mesures inutiles ; après avoir supprimé des forces de police et désorganisé le renseignement, c’est véritablement indigne.

A gauche, il est de bon ton de réduire l’étendue de l’islamisation et même le terrorisme islamiste au seul désespoir social et à confier aux représentants de l’islam le soin de régler les problèmes, c’est une inexcusable erreur de jugement : l’islam politique doit être combattu sur tous les plans et par l’état au premier chef.

La gauche radicale quant à elle, cautionne le relativisme culturel et même le racisme essentialiste révoltant d’une Houria Bouteldja, meneuse du Parti des Indigènes de la République (PIR), et contribue en cela à détruire sans alternative crédible, le peu de confiance qu’il nous reste, dans nos valeurs républicaines. Elle n’a plus que le mot « islamophobie » à la bouche, et je ne serais pas surprise que pour se justifier, elle en arrive un jour à défendre aussi les dérives du catholicisme : soutenir la lutte contre l’avortement, revendiquer l’homophobie, en tant que vils héritages coloniaux et impérialistes ! Ah j’oubliais, ça ne risque pas d’arriver, car seule l’islam est la religion des opprimés, ce qui l’autoriserait même à persécuter les femmes et les minorités sexuelles… !

Les démocraties occidentales ne sont pas irréprochables, loin s’en faut, mais la gauche radicale aide du mieux qu’elle peut les islamistes à les culpabiliser et condamner. Pourtant, opposer schématiquement occident et « indigènes » ne mène nulle part : hors du monde occidental, des personnes pauvres, fragiles, des femmes, des enfants, des étrangers, des minorités sont exploitées et victimes des violences les plus abjectes.

*Judith Butler : « Il est extrêmement important de considérer le Hamas et le Hezbollah (groupes terroristes s’il en est) comme des mouvements sociaux progressistes, qui se situent à gauche et font partie d’une gauche mondiale ».

 

Quelles solutions ?

Le plus urgent est de comprendre comment s’adapte le terrorisme islamiste et d’apporter les bonnes réponses politiques.

Nous le savions déjà mais le dernier numéro de Dabiq, la revue de Daech, nous le confirme, l’Etat Islamique ne nous haït pas à cause de la situation dans nos banlieues, ni de notre politique extérieure, mais parce que « nous sommes des mécréants qui refusons l’unicité d’Allah », parce que nous sommes laïcs et que « nos sociétés libérales autorisent ce qu’Allah interdit ».Tant que nous ne nous soumettrons pas à l’autorité de l’islam, Daech nous combattra. Daech et les islamistes nous haïssent donc pour ce que nous sommes : laïcité, mode de vie, mixité, égalité Femme/Homme, etc.

Il s’agit de se venger, de nous humilier et de nous terrifier ; de nous imposer par tous les moyens (que les djihadistes rejoignent la Syrie ou improvisent sur place), un grand califat islamique.

Par conséquent, il nous faut cesser de trouver des excuses aux assassins, sortir de la complaisance et du déni et combattre l’islamisation, la radicalisation et le terrorisme sur tous les plans, avec une détermination sans faille, pour tenter de rattraper le temps perdu :

  • Au plan international : plus de contrats avec les pays fondamentalistes islamistes, wahhabites ou frères musulmans, seulement avec les pays arabes qui s’en démarquent. Le Qatar et l’Arabie Saoudite nous achètent pour infiltrer l’Europe de l’idéologie islamiste. Les droits humains sont universels et aucun relativisme culturel ne peut les conditionner ni les entraver. Les droits des femmes sont toujours les premiers menacés et attaqués, puis la route est tracée pour installer un régime totalitaire.
  • Au plan national : l’Observatoire de la laïcité doit prendre toute sa place et son président enfin profiter de la retraite ; les lieux de culte soupçonnés d’intégrisme, dont les mosquées, doivent être surveillés ; les activités douteuses des membres de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) doivent être interdites : il doit être impossible de présenter, sur le territoire de la République, le  Djihad comme une forme de résistance, le relativiser et inciter les jeunes à se radicaliser. L’association IESH (Institut européen des Sciences Humaines) des Frères musulmans est installée en France et en Europe de manière tentaculaire. Son influence est inouïe sur les jeunes français endoctrinés par un islam fondamentaliste, avec la bénédiction de l’état français qui ne prélève aucun impôt sur les dons encaissés par l’association. Ce n’est pas tolérable.
  • Economique : mieux réguler le capitalisme et ses effets sur les populations, mieux répartir les richesses et les investissements…, c’est une urgence ;
  • Urbanisme : peu à peu détruire les cités-ghettos sociaux et ethniques ; réformer de fond en comble et avec des moyens à la hauteur des enjeux, l’accueil et la réinsertion des démunis et des sans-abris nationaux ainsi que des populations migrantes et réfugiées.
  • Education, formation : déconstruire par le biais des programmes scolaires toutes les fausses croyances et contrer toute contestation de l’enseignement scientifique, cultiver l’esprit critique et d’analyse ;
  • Lutter contre toutes les discriminations, plus que jamais contre le sexisme, l’homophobie/la lesbophobie, l’antisémitisme et le racisme (à ne pas confondre avec la critique salutaire des religions), dès l’école primaire ;
  • Intégration : pas d’accueil (regroupement familial, migrants, réfugiés) sans parcours d’intégration avec transmission des valeurs républicaines et notamment d’égalité Femmes/ Hommes…)… ;
  • Internet / Réseaux sociaux : empêcher toute propagande djihadiste et islamiste via les réseaux sociaux et Internet.
  • Police, justice : développer une véritable coordination européenne et internationale ; coordonner en France forces de l’ordre, sécurité et le renseignement ; instituer un renseignement de proximité ; revoir la formation des juges sur l’évaluation des risques ; modifier les contraintes du contrôle judiciaire ; réintroduire une police de proximité ; lutter contre les trafics et la délinquance ; exercer une surveillance dans les prisons, prodiguer un enseignement à tout prisonnier, les employer à des travaux d’intérêt général… ;
  • etc.

 

Par respect pour tous les morts du terrorisme, pour empêcher plus de morts innocentes ; pour défendre notre civilisation, notre République laïque une et indivisible et ses valeurs, (car aussi perfectibles soient-elles, il n’existe toujours pas sur terre d’alternative plus probante), il faut nous mobiliser pour combattre le terrorisme islamiste et plus globalement, la tentation obscurantiste du conservatisme religieux.

Dans les réponses apportées jusqu’ici par le gouvernement et tous les politiques républicains, il manque systématiquement, la lutte pleine et entière contre tous les intégrismes, contre l’islam politique, l’islamisation de l’Europe par le salafisme et les frères musulmans.

Nous ne sommes plus au XIème siècle, aucune religion ne doit être en mesure d’imposer ses diktats, de museler ses opposants, et encore moins de susciter une ferveur prosélyte capable de conduire des êtres humains à en tuer d’autres pour assoir la volonté de puissance et de domination d’une caste politico-religieuse.

Si l’état ne peut et ne doit pas mettre un policier derrière chaque citoyen, les gouvernements et les politiques, les intellectuel-le-s et les médias, les militant-e-s, les responsables religieux, doivent le dire et le redire et sans relâche, et très fort, les imams au premier chef :   non le califat ne s’implantera jamais, oui c’est un mythe ; non il n’y aura pas de revanche ni encore moins de paradis, ni de vierges ; oui vous serez condamnés, rejetés et haïs par votre religion et par vos proches, par l’humanité toute entière.

Qui le dit vraiment, haut et fort, et de cette manière ? Seulement une poignée et toujours les mêmes. Alors j’attends.

Christine Le Doaré

ASSEZ !

IMG_5499Bilan provisoire des attentats de Paris et Saint-Denis : 129 morts et 352 blessés.

Face à l’horreur des attentats du 13 novembre qui ont ensanglanté Paris, je ressens une insondable tristesse mais aussi une rage infinie.

Je suis en rage contre l’idéologie machiste et mortifère du terrorisme, mais aussi contre tous ses soutiens directs ou indirects.

