ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

Orientation sexuelle et désir d’enfant

Si plutôt que d’homoparentalité, nous parlions de parentalité. En effet, si l’orientation sexuelle des parents est homosexuelle, la parentalité elle ne l’est pas car le lien qui unit les parents à leur enfant est un lien d’amour universel.

Le désir d’enfant, on l’a ou pas, il n’est en rien lié à son orientation sexuelle.

Des couples hétérosexuels mettent des enfants au monde sans nécessairement se poser beaucoup de questions, c’est une des normes de réussite sociale les plus valorisées.  De même, des couples homosexuels ne conçoivent pas leur vie sans enfants.

Le désir d’enfant peut être passager ou pérenne, relever du fantasme ou forger un authentique projet de vie. Les motivations sont aussi diverses que pour les personnes hétérosexuelles : envie de s’accomplir en éduquant et en transmettant des valeurs, besoin impérieux de se reproduire et laisser une trace de soi sur terre ou encore perméabilité à la pression sociale, etc.

Tout dépend de son histoire personnelle et familiale, de sa vie et de ses rencontres et chacun est libre de ses choix de vie.

Dans tous les cas, la plupart des lesbiennes et des gays qui mettent des enfants au monde, y tiennent énormément et sont prêts à surmonter tous les obstacles.

En outre, il est désormais démontré que leurs enfants sont aussi heureux que les autres, aussi, en douter  relève clairement de la lesbophobie et de l’homophobie.

Désir d’enfant et procréation homosexuelle

Simple constat : en  matière de procréation, il n’y a pas de symétrie entre les hommes et les femmes et pour l’instant, les hommes ne portent pas les enfants.

Cette asymétrie signifie que la conception est plus facile pour les lesbiennes puisqu’il suffit aux femmes d’un rapport sexuel ou un don de sperme, alors que les gays ne peuvent concevoir entre eux,  sans l’implication déterminante d’une femme. Rappelons néanmoins que la PMA (Aide médicale à la procréation : insémination…) n’est toujours pas ouvertes aux femmes seules ni aux couples de lesbiennes en France, alors qu’elle l’est dans plusieurs pays européens. Les députés avaient ces derniers jours l’occasion d’y remédier alors qu’un amendement du groupe SRC, adopté par le Sénat, venait en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, ils l’ont rejeté et ont sans grande surprise,  maintenu cette discrimination.

Des lesbiennes vivent d’ailleurs mal cette asymétrie, culpabilisent et opèrent un raccourci en parallélisant l’AMP ou PMA (Aide médicale à la Procréation) et la GPA (Gestation pour Autrui ou « Mères porteuses »), alors qu’il ne s’agit en rien de moyens comparables.

Les gays sont généralement parents parce qu’ils ont eu des enfants d’une relation hétérosexuelle ou parce qu’ils se sont engagés dans un projet de coparentalité avec une femme ou avec un couple de lesbiennes ou bien encore,  parce qu’ils ont adopté.

Ceci laisse tout de même un certain nombre de possibilités, mais,  les projets de coparentalité ne sont pas toujours si simples à  mettre en place et il arrive parfois qu’ils se passent mal. Le plus souvent, ce sont de bien belles histoires qui placent l’enfant au cœur de plusieurs parents ou couples de parents qui tous, veillent sur lui.

L’adoption est une forme de parentalité  particulièrement généreuse et désintéressée qui consiste à transmettre de l’amour,  de l’attention et de la réparation plutôt qu’un patrimoine génétique. Toutefois, les possibilités d’adopter sont trop rares et en France, l’adoption n’est toujours pas ouverte aux couples de même sexe.

Il serait d’ailleurs temps que la question de l’adoption devienne un véritable sujet de société et que les nécessaires évolutions en France mais aussi au plan international, soient défendues avec autant de conviction que la GPA (Gestation Pour Autrui).

Procréation homosexuelle et GPA (Gestation Pour Autrui)

Les modes d’accès à la parentalité mentionnés ci-dessus ne suffisent pas aux couples ou célibataires gays. Certains ont recours à la Gestation Pour Autrui à l’étranger, beaucoup veulent à toute force, son encadrement chez nous. Bien sûr, des couples hétérosexuels sont aussi concernés, mais cette revendication est surtout portée par les gays.

