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L’UNEF n’est pas fondée à organiser des réunions en non-mixité raciale, ni à les comparer aux réunions féministes

C’est décidément l’époque des grandes confusions.

Le mouvement « Nous Toutes » et d’autres groupes féministes soutiennent Mélanie Luce, la présidente de l’UNEF en difficulté depuis qu’elle a défendu les réunions tenues en non-mixité raciale « réunions interdites aux blancs » dans son syndicat.

Pour justifier ces réunions « interdites aux blancs », l’UNEF et ses soutiens les mettent sur le même plan que les réunions féministes non-mixtes (c’est-à-dire tenues entre femmes).

Pourtant la comparaison ne tient pas et ce pour plusieurs raisons.

Le Mouvement des femmes comme son nom l’indique est un mouvement, ce n’est pas une association ni un syndicat, personne ne paye de cotisation au mouvement des femmes.

L’UNEF en revanche est un syndicat. Pour pouvoir organiser des réunions publiques interdites aux blancs, il faudrait que soit inscrit dans ses statuts, notamment dans son objet, la défense d’une catégorie « raciale » ou « racisée » de la population.

L’UNEF ne défend pas les intérêts des étudiants « non-blancs » mais des étudiants, de tous les étudiants hommes comme femmes et ce quelle que soit leur couleur de peau ou origine.  

D’ailleurs rien que le terme « non-blanc » pose problème. L’UNEF a-t-il conçu un nuancier pour savoir qui entre ou n’entre pas précisément dans la définition de « non-blanc » ?

En outre, rappelons que le Mouvement des femmes a démarré avec des groupes de paroles où les femmes échangeaient sur leur vécu. Il était souvent question d’intime et de sexualité, certaines réunions consistaient à découvrir son corps, alors à l’évidence la non-mixité s’imposait pour créer des espaces où la parole comme la pratique pouvaient s’exprimer librement sans le regard ni le jugement des hommes.

Il était question d’émancipation de la moitié de l’humanité.

Si le racisme, comme d’autres formes de rejets et discriminations sont bien de tristes réalités, les races n’existent pas, il n’y en a qu’une seule, la race humaine.

En revanche, les sexes existent bel et bien et si le sexisme est bien l’affaire de toutes et tous, des espaces sécurisés entre femmes sont à l’évidence indispensables dans un certain nombre de situations.

Les Maisons des femmes sont souvent non-mixtes, même s’il leur arrive d’organiser des évènements publics ouverts à tous. Ce qui au regard du droit ne pose pas de problème puisque ce qui pourrait être considéré par certains comme une discrimination, est autorisé par l’article 225-3 alinéa 4 du code pénal : exemption à discrimination fondée sur le sexe lorsque la discrimination est justifiée par la protection des victimes de violences à caractère sexuel, la promotion de l’égalité des sexes ; en revanche, rien de tel pour les discriminations liées au racisme.

Par conséquent, l’UNEF à aucun titre n’est fondée à organiser des réunions, à fortiori publiques, en non-mixité raciale et encore moins à les comparer aux réunions en non-mixité sexuelle ou de genre. Pour autant je ne vois guère de raisons ni motifs juridiques pour demander sa dissolution.

En revanche, il serait tout de même temps que les groupes qui se revendiquent du féminisme, plutôt que de plonger tête baissée dans les pièges de l’intersectionnalité, s’intéressent à l’histoire et aux fondamentaux du féminisme.

Christine Le Doaré

ARRÊT SUR IMAGE Marche des Fiertés, on touche le fond !

ARRÊT SUR IMAGE présente un plateau de militants LGBT à l’occasion de la Marche des Fierté parisiennes 2018. (Voir vidéo jointe) Et c’est la consternation la plus totale.

Ces gens sont sensés défendre qui au juste ? Les droits des personnes homosexuelles, transgenres ? Ah bon vraiment ? Je sais bien que de dérives en dérives on en prenait le chemin, mais cette fois, nous avons bien touché le fond.

Pour représenter un mouvement de plus en plus délirant, un plateau TV sur lequel il n’y a aucune femme. Les lesbiennes n’existent pas, c’est bien connu. Pas de femme sur le plateau fait remarquer l’animateur, mais pas d’inquiétude, tout est résolu, un des hommes affirme ne pas en être un.  De manière sentencieuse, avec vanité et agressivité, ce type qui se donne toutes les apparences, tous les attributs d’un homme, de la calvitie à la barbe,  et qui donc bénéficie de tous les privilèges sociaux associés à son sexe, affirme dans un langage totalement abstrait qui n’a pour but que de rendre muet son interlocuteur, qu’il n’est pas un homme mais un binaire, et que le genre et l’apparence sont deux choses différentes. Ben voyons,  moi je suis un dauphin, pas du tout une femme !