  • Une rage suffocante face à la barbarie abjecte, la lâche arrogance des assassins, islamistes fanatisés ;
  • une rage sourde envers les Nations Unies, l’Union Européenne et nos gouvernements successifs qui n’ont pas été capables de prévenir de telles atrocités ;
  • une inexorable rage face aux militants, élus, intellectuels, médias d’extrême droite comme d’extrême gauche qui instrumentalisent le massacre comme si les victimes n’étaient que les accessoires de théories destinées à manipuler la population ;
  •  une rage mordante contre la domination masculine, car il serait temps de réaliser à quel point, les stéréotypes virils aussi, font le lit du terrorisme islamiste, machiste et mortifère

 

Les morbides terroristes islamistes

Les idéologues de l’islam politique organisent le choc des civilisations. Ils agissent au nom de l’islam, prenant au pied de la lettre les versets du Coran  dont ils ont une lecture intégriste et hégémonique. Ils veulent punir les infidèles et étendre leur emprise partout. Ils ne considèrent pas la religion comme relevant de la sphère privée, mais comme une conquête qui justifierait, au nom d’Allah,  de commettre les pires massacres, au Liban, aux USA, en Syrie, en Afrique, en Tunisie, en Europe, et sur toute la planète.

Le Bataclan est qualifié de « lieu de débauche où sont rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité », mais rien en occident, ni même en terre d’islam,  ne trouve grâce à leurs yeux, et surtout pas les femmes, la musique, l’art, ni même la vie en réalité. Toutes ces provocations devraient selon eux, être anéanties et remplacées par une application stricte de la charia.

Alors vous pensez bien que nos valeurs et systèmes de laïcité, libertés publiques, égalité femmes-hommes sont l’ennemi prioritaire.

Les petits soldats endoctrinés et manipulés, bras armés de l’Islam radical, ont suffisamment d’arrogance et de morbidité en eux pour estimer avoir le droit de voler des vies, de distiller l’effroi,  mais rien de tel malgré tout pour se donner du courage, que de se bourrer avant de tuer, de captagon, la drogue des djihadistes.

Les femmes aussi sont encouragées à se faire exploser, leur vie ne valant dans tous les cas pas grand-chose, et vous verrez qu’elles se soumettront toujours plus nombreuses, à la tutelle patriarcale des chefs de guerre islamistes.

C’est l’apothéose de la domination et de la haine machistes,  dans tout son arbitraire, toute sa sauvagerie, toute son ignominie.

 

La bien-pensance de la gauche de la gauche et de la gauche aussi

Les victimes du 11 janvier dernier,  dessinateurs, clients juifs d’un supermarché,  n’étaient pas moins innocentes que celles du 13 novembre.

Mais en frappant Paris, la France, au cœur de sa diversité, dans des lieux de convivialité, symboles de notre mode de vie, les terroristes islamistes ont-ils au moins ôté aux lamentables « JeNeSuisPasCharlie », la possibilité de brandir l’accusation fallacieuse d’ »islamophobie provocatrice ».

Même s’ils ne manquent déjà de trouver des raisons et même des excuses aux assassins fanatisés, on les voit tout de même assez mal brailler « JeNeSuisPasParis ».

Comme s’il ne fallait pas avant tout défendre les citoyen-ne-s de notre République démocratique et laïque, à l’extrême gauche, le NPA et LO notamment, ont déjà publié des communiqués dans lesquels ils se désolidarisent de toute union nationale. Que ne demandent-ils l’asile politique au pays totalitaire de leur choix !

Le PIR (Parti des Indigènes de la République), fidèle à ses mantras hallucinogènes rend une France prétendument raciste et coupable « d’islamophobie d’état », responsable des attentats. Comme si l’état français organisait et cautionnait le racisme et la haine des musulmans ! C’est un peu comme si, niant les lois et mesures prises par nos institutions, les militant-e-s homosexuel-le-s racontaient que les actes homophobes étaient organisés et cautionnés par l’état français !

C’est vrai que la guerre d’Irak déclenchée par les USA en 2003 sur de faux renseignements de la CIA était une absurdité, mais la France n’y est pour rien.

En outre, la France, ancienne puissance coloniale, ne dicte plus depuis longtemps de règles à personne et surtout pas aux pays arabo-musulmans, qui se débrouillent seuls pour s’entretuer, entre sunnites et chiites notamment, non sans quelques dommages collatéraux : les Kurdes, les coptes, les yezidis, etc. Oui, il faut l’entendre, aussi dur cela soit-il, l’Arabie Saoudite, le Qatar, idéologues et financeurs en chef de l’islamisme, n’ont jamais été colonisés !

Des internautes, militants ou sympathisants de ces mouvances politiques écrivent que c’est la faute de la France qui vend des armes, sans penser un seul instant que Kalachnikov ne sonne pas tout à fait français et que des terroristes décidés à tuer savent fabriquer toutes sortes d’engins meurtriers. Bien sûr ce serait tellement mieux si plus aucune arme n’était fabriquée nulle part, mais nous ne vivons pas encore sur « bisounours planète » et dans tous les cas, il est indécent de relativiser avec de tels arguments, des actes inqualifiables.

D’autres tentent de détourner l’intérêt porté à la France en parlant du Liban. Moi aussi j’ai parlé du Liban, je dénonce et manifeste lorsque des attentats frappent différents endroits du globe, mais loin de moi pour autant, l’intention de culpabiliser ceux qui pleurent nos morts. Ce n’est pas une compétition. Chaque pays est concerné par les horreurs commises ailleurs, mais vacille devant ce qui le touche de près. C’est banalement humain et ça n’a strictement rien à voir avec le racisme.

D’autres encore commencent à pleurnicher sur les risques que fait courir l’état d’urgence aux libertés publiques. Ne vous en déplaise, à un risque hypothétique, je préfère celui de ne pas sauter dans un attentat et je fais confiance au peuple français pour ne pas laisser perdurer plus que de nécessaire, la mise en œuvre de mesures drastiques mais salutaires, de sécurité

Mais vous verrez que d’ici quelques jours, Edwy Plenel et tant d’autres trouveront le moyen de discourir avec Tariq Ramadan et Emanuel Todd, de l’insoutenable provocation islamophobe des terrasses de café !

 

L’opportunisme hideux de l’extrême droite

L’instrumentalisation des attentats par l’extrême-droite est révoltante : les flaques de sang ne sont pas nettoyées, qu’elle saute sur l’occasion de se victimiser et de se poser en meilleur rempart pour la France.

Les attentats pourraient bien faire tomber nombre de français dans le panneau de la peur, des divisions, du rejet et de la haine de l’autre ; l’extrême droite ne manque bien sûr pas de les y encourager.

Plus sordide encore, le FN sait s’y prendre pour entretenir confusion entre islamistes radicaux et réfugiés fuyant les exactions de DAECH, justifiant ainsi de ne plus les accueillir.

  

L’insidieuse complaisance culturelle et médiatique française

Même l’AFP, supposée politiquement neutre et professionnelle, utilise le terme terroriste entre guillemets, comme si malgré tout, cette qualification était à prendre avec précaution.

A peine a-t’ on commencé de compter les cadavres des victimes que l’on nous rabâche déjà qu’il ne faut surtout pas faire d’amalgame.  A l’évidence, des actes isolés peuvent se produire, des imbéciles incontrôlables, il n’en manque pas, mais c’est le cas tout le temps, pas seulement après un attentat. Ce sont d’ailleurs plutôt des actes racistes, les gens ne savent pas s’ils agressent un croyant, sauf si bien sûr, la personne porte des habits spécifiques. Un exemple s’il en faut : les indépendantistes bretons qui ont agressé un homme d’origine maghrébine à Pontivy. Est-il seulement musulman ?

Il faut cesser de prendre les français pour des idiots. Il n’y pas eu en France de chasse aux musulmans après les attentats du 11 janvier. Au contraire, les français se sont rapprochés et je me demande s’il n’est pas condescendant voire raciste, en tout cas infantilisant, de conseiller aux musulmans de ne pas dénoncer l’islam politique qui cherche à les piéger eux, au premier chef. Ils ont tout intérêt à se lever en nombre pour installer un islam de France, représentatif, porté par des imams cultivés et respectueux des valeurs de leur République.

Dans tous les cas, il est certainement plus urgent de dénoncer l’islam politique, l’intégrisme et le salafisme bien implantés en France, dans les mosquées, les quartiers, les entreprises aussi. La RATP, l’une des sociétés qui a le plus de fiches S parmi ses agents, commence à parler des nombreux incidents liés à la religion, principalement parmi les conducteurs de bus. Des agents qui refusent de saluer une femme, font passer leur prière avant leurs horaires, sont à l’évidence, radicalisés et potentiellement dangereux.

 

Des gouvernements coupables d’incohérence et de laxisme

La Droite au pouvoir entre 2007 et 2012 n’a obtenu aucun résultat probant, ne serait-ce que parce qu’elle a supprimé pendant cette période 13 000 postes de policiers et gendarmes. Entre 2004 et 2010, des personnes condamnées ont été relâchées dans la nature et sans surveillance. Trop facile de faire les fiers à bras et d’accuser le gouvernement actuel.

La gauche est efficace en cas de crise mais par électoralisme, elle cultive le déni, engluée dans des politiques aux conséquences dramatiques telle que par exemple celle des « grands frères », profondément sexiste et à l’origine d’une aggravation de la situation des filles et des femmes dans les quartiers.

L’imam de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, peut sans risque, inonder de vidéos les enfants qui apprennent que s’ils jouent de la musique, ils seront transformés en porcs. Le salon musulman de Pontoise peut se dérouler sans entraves malgré les prêches et débats inadmissibles qui s’y sont tenus.

Les maghrébins qui ne vivent pas en France mais se promènent à Saint-Denis par exemple, sont effarés par le comportement d’une partie de la population ayant adopté un mode de vie intégriste, mais pas nos élus !

Les élus clientélistes non seulement laissent faire, mais encouragent, motivés par des vues électoralistes : gagner des voix aux prix de passe-droits, de contournements des lois, de la laïcité, de l’égalité entre les genres, etc.

Il s’agit ni plus ni moins d’une lutte d’influence aux fins d’affirmer un pouvoir et de contrôler des zones de territoire. Il est plus que temps d’en prendre conscience et de combattre ce prosélytisme qui est en soi un projet politique incompatible avec la République.

 

Une Europe faible et perméable aux idéologies fascisantes

Bruxelles est la capitale de l’Union Européenne mais à Molenbeek on laisse pendant des années et à la vue de tous, l’islamisme radical et politique s’organiser imperturbablement.

Le gouvernement français est tout de même contraint d’en appeler à l’aide l’UE qui ne se précipite pas pour agir.

 

Une mondialisation irraisonnée, une situation internationale instable, illisible

Nombre d’états jouent double-jeu, quand ils ne sont pas comme notamment la Turquie, engagés dans une abjecte mascarade, prétendant lutter contre DAECH mais poursuivant en réalité bien d’autres dessins.

Des dignitaires du Qatar qui organisera une prochaine coupe de football, avec l’aval de l’émirat, accueillent le Hamas, les Frères musulmans et des combattants du djihad ; ils financent le terrorisme en Syrie et en Irak.

 

Les assassins islamistes sont coupables d’atrocités sans nom, mais tous ceux qui leur ont facilité la tâche doivent maintenant se remettre en question et agir.

Ne laissons pas à l’extrême-droite le soin de combattre l’islamisme, elle le fait de la façon la plus lamentable qui soit, avec des amalgames, en radotant des slogans nationalistes  comme la « France aux français ».

Cessons d’accuser de racisme ou d’islamophobie, ceux qui critiquent l’islam politique, les frères musulmans, le salafisme. Ces tenues vestimentaires archaïques, ces interdits d’un autre âge, ce sexisme révoltant, nous ne le supportons pas des autres religions, il n’y a aucune raison de cautionner cette caricature d’islam.

Les petites lâchetés accumulées, l’indulgence et la complaisance envers l’islamisme politique et son bras armé le terrorisme, ne font que favoriser leur guerre de civilisation. C’est une complicité pas si passive que ça.

C’est vrai que nos sociétés occidentales peinent à nous faire rêver, entre culte de la consommation et individualisme narcissique, mais ce n’est pas en favorisant l’obscurantisme ni même le religieux que nous trouverons des réponses.

Il y a vraiment quelque chose de malsain, de terriblement masochiste à rechercher comme le font certains des raisons, voire des excuses, aux terroristes, parfois présentés comme des victimes des inégalités sociales, de la colonisation, du différentialisme culturel, du grand méchant occident.

Nous ne sommes plus dans les années 60, si la culpabilité postcoloniale a peut-être été une étape nécessaire, il y a bien longtemps que ses dommages sont dépassés par l’ampleur et l’horreur de conflits plus récents dans lesquels nous ne sommes pas pour grand-chose.

Dans tous les cas, nous n’avons pas à rougir de vouloir défendre les valeurs occidentales et même universelles, qui le méritent.

Il est temps de comprendre que les populations des démocraties occidentales sont très cosmopolites, plurielles, quand nombre de pays arabo-musulmans notamment, s’uniformisent, se ferment à toute ouverture et diversité culturelle, imposent des régimes autocratiques, totalitaires et sont coupables de racisme, xénophobie, sexisme, homophobie, etc.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça ne me tente guère !

En tant que féministe, j’en ai plus qu’assez des soutiens et complicités, plus ou moins conscientes, plus ou moins appuyées, avec les manifestations viriles sordides et mortifères que sont l’islam politique et son terrorisme islamiste. Ces formes exacerbées, barbares, de la domination masculine qui règne sur ce monde, mettent à feu et à sang notre planète.

Assez, ressaisissez-vous et tâchez de nous épargner au moins le pire !  

Christine Le Doaré

Vous avez bien dit « dignité » ?

photo publiée sur la page FB de la Marche

photo publiée sur la page FB de la Marche

Une Marche « pour la dignité et contre le racisme », quelle personne progressiste, ne voudrait pas participer ?

Tentant en effet, jusqu’à lecture de l’appel et des signataires que féministe laïque et lesbienne, je ne manque jamais de vérifier, ne souhaitant pas m’associer à des forces réactionnaires en matière de droits des femmes et des minorités.

 

Marcher contre tous les racismes, pour vivre ensemble dans le respect des différences, de toutes les différences ?

Pas vraiment et pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les vidéos et photos postées après la Marche.

 

Bien sûr il y avait dans cette Marche des personnes de bonne volonté, animées des meilleures raisons du monde de manifester. Pas si facile de comprendre que les organisateurs de la Marche qui instrumentalisent habilement l’antiracisme, ne mènent qu’à une impasse.

Une approche identitaire et racialiste est fatalement manichéenne, à fortiori quand elle se fonde sur un flagrant mensonge : il y aurait en France un RACISME D’ÉTAT et des assassinats de noirs, d’arabes commis sciemment et impunément par des policiers.

NON, n’y a pas de racisme d’état en France, il y a indéniablement du racisme, un racisme culturel et social, aussi des bavures policières, mais l’état ne les cautionne pas, même s’il pourrait toujours s’investir de manière plus efficiente.

Mais nous ne sommes pas ni aux USA, ni ailleurs, mais bien en République française laïque.

Il en va de même pour l’homophobie / la lesbophobie : il n’y a pas d’homophobie d’état en France et les policiers ne tuent pas sciemment et impunément des gays ou des lesbiennes.

Néanmoins l’homophobie / la lesbophobie sévissent toujours et des politiques publiques doivent être maintenues, développées, en concertation avec les associations et mouvements concernés.

 

A y regarder de plus près, il saute aux yeux que des groupes organisateurs et leur cortège dans la Marche, ne sont pas tant préoccupés par le racisme, mot / maux que nous devrions d’ailleurs mettre au pluriel : les racismes dont l’antisémitisme, discriminations et violences, que par ce qu’ils appellent  »islamophobie », aussi, la cause palestinienne et un rejet de l’occident et de ses valeurs.