En outre, cet homme, plus blanc que blanc sur un échelle de 1 à 10 rapport au taux de mélanine, met en avant des gènes pour partie Libanais pour affirmer qu’il n’est pas « blanc ».  Je n’avais pas compris que les Libanais étaient noirs ?! Allo Pantone ?

Et qui d’autre dans cette belle brochette de représentants LGBT ?

Thierry Schaffauser escorte de luxe du STRASS, qui pense représenter les droits des gays et des Trans contraints de se prostituer pour vivre, pourcentage infime des personnes prostituées et trafiquées. Ce que vivent les femme trafiquées, violées par des clients à la chaîne, il ne l’imagine même pas, il régurgite la rhétorique hygiéniste du 19 ème siècle : donnez leur des capotes et ne vous occupez surtout pas de l’oppression, de l’exploitation, ni des traumatismes, encore moins des violences. Complice objectif du système prostitueur et des inégalités femmes / hommes.

Le 3ème représente le collectif PinkWashing, prétexte à l’antisémitisme que la liberté des gays et lesbiennes d’Israël insupporte et qui n’intervient jamais pour défendre la violente répression envers les LGBT dans la plupart des pays arabes (interdits partout, notamment en Palestine, pendus en IRAN…) mais ce n’est pas grave, du moment que l’on tape sur Israël. Ce groupuscule appelle cette année à prendre la tête de la Marche des Fiertés, entre personnes exclusivement Queer, Trans, racisé.e.s et non-mixte ? ! C’est-à-dire ? On fait comment, on prend un nuancier Pantone, qui décide, qui exclue ? Et dans le cas d’un couple mixte (deux personnes de couleur différente), on s’ignore pendant la journée ?
Quel rapport avec l’homosexualité ? Quel rapport avec l’orientation sexuelle, la liberté d’aimer une personne de son sexe et le vivre en plein jour, avec la lutte contre les discriminations et les violences… ?

Je refuse à ces gens le droit de me représenter, et je demande aux médias de penser un peu à ce qu’ils nous donnent à voir et à penser. Quel est le problème de ces gens ?  Quels frustrations, échecs et problèmes existentiels tentent-ils de régler en prenant en otage ce que d’autres organisent, en infiltrant tous les mouvements sociaux pour les pervertir ?

Ces gens constituent posent problème à plus d’un titre, mais en particulier pour les droits des femmes. Les féministes devraient le réaliser très vite et agir en conséquence car avec de tels discours, le féminisme n’aura bientôt plus de raison d’être puisque des hommes peuvent se revendiquer à leur guise, soit homme, soit femme, soit non binaire, (et pourquoi pas ectoplasme !), comment dans ce cas articuler des luttes et revendications contre la domination masculine,  alors que les femmes continueront de subir discriminations et violences de sexe. Ce mouvement queer, gender, non binaire… est la plus grosse arnaque patriarcale du siècle, pas étonnant que cette tendance ait tant d’affinités avec les courants identitaires, indigénistes, anticoloniaux.
Ces gens sont de dangereux individu.e.s prêt.e.s à tout pour imposer leurs théories fumeuses, et les médias comme les universitaires leur facilitent tellement la tâche, en leur offrant tous les tremplins possibles. Une fois les Etudes féministes remplacées par les Etudes de Genre, il n’y avait plus qu’à foncer, c’est fait. Pendant ce temps là, trop de féministes font diversion avec des distributions de tampon ou autres campagnes guère prioritaires, et leur laissent le champ libre.

Féministes, gays et lesbiennes universalistes, réveillez-vous, et barrez la route à tous ces champions de la division et de la haine avant qu’il ne soit trop tard !

Indigénistes, mouvance décoloniale, etc.,  un cortège racialiste, excluant, prend la tête de la MarchedesFiertés 2018 à Paris. L’inter-LGBT laisse faire. Des complicités constantes ont facilité l’entrisme de ces groupuscules, et leur récupération du mouvement LGBT (ou devrait-on dire, gay et trans.) depuis des années ; désormais ce mouvement pris en otage, comme tant d’autres mouvement sociaux, ne sert plus les droits et libertés des personnes homosexuelles, il pourrait même les mettre rapidement en danger. 

PIR MarchedesFiertés


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