 

-Comment marcher au milieu d’appels à la haine contre les FEMEN, contre CHARLIE, contre la laïcité, contre un prétendu lobby juif ?

-Comment marcher au milieu de drapeaux et mots d’ordre antisémites qui vont bien au-delà des appels au boycott d’Israël, soutien à peine voilé au terrorisme islamique du Hamas, à l’ »Intifada des couteaux » ?

Au prétexte que l’islam serait la religion des opprimé-e-s, (automatiquement renvoyé-e-s à une appartenance religieuse), tout est bon pour conforter le communautarisme et prendre fait et cause pour le religieux et tant pis si l’islam, comme toute religion, opprime les femmes et les minorités sexuelles, jusqu’à même les assassiner dans ses versions les plus radicales.

-Comment marcher derrière une ligne de femmes mises en avant comme un étendard, grossière récupération d’un « féminisme » instrumentalisé, alors qu’en réalité, personne ne se soucie des violences qu’elles rencontrent au sein de leur communauté et que ce sont les garçons qui ont le plus souvent affaire à la justice/police ?

-Comment accepter que Voltuan, soit bousculé parce que sur sa pancarte était écrit « All lives matters » et cautionner ainsi ce violent rejet de l’universalisme ?

 

-Dans quelle mesure les groupes féministes et LGBT qui cautionnent cette idéologique politique sont-ils conscients de conforter le sexisme et l’homophobie d’un communautarisme sectaire ?

-Dans quelle mesure les formations politiques telles qu’EELV ou le PCF et autres, qui s’associent sans état d’âme aucun, à des groupes, individu-e-s identitaires racialistes pour des raisons électoralistes, ont-elles conscience de favoriser l’avancée du Front National ?

Leur responsabilité est immense, pourtant, elles ne se demandent même pas pourquoi cette Marche nationale organisée pendant des mois, n’a pas mobilisé grand monde, 3000 personnes tout au plus.

Autain, Coronado, Plenel et les autres, à quoi jouent-ils, quel est leur intérêt personnel à cautionner cette mascarade ?

 

Comment s’associer à une Marche moins concernée par les problèmes de racisme et les solutions à apporter que par un esprit de vengeance, de division et de haine, au point de compromettre à tout jamais, toute possibilité de vivre ensemble ?

Et comment des personnes qui se disent de gauche, des intellectuels, des médias, peuvent-ils cautionner une telle manipulation, un tel dévoiement de l’antiracisme ?

 

Dans toute action politique les motivations des organisateurs sont primordiales. Pour rassembler contre le / les racismes, il faudra dépasser les clichés, écarter les mensonges, les malveillants, les antis républicains, les antis laïcs du PIR (Parti des Indigènes de la République*) Houria Bouteldja en tête, le rappeur Médine, Tariq Ramadan et les autres, et même y penser à deux fois avant d’invoquer Angela Davis (pro-prostitution, voile, islamiste…) qui si elle fut une militante de la cause noire aux USA, a pourtant cautionné Elridge Cleaver et les autres militants noirs qui revendiquaient tout de même : «La libération de l’homme noir passe par le viol des femmes blanches ».

L’antiracisme phagocyté par des islamo-gauchistes, avec la complaisance de trop de politiques et médias, est en réalité le meilleur allié de l’extrême droite. Il serait temps que tous les républicains et en particulier les féministes et les LGBT le réalisent pleinement car l’époque exige que nous nous rassemblions toutes et tous sans tarder, contre toutes les discriminations et violences, contre tous les racismes, pour partager avec bienveillance et respect les valeurs d’une république laïque qui loin d’être exemplaire, nous garantit au moins, un minimum de démocratie.

Christine Le Doaré

 

* Le PIR (Parti des Indigènes de la République) qui lui n’a pas milité pour la disparition du concept de race, ni pour l’universalisme !

« Comme il existe un rapport de force entre les races, le but de notre organisation est de le politiser pour le faire basculer en notre faveur ».

Ça a le mérite d’être clair, l’objectif du PIR est de remplacer une domination par une autre, pas d’en venir à bout.

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http://pek.blogs.com/pek/2015/11/la-dignit%C3%A9-cest-la-lutte-contre-toutes-les-formes-racisme.html

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=661

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9247

http://www.prochoix.org/wordpress/?p=667

 

Féministes, ne pas dénoncer, c’est cautionner !

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Féministes, ne pas dénoncer, c’est cautionner !

Revue de presse « Salon musulman du Val D’Oise »

Préparer une revue de presse des réactions au « Salon musulman du Val d’Oise » qui prétend mettre « LA femme musulmane à l’honneur », c’est constater que les associations féministes sont totalement absentes de la mobilisation qui a débuté le 9 septembre dernier.

Ce Salon ne met pas du tout « LA femme musulmane à l’honneur », son programme est au contraire, d’une rare misogynie : à coups de prêches intégristes, il propose purement et simplement de renvoyer les femmes à leur moyen-âge, de les soumettre, elles, juste bonnes à suivre des ateliers de cuisine.

Nous sommes à des années-lumière de toute problématique d’égalité ; sans aucune ambiguïté, il s’agit d’inférioriser les femmes, de les mettre à « leur place ». Ce programme est discriminatoire, contraire aux principes constitutionnels d’égalité, en contradiction absolue avec toutes les politiques d’égalité femme-homme.

Qu’un tel évènement puisse se produire sur le territoire de la République, sans la moindre réaction des autorités publiques et politiques, est en soi un problème sérieux ; que les associations féministes demeurent mutiques est une catastrophe qui permet de comprendre à quel point la guerre contre les idéologies totalitaires et tyranniques qui visent à bâillonner et persécuter les peuples, au premier chef desquels, les femmes et les enfants, sera dure à gagner.

Ce serait un salon catholique ou laïc, nous aurions eu droit à un puissant lever de boucliers féministes mais voilà, l’influence morbide des intellectuels et politiques islamo-gauchistes, si indulgents envers le machisme religieux, est telle, que les féministes qui pensent le prosélytisme politico-religieux inoffensif tant qu’il ne concerne que les femmes musulmanes, (parce que c’est leur culture et qu’après tout ce serait leur choix), sont de plus en plus nombreuses.

Leur place, leur culture, leur choix, ben voyons ! Comme ce fut le choix des femmes de mourir en couche, de ne pouvoir ouvrir de compte en banque, de mourir en avortant…

Dénoncer le sexisme du catholicisme, c’est permis, c’est lutter contre le colonialisme, (et les féministes ne se sont jamais privées de réagir contre l’intégrisme catholique), en revanche, s’attaquer au fondamentalisme musulman, curieusement, c’est une autre paire de manche ! Il faut croire que lutter contre le machisme de l’Islam, religion des seuls opprimés dignes de ce nom, à en croire certains, reviendrait à alimenter le racisme d’extrême droite et conforter le Front National ! Alors il faudrait faire silence, laisser dire et laisser faire, sacrifier des femmes, voire toutes les femmes, et pourquoi pas le féminisme tant qu’on y est ? ! L’intersectionnalité des luttes n’exige-t-elle pas de hiérarchiser les luttes et de sacrifice les droits et libertés des femmes en attendant le grand jour ?!

Hiérarchiser ainsi les oppressions, confondre volontairement racisme et « islamophobie », lutter contre un fascisme en cautionnant un autre, est une terrible erreur politique.

Ne pas dénoncer c’est cautionner, c’est encourager les violences fondamentalistes faites aux femmes, et le justifier en pensant éviter l’arrivée du Front National au pouvoir, est juste absurde.
L’égalité, le combat contre les systèmes de domination et les violences, c’est partout et pour tout le monde !

Ce relativisme culturel qui trahit des femmes, les passent au second plan, prétend que le « féminisme musulman » est un féminisme comme un autre est odieux, c’est l’antithèse de tout féminisme politique et solidaire, cela s’apparente à de la collaboration, purement et simplement.

Depuis un moment déjà, je considère que beaucoup des femmes qui se prétendent féministes sont en réalité complices du patriarcat, en particulier celles assujetties à une certaine idéologie gauchiste qui dévoie tous les fondamentaux du féminisme.

Mais constater que les associations féministes qui échappent plus ou moins à ces dérives, n’ont pas porté cette mobilisation, que leur silence est tristement assourdissant, est une lourde déception.

Il va falloir s’y faire : à force de relativisme culturel et d’alliances douteuses, même les associations féministes les plus authentiques, sont dépassées par les enjeux actuels, refusent de s’attaquer aux pires dangers pour les femmes, aussi pour l’humanité.

Pour vivre avec bonheur dans une société diverse, il faudra bien parvenir à convaincre tous ceux qui se sont récemment tournés vers le Front National ou d’autres réponses inappropriées, que la République française laïque est : forte de ses valeurs, capable de combattre sur son sol les dérives fondamentalistes, intraitable quand il s’agit d’égalité, de droits des femmes qui toujours sont les plus fiables baromètres de l’humanité d’une société.

Christine Le Doaré

N’OUBLIEZ PAS DE SIGNER LES  PETITIONS EN FIN DE REVUE DE PRESSE !

 

REVUE DE PRESSE

L’annonce du salon : http://salon-musulman-valdoise.com/saf/?uid=programme

 

depuis la publication de cet article, deux des FEMEN ont fait le 12 au soir une intervention dans le salon, elles ont été sorties à coups de pieds et sous des menaces de mort, heureusement pour elles, la police les a évacuées.

voici un article sur cet événement ainsi qu’une vidéo de leur intervention :

Huffington post : Femen au salon de la femme musulmane de Pontoise

http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/13/femen-salon-femme-musulmane-pontoise_n_8129122.html?utm_hp_ref=France

La vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=4C7-uwaMykM&sns=fb

 

  • L’OBS Le Plus

Le 12 septembre 2015

Par Valéry Rasplus et Nadia Geerts Sociologue – Enseignante

Salon musulman du Val d’Oise, les femmes à l’honneur ? Non, communautarisme et sexiste

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1419152-salon-musulman-du-val-d-oise-les-femmes-a-l-honneur-non-communautariste-et-sexiste.html

  • Le Figaro.fr

Le 12 septembre 2015

Par Eugénie Bastié

« Le salon de la femme musulmane à Pontoise fait polémique »

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/12/01016-20150912ARTFIG00002-le-salon-de-la-femme-musulmane-a-pontoise-fait-polemique.php

  • Le Huffington Post

Le 11 septembre 2015

Isabelle Kersimon

Journaliste indépendante, coauteure de « Islamophobie, la contre-enquête »

http://www.huffingtonpost.fr/isabelle-kersimon/salon-musulman-du-val-doise-il-faut-mettre-fin-au-clientelisme-religieux_b_8122618.html

 ~ Justice pour les femmes

Le 11 Septembre 2015

https://dikecourrier.wordpress.com/2015/09/11/apologie-du-viol-une-indignation-a-geometrie-variable/

Apologie du viol, une indignation à géométrie variable

https://dikecourrier.wordpress.com/2015/09/11/apologie-du-viol-une-indignation-a-geometrie-variable/

  • France Laîque

Le 11 septembre 2015

http://francelaique.fr/salon-musulman-du-val-doise-la-femme-a-lhonneur/

Salon musulman du Val-d’Oise : la femme « à l’honneur »

  • Le HUFFINGTON POST

Le 10 septembre 2015

Isabelle Kersimon

Journaliste indépendante, coauteure de « Islamophobie, la contre-enquête »

Salon musulman du Val d’Oise: racisme et misogynie à l’honneur

http://www.huffingtonpost.fr/isabelle-kersimon/racisme-et-misogynie-a-lhonneur-a-pontoise_b_8115202.html?1441881502

  • 9 septembre 2015 – Pétition à signer !

https://www.change.org/p/commune-de-pontoise-boycott-du-salon-musulman-du-val-d-oise-12-et-13-septembre-2015-%C3%A0-pontoise

Opposons nous au fondamentalisme du Salon « Musulman » du Val d’Oise (12 et 13 septembre 2015)

  • 12 septembre 2015 – Pétition à signer !

Luttez contre le prosélytisme politico-religieux contraire aux valeurs de la République et au droit

https://www.change.org/p/au-gouvernement-aux-pouvoirs-publics-et-aux-%C3%A9lus-luttez-contre-le-pros%C3%A9lytisme-politico-religieux-contraire-aux-valeurs-de-la-r%C3%A9publique-et-au-droit?recruiter=145306885&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_page&utm_term=des-lg-guides-no_msg&fb_ref=Default

 

Une affiche dont elles ne sont pas FièrEs

 

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Le groupe lesbien FièrEs quitte l’Inter-LGBT, organisateur de la Marche des Fiertés LFBT annuelle. Dans son communiqué, FièrEs incrimine le « sexisme » de l’Inter-LGBT, mais le fait déclencheur de ce départ est l’affiche de la Marche des Fiertés 2015.(*1.)

Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer de ce différend. Connaissant particulièrement bien le milieu militant LGBT, ayant pris connaissance des arguments des unes et des autres, je les renvoie exactement dos-à-dos.

L’affiche d’abord : quand j’ai vu cette affiche qui représente une Marianne noire ou disons, « racisée », avec le slogan : « Marche des Fiertés LGBT, nos luttes vous émancipent », j’ai pensé : l’Inter-LGBT ne sait plus quoi inventer.

L’association, qui n’a jamais travaillé sérieusement sur la lesbophobie, ni encore moins sur le sexisme, investirait subitement le champ de l’antiracisme ?

Je suis perplexe à plus d’un titre :

–        L’intention ne colle pas avec les pratiques ni travaux de l’Inter-LGBT, on pense inévitablement à de la récupération à bon compte ;

–        La nécessaire lutte contre les discriminations et violences exercées à l’encontre des personnes LGBT ne suffit-elle plus pour interpeler le grand public et mobiliser les LGBT en vue de la Marche des fiertés annuelle ?

–        Les luttes LGBT auraient pu, notamment, contribuer à l’émancipation des femmes, mais hélas, depuis que les gays ont abandonné toute déconstruction du système patriarcal et revendiquent la GPA comme la réglementation de la prostitution, ce n’est plus d’actualité.

Par conséquent, quand l’Inter-LGBT prétend contribuer à l’émancipation d’autres minorités, on est en droit d’émettre quelques doutes.

L’Inter-LGBT nous a habituéEs à ces maladresses. En 2011 déjà, l’affiche qui montrait un coq républicain avec un boa en plumes autour du cou, avait défrayé la chronique.

Cette fois, la fédération aura maladroitement voulu coller à la mode identitaire en vogue.

Cette posture lui aura valu l’effet inversement recherché.

Les curieux motifs de FièrEs ensuite : si FièrEs évoque d’autres sujets de discorde, cette affiche est donc la provocation de trop.

Pourtant, une association lesbienne et « féministe » a bien d’autres raisons de quitter l’Inter-LGBT: le mouvement LGBT est apathique sur les questions d’égalité femmes/hommes, de lutte contre le sexisme, de visibilité lesbienne. En matière d’appropriation et d’exploitation des corps et vies des femmes – prostitution ou Gestation pour autrui (GPA)…-, il  ne se distingue en rien d’hétérosexuels sexistes qui défendent les mêmes privilèges.

Je me demande même si  obtenir l’égalité avec les hommes hétérosexuels dans le mariage et la reproduction,  quitte à écraser sur son passage, les droits et libertés des femmes, n’est pas devenu son seul objectif. Il semble bien en fin de comptes, que le système patriarcal ait trouvé un allié de poids.

Terriblement dommageable quand on sait les discriminations et violences toujours exercées à l’encontre de gays ou de lesbiennes.

Les positions antiféministes de l’Inter-LGBT sur la GPA et la prostitution ont motivé l’an dernier la sortie de la Coordination Lesbienne en France (CLF). Ces positions n’ont jamais   gêné FièrEs qui n’a pas manifesté la moindre solidarité à l’encontre de la CLF, ni d’aucune autre militante lesbienne stigmatisée pour son féminisme, par le mouvement LGBT. Bien au contraire, à les entendre, les féministes « ringardes » allaient être avantageusement remplacées par de jeunes et pertinentes lesbiennes « féministes » queers !

Les gays ont adoré, aujourd’hui ils grimacent ! Voilà, l’égo de FièrEs qui pensait être accueillie à bras ouverts a été mis à rude épreuve,  elles n’ont pas été « écoutées », pire, elles ont été « méprisées ».

FièrEs découvre donc le sexisme de l’Inter-LGBT pourtant souvent décrié, mais ne dit rien des revendications qui posent problème aux féministes ; en revanche elle déclare : « La représentation d’une personne noire, associée à ces symboles républicains, légitime selon nous l’assimilationnisme ou l’intégration forcée que subissent les racisé.e.s, appelé-e-s à rejeter leur culture quand elle n’est pas française et à se fondre dans la République, ses valeurs et sa culture, qui continuent de les discriminer. »

L’influence de théories antirépublicaines d’une certaine gauche identitaire : Ah le concept d’intersectionnalité des luttes mal digéré et mâtiné du discours des identitaires du PIR (Parti des Indigènes de la République) et autres islamo-gauchistes !

Loin de moi l’idée de minimiser le racisme et ses ravages, et plus exactement les racismes, la xénophobie, l’antisémitisme et toutes les formes de rejet qui découlent invariablement de la peur de l’autre, perçu comme différent, pas plus bien sûr que l’implacable nécessité d’en venir à bout,

mais, par quelle vérité :

– une femme noire ne pourrait-elle pas être associée à des symboles républicains ? Qui décide de cette exclusion et à quel titre ? Une femme noire ne doit-t-elle symboliser que le racisme / l’antiracisme ?

– une femme noire serait d’abord noire, puis femme, puis lesbienne ? Qui décide de cette hiérarchie ?

– une femme métisse, est-elle assignée à la « race » noire  ou peut-elle choisir l’autre moitié, voire  s’en moquer ?

– une femme qui a l’apparence d’une femme « non-racisée » mais qui ne l’est pas, va-t-elle devoir présenter son arbre généalogique et certificat de naissance avant de pouvoir  rejoindre les luttes antiracistes ?

– toute femme « racisée » est-elle toujours plus légitime à parler du racisme qu’une femme qui ne l’est pas mais, conscientisée, est engagée pour l’égalité ?

Ces assignations autoritaires basées exclusivement sur la « race » visible / supposée, d’une personne, ont des relents de racisme ; les races n’existent pas, les personnes racistes oui.

Les personnes « racisées » seraient intégrées de force et obligées de se fondre dans la République ?

Les personnes « racisées » sont, dans une grande majorité, françaises depuis des générations. La plupart d’entre elles ont su garder des traditions et religions, ce qui les intéressait et aussi trouver leur compte dans un autre mode de vie.

Croire qu’elles sont toutes attachées à leur culture d’origine, sans distance ni réserve est aussi naïf que de croire que la culture française est intégralement et uniformément adoptée par tous les français-e-s non « racisé-e-s » !

D’ailleurs de quel droit, retire-t-on aux personnes « racisées » le choix de la France et l’adhésion à ses valeurs ? De quel droit les assigne-t-on automatiquement à des cultures et traditions, religions, régimes politiques d’origine… ?

Bien sûr, des personnes « racisées », même si elles ne feraient jamais le choix de retourner dans leur pays d’origine, ont de bonnes raisons de se plaindre de la République, en particulier celles qui vivent dans des zones défavorisées, avec un avenir douteux, mais c’est aussi le cas de nombre de personnes « non racisées ».

Cette sanctuarisation des traditions, des religions, que l’on plaque sur l’étranger-e est d’une condescendance indécente. C’est un peu comme s’il fallait que les descendants des auvergnats ou des bretons continuent de vivre de nos jours avec sabots aux pieds et passent tous leurs dimanches à l’église, puis s’enfilent des litres de calva !

Surtout, comment une association « féministe » telle que FièrEs, fait-elle pour occulter le fait que nombre de traditions, coutumes, religions, sont sources de discriminations et de violences envers les femmes ? Les sacraliser revient le plus souvent à cautionner les traitements sexistes et moyenâgeux qu’elles réservent aux femmes.

Ça me fait penser à ces militantes noires qui bien que féministes, occultaient les violences domestiques et sexuelles, les viols, juste parce qu’ils étaient commis par des hommes noirs ; à ces militantes islamistes qui se disent féministes mais portent la burqa ou le niqab et de la sorte, condamnent celles qui tentent de s’affranchir de cette servitude sexiste en les désignant comme moins parfaites qu’elles, moins soumises aux dictats des hommes et aux règles religieuses qu’ils inventent à leur gré.

Les personnes racisées ont aussi le droit d’être laïques, athées, il faut cesser de les associer systématiquement à une culture, une religion.

L’intersectionnalité des luttes a toujours été utilisée par une certaine gauche libertarienne et ses « féministes » pour impliquer les femmes dans des luttes de libération puis les renvoyer chez elles, une fois la révolution finie ou les revendications obtenues.

Il n’aura échappé à personne que la gauche libertarienne pro-prostitution ne se demande jamais pourquoi les prostituées sont presque toujours des  femmes, pauvres, racisées ! Etonnant comme alors, l’intersectionnalité des luttes ne leur parle plus du tout !

Enfin, selon quelles croyances des personnes « racisées » seraient-elles, contrairement aux autres, irréprochables de xénophobie, racisme, antisémitisme envers des « races », ethnies ou « communautés » autres que les leurs ?

L’Histoire regorge de personnes et groupes qui indépendamment de leur propres origines, se sont engagées contre l’esclavage, le colonialisme et le racisme,  alors que d’autres indifféremment de leur race ou origine, ont défendu d’odieux privilèges.

Comment les champions de l’idéologie identitaire se débrouillent-ils avec le fait que les premiers esclavagistes étaient arabes, mais qu’Olympes de Gouges, femme si je ne m’abuse non « racisée », a tant fait pour la libération des esclaves ?

En conclusion : L’antiracisme perd tout quand il se confond avec le communautarisme, les divisions identitaires, l’exclusion, la haine de la République.

Tous les systèmes économiques et sociaux au monde maintiennent, avec plus ou moins de violence, une organisation basée sur la domination et certaines catégories de population cumulent des oppressions de classe, de sexe et de « race » ou d’origine.

Exercer des solidarités pour mieux contrôler et limiter le pouvoir des états et des systèmes économiques est vital.

La République le permet, alors que d’autres régimes bafouent toute volonté publique et collective d’organisation et de défense des droits et libertés.

La République, qui bien entendu, déçoit plus souvent qu’à son tour,  est néanmoins une démocratie qui institue des règles débattues, votées et connues de tous afin d’organiser le vivre ensemble. C’est l’inverse d’une société morcelée dans une multitude de micro-intérêts égocentriques ou concentrée aux mains d’un régime autocrate.

Elle préserve les citoyens de l’arbitraire des régimes totalitaires et garantit aux personnes des droits et des libertés, individuels et collectifs.

Elle est amplement perfectible mais n’empêche pour autant personne de vivre selon ses goûts, habitudes, traditions ou religions, seulement voilà, elle ne consacre pas tous les particularismes, seulement les règles communes à toutes et tous. Il ne s’agit pas de se fondre dans la République, mais d’adhérer à un projet commun de vivre ensemble sans lequel rien ne peut se construire.

Soyons sérieux, les « Indigènes de la République » (PIR) et autres identitaires qui prétendent combattre le racisme à coups de procès d’intention, d’accusations, d’exclusions, ne valent pas mieux que le front National.

Ce sont les deux faces d’une même haine qui mène à l’impasse, les uns survalorisent la nation française et lui volent son identité, les autres veulent son fractionnement « indigène ».  Dans les deux cas, j’ai la certitude que ni les uns ni les autres ne s’intéressent réellement aux droits et libertés des femmes ni des LGBT.

N’est-il pas terriblement affligeant de voir un groupe lesbien qui se dit féministe adopter à son tour une rhétorique identitaire, par définition hostile aux droits et libertés des femmes, pour contrer le sexisme de l’Inter-LGBT ?!

Si nous n’y prenons pas garde, les dérives – mais on peut aussi écrire délires – identitaires, finiront par nous perdre.

Christine Le Doaré

 

*1 : affiche Marche des Fiertés 2015 :

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Sur l’affaire de l’affiche arborant un coq républicain (et pas seulement) https://christineld75.wordpress.com/2011/04/25/les-ayatollahs-de-linterieur/

Sur les dérives identitaires et/ou  islamo-gauchistes de certains groupes « féministes » et/ ou LGBT

https://christineld75.wordpress.com/2015/03/19/islamo-gauchistes-prenez-nous-pour-des-cruches/

https://christineld75.wordpress.com/2015/01/12/je-suis-feministe-je-suis-charlie/

https://christineld75.wordpress.com/2014/12/17/avec-le-feminisme-abolir-la-haine/

Sur le sexisme du mouvement LGBT

https://christineld75.wordpress.com/2015/02/14/coup-de-gueule-contre-mes-anciens-compagnons-de-route/

https://christineld75.wordpress.com/2014/06/30/qui-voudrait-dun-populisme-identitaire-homosexuel/

https://christineld75.wordpress.com/2014/06/09/feminisme-et-mouvement-lgbt-le-divorce-est-il-prononce/

https://christineld75.wordpress.com/2013/07/18/combien-de-temps-le-mouvement-lgbt-va-t-il-pouvoir-se-cacher-derriere-son-petit-doigt/

https://christineld75.wordpress.com/2012/11/21/masculiniste-et-gay-cest-possible/

https://christineld75.wordpress.com/2012/06/01/les-quatre-lettres-du-sigle-lgbt/

https://christineld75.wordpress.com/2011/11/28/quelle-mixite/

Sur ce « féministe » queer dit « pro-sexe » :

Un 8 mars laïque et universaliste, partout dans le monde, même dans le 20ème ! https://christineld75.wordpress.com/2015/03/02/mon-genre-ton-genre-mais-quel-genre-2/

https://christineld75.wordpress.com/2014/11/03/mon-genre-ton-genre-mais-quel-genre/

https://christineld75.wordpress.com/2014/04/02/des-dechainees-aux-genoux-du-patriarcat-2/

https://christineld75.wordpress.com/2014/03/09/un-etrange-8-mars-2014/

https://christineld75.wordpress.com/2014/03/04/encore-un-8-mars-et-des-questions-qui-fachent/

https://christineld75.wordpress.com/2013/11/22/8marspourtoutes-ou-loubli-dun-enorme-detail-de-lhistoire-feministe/

Insupportables enfermements identitaires !

20130823-155043.jpgUne intégration réussie, c’est l’adhésion à un socle commun, enrichi de diversités culturelles.

En France vivent des gens qui croient. Ils croient en une force supérieure qui nous aurait fabriqué ce monde, nous y ferait naître et mourir, dans un dessin déterminé.
Ceux qui croient en cette force, l’appellent Dieu.
Pourquoi pas, chacun peut bien croire en ce qu’il veut, Dieu, le soleil, les elfes, la matière ou l’Humain, surtout si ça l’aide à accepter la condition humaine, une inévitable solitude intérieure, son insignifiance face à l’immensité de l’univers, la conscience d’une mort inéluctable.

Seulement voilà, rien n’a jamais été avéré, toute croyance relève de l’imaginaire, bref, il ne s’agit en rien de révélations, mais bien d’hypothèses.
Vous en conviendrez, il serait irrationnel d’accorder à de simples hypothèses, une autre place que celle de vivre dans l’esprit et la conscience de celles et ceux qui font le choix de croire.
Pourtant, depuis des millénaires les religions ont mené le monde ; chacune portée par des hommes convaincus que Dieu, c’est le leur et pas celui du voisin ; toutes liées par d’immenses massacres, toutes en grande partie responsables de l’oppression des femmes, des personnes homosexuelles et autres minorités.

En France, nous avons fini par adopter des règles politiques pour nous permettre de vivre ensemble, athées et croyants de toutes confessions confondues.
La religion à l’âme et dans la vie civile, citoyenne et politique, une relative neutralité et la promotion de valeurs républicaines d’égalité, de liberté et de fraternité (au moins en droit, parce que dans les faits, c’est évidemment assez loin du compte).
Depuis 1905, la loi consacre la séparation des Églises et de l’État, et nous vivons dans un état laïc.
La laïcité bien pensée ne veut pas dire que les religions n’ont pas voix au chapitre, mais qu’elles ne doivent pas influencer la vie civile et rester dans la sphère privée.
A l’évidence, des interférences sont inévitables, par exemple, l’état finance une partie des écoles privées religieuses (même si on comprend bien l’intérêt de maîtriser certains cursus et programmes).
Pendant des décennies, tout a semblé s’articuler ainsi, l’état d’un côté, l’église de l’autre, non sans quelques heurts, mais dans une relative harmonie.

Mais ces dix dernières années tout va de travers et c’est de pire en pire.
Les enfermements identitaires sont comme d’immenses murailles, de plus en plus infranchissables.
Chacune des trois religions monothéistes, à des degrés différents certes, se radicalise ; la séparation des pouvoirs est de moins en moins une réalité, l’influence des religions dans la vie civile est de plus en plus inquiétante.
Les modérés sont en retrait et laissent de plus en plus souvent les intégristes occuper le devant de la scène.
Chaque, obédience son crédo, ses obsessions et ses méthodes.
Les uns ne veulent pas de mixité dans les piscines, agressent les médecins masculins qui examinent leurs femmes, marient leurs filles de force ; d’autres débranchent les interphones des immeubles le vendredi soir ; d’autres encore assassinent de jeunes libertaires ; etc.
Indéniablement, les intégristes de tous bords s’accordent pour restreindre les droits et libertés des femmes, qu’il s’agisse de contraception ou avortement, de tenue vestimentaire, de sexualité, etc. Tous s’entendent aussi, de façon plus ou moins virulente, pour refuser l’égalité des droits aux couples de même sexe.

Des quartiers, des rues ou parties de rues, autour d’une église, d’une mosquée ou d’une synagogue ; des immeubles entiers se transforment en ghettos quasi intégristes de l’une ou l’autre religion. Chacune dans son style, la tenue de sortie de messe est tout aussi stéréotypée à St Nicolas du Chardonnay, qu’à la Synagogue de la rue des Tournelles ou autour d’une mosquée de la Goutte d’or.
Il est désormais impossible de se promener dans un des bois de la capitale le dimanche en été, sans tomber sur des pique-niques familiaux regroupant sur des emplacements bien délimités, des femmes et des hommes qui semblent sortis d’un autre siècle.
Les hommes s’en sortent un peu mieux, mais les femmes sont couvertes de la tête aux pieds, arabes, comme juives, l’idée étant de les protéger des regards masculins concupiscents, un peu comme leur attacherait autour du cou un écriteau « propriété privée, ne pas regarder » !
Et d’une année sur l’autre, c’est de plus en plus imposant et pesant.

L’église catholique a perdu de sa superbe en France après les années 70, ses groupes intégristes n’ont pour autant, jamais disparu.
Ils se fondaient dans la population des beaux quartiers et rendaient de temps à autres de menus services, à l’extrême droite notamment, agressant de temps à autres, tantôt des étudiants, tantôt des minorités. Ils ont démontré leur capacité à se mobiliser à l’occasion des débats sur le mariage pour tous où ils se sont illustrés par une violence misogyne et homophobe, mais jusqu’alors, leurs interventions étaient plutôt marginales.
Bien entendu, la religion catholique est instrumentalisée politiquement, notamment par une partie de la droite, et par l’extrême droite, nous l’avons bien vu lors des évènements déplorables du mariage pour tous, mais une grande majorité des catholiques modérés, s’était jusqu’alors, clairement démarquée des agissements violents des intégristes.
Dans tous les cas, la critique de l’église catholique et de ses prises de position a toujours été libre et vivace en France. Un certain anticléricalisme ayant même plutôt bonne presse.
Le mot « catholicophobie » n’existe pas.

Le judaïsme en France, m’avait toujours semblé être plutôt discret, tolérant et bien intégré à la société française. En outre, cette religion concerne un peu plus d’1% de la population française, elle est donc très minoritaire.
Les rares fois où elle fait parler d’elles, c’est lorsque l’un de ses membres est agressé.
Je me souviens avoir croisé pour la première fois, des femmes habillées comme des paysannes, avec des bas, longue jupe et tête couverte, et des hommes en costume traditionnel, c’était en 2006 lors d’un voyage en Israël, à Mea Sharim, dans le quartier intégriste de Jérusalem ; aujourd’hui, à Paris, j’en croise chaque jour.
Dans certaines rues de Paris, il n’y a plus d’autres commerces, écoles, crèches, cantines, que kasher et/ou israélites.
Comme en écho au radicalisme musulman, un radicalisme judaïque se développe.
L’antisémitisme est toujours bien prégnant en France, il doit être combattu sans relâche.
Les critiques émises contre le judaïsme, ses dignitaires et ses pratiques, ne soulèvent pas l’indignation ni des communautés juives, ni des intellectuels ou des politiques français ni étrangers.
Le mot « judaïsmophobie » n’existe pas.

Depuis que je suis arrivée à Paris, à l’âge de 24 ans, j’ai des ami-e-s maghrébin-e-s, j’ai partagé 5 ans l’intimité d’une algéroise dont je connaissais la famille, à Paris et en Algérie, et j’ai toujours habité dans l’est parisien où les immigrés sont en grand nombre.
Il y a 20 ans, beaucoup d’entre eux étaient athées, certains musulman-e-s, mais très peu pratiquaient le ramadan, et aucune femme n’était voilée. Cette religion concerne un peu plus de 6% de la population française, c’est la 2nde religion du pays.
Aujourd’hui, le ramadan est quasiment obligatoire, dans beaucoup de cantines, on mange hallal, dans beaucoup de piscines il y a des créneaux mixtes et non mixtes, etc.
Dans certaines rues de Paris, il n’y a plus d’autres commerces, écoles, crèches, cantines, que hallal et/ou coraniques ; une femme sur deux est voilée.
Bien sûr, le racisme est bien vivant en France, à l’encontre des populations d’origine arabe notamment ; il doit être combattu sans relâche.
A l’inverse des deux autres religions, toute critique, même modérée de l’islam radical, de la charia, des mollahs, de dérives, suscite de fortes réactions et même la réprobation d’une partie des intellectuels et politiques, en particulier Verts et de l’ultragauche (« islamo gauchistes » comme les Indigènes de la République…).
Par exemple, la responsable de Luttes Ouvrières considère que Gaza est « un camp de concentration ».
En réalité, Gaza est une prison, il est temps de trouver des solutions équitables et pérennes pour régler la situation dans cette partie de la planète, mais Gaza n’est sûrement pas un camp de concentration, la nuance n’est pas un « détail de l’histoire ».
Il semble interdit de critiquer l’Islam, le mot d’islamophobie a même été inventé à cet effet.

Ce concept d’ »islamophobie » interdit toute critique de l’islam radical ailleurs comme chez nous.
Pourtant, dans une république laïque, une religion qui n’est après tout qu’un ensemble d’opinions et de pratiques doit s’attendre à être observée de près, c’est même au degré de liberté de critique que l’on reconnait une démocratie.
Pourtant, des trois religions, c’est celle qui de nos jours, dans sa version radicale (la charia), condamne à mort les personnes homosexuelles, excise les femmes, les lapide au prétexte qu’elles sont soupçonnées d’être infidèles ou pire encore parce qu’elles ont été violées et déshonorent leur communauté, et au quotidien les emmure vivantes dans des tenues, pour les soustraire au regard des hommes, qui seuls ont le droit de vivre au grand jour.
Alors bien sûr, nous n’en sommes pas là en France. Toutefois, par bien des égards, la situation des femmes entre mariages forcées et le port de la Burqa dont on ne sait jamais s’il est contraint ou non, est très préoccupante.
N’oublions pas que les femmes arabes se sont jadis libérées, aussi dignes, indépendantes et libres que les occidentales, elles avaient repris leur destin en mains, mais le poids des conservatismes religieux les a rattrapées et de nouveau enfermées.
Les occidentales fraîchement converties, originaires de Bretagne ou de la Creuse, feraient bien de s’en souvenir. Les chantres de la démagogie feraient bien de remiser leur relativisme culturel au vestiaire de l’histoire.
Au final, je suis persuadée que ce concept d’ »islamophobie » fait plus de dégâts qu’il n’aide à régler les problèmes. Il engendre encore plus de racisme et rejet.
Non seulement, les français n’osent pas, extrémistes mis à part, critiquer les entorses à la laïcité, mais les musulmans modérés, paisibles et respectueux des valeurs républicaines, n’osent plus, sous peine d’être montrés du doigt par les plus radicaux d’entre eux, se démarquer d’actes, comportements intégristes et violents.
En réalité et de différentes manières, les islamistes se servent des musulmans, ils se moquent bien de savoir ce qu’ils vont subir de leur fait, ils instrumentalisent la religion à des fins politiques. C’est le pouvoir et seulement le pouvoir qui les motive.

A l’évidence, il va nous falloir comprendre très vite pourquoi, quel que soit le pays d’origine et la religion, l’intégration républicaine ne fonctionne plus et y remédier.
Personne ne l’ignore, les conditions de vie économiques et sociales de familles issues de l’immigration, une certaine faillite de l’éducation nationale et des politiques de la ville et des banlieues, sont à juste titre pointées du doigt.
Mais, le sens des réalités nous contraint aussi à relever que le volume des aides sociales et publiques consacrées à aider ces familles est aussi infiniment plus élevé que dans nombre de pays européens et surtout que trop de parents, toutes confessions confondues d’ailleurs, ne prennent plus vraiment la peine d’élever leurs enfants et encore moins de leur transmettre des valeurs, ne serait-ce que le respect de l’autre et de sa culture, surtout, le respect du socle commun de valeurs du pays dans lequel ils vivent et se sont parfois réfugiés.

Dans tous les cas, je ne pense pas que respecter le socle commun des valeurs républicaines et de la laïcité soit contraire à l’intérêt des populations, en particulier des femmes ; bien au contraire, c’est même la seule garantie d’évolution favorable pour elles.
L’évolution vers toujours plus de religieux, toujours plus d’affichage des symboles d’appartenance religieux, quels qu’ils soient, et qui se répondent les uns aux autres jusqu’à plus soif, dans notre espace public, est proprement accablante.
Pour que le pacte républicain fonctionne, il faut certes que l’état fasse son autocritique, mais il faut aussi que toutes les minorités qui veulent vivre dans un pays d’accueil respectent les valeurs de la société qui les héberge.
L’intégration bien pensée consiste à sortir des enfermements identitaires, qui n’ont souvent pour fonction que d’isoler les femmes ; à partager des valeurs communes, et enrichir ce socle des différences culturelles ; ainsi, nous pourrons vivre ensemble, en bonne intelligence.
La république, la laïcité, ne se négocient pas ; aucune entorse ne doit être permise dans l’espace, l’administration, les services, les équipements publics.
Tout le reste n’est que démission et démagogie d’une logique individualiste, toujours préjudiciable aux femmes, et à la société toute entière.
Créer des droits différents est un piège grossier.
Je ne veux pas vivre dans cette société-là.

Christine Le Doaré


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