Comment peut-on définir la GPA ? Dans tous les cas, elle n’est en rien assimilable à une quelconque technique médicale de procréation. Selon les uns ce serait un don, dans ce cas seule devrait compter la volonté de la donatrice désintéressée, ni rémunérée ni indemnisée, et l’on conçoit alors mal la nécessité d’un rigoureux cadre réglementaire.  Selon les autres, ce serait un service (payant, gratuit ou indemnisé), voire  un acte de vente (définition juridique d’une vente : accord sur le prix et sur la chose).

Dans tous les cas, don, service ou vente, l’acte consiste à  mettre à disposition le corps d’une femme et sa capacité d’enfantement, afin que ce corps  produise un bébé dans le seul but de le remettre à celui qui a passé commande.

Que l’on soit ou non favorable à la GPA, force est d’admettre que cette pratique relève de la mise à disposition du corps des femmes. C’est précisément pour cette raison que des personnes pourtant insoupçonnables d’homophobie y sont opposées alors qu’elles sont très franchement favorables à l’homoparentalité.

Les personnes et associations favorables à la GPA s’accordent généralement pour reconnaître que sa pratique dans les pays émergeants ne leur convient pas car il s’agit alors d’exploitation de la misère.

Si elles mettent en avant cet argument économique, en revanche, celui de l’appropriation du corps des femmes et de leur faculté d’enfantement, n’est guère abordé.

Elles font la promotion d’un encadrement le plus souvent drastique, (n’est pas admise à la GPA qui veut !), et surtout elles ventent  la  relative gratuité d’un tel acte sur le territoire français.

Toutefois, la notion de dédommagement peut aussi être questionnée car une femme  en difficulté sociale  pourrait être séduite par le confort et l’attention dont elle bénéficierait alors.

Les candidates seraient sélectionnées fonction de critères qui divergent selon les tendances politiques, mais à la condition unanime, de faire preuve d’un altruisme à toute épreuve. L’enfant à naître ferait l’objet d’un contrat de remise  à son « parent social – propriétaire ». Certains appellent la femme qui va le porter et accoucher mère porteuse, d’autres gestatrice. Certains lui accordent une place dans l’avenir de l’enfant, d’autres non. Sur ce plan la confusion règne, en revanche, tous s’accordent à dire qu’elle n’est pas la mère de l’enfant qu’elle mettra au monde. Aussi, doit-elle renoncer à tout droit,  mais aussi à tout lien d’affection le concernant, sa seule motivation devant être la beauté du geste d’abandon en vue du don, service ou de la vente.

GPA (Gestation pour Autrui) et féminisme

Mis à part des cas très particuliers au sein d’une famille (don entre sœurs) ou entre proches, quelle pourrait être la motivation d’une femme qui décide de consacrer une année de sa vie, (préparation préalable, grossesse,  récupération / réparation) à une GPA ?

A moins de penser que la carrière professionnelle des femmes est secondaire ou que ne sont concernées que des femmes au foyer, ce qui relèverait tout de même d’un sexisme primaire,  quel pourrait bien être l’intérêt d’une femme à compliquer ainsi sa vie professionnelle en mettant  au monde des enfants pour les autres,  alors que notre société n’a toujours pas trouvé les bonnes réponses pour permettre aux femmes et aux hommes d’élever leurs enfants tout en travaillant ? Je n’ai d’ailleurs pas relevé de réponses satisfaisantes en matière de droits sociaux dans les argumentaires pro-GPA.

La grossesse n’est évidemment pas une maladie, ni l’accouchement nécessairement difficile et douloureux, néanmoins, pourquoi des femmes pendraient-elles ce  risque qui ne peut jamais être écarté d’emblée ? Par goût exorbitant du don ? Il est vrai que nombre de femmes n’envisagent toujours pas de s’épanouir et de se réaliser autrement que par la maternité, il faut bien dire que longtemps, ce fut leur seule fierté.  Sauf que justement,  il ne s’agit pas ici de maternité ni de parentalité, seulement de production d’enfant, ce qui réduit les femmes à une faculté biologique, amputée du projet et du plaisir de parentalité.

Dans notre société patriarcale, les femmes sont encore élevées dans le don d’elles-mêmes, l’effacement et la générosité ; il n’est vraiment pas féministe ni même progressiste de l’encourager et d’exploiter ce conditionnement du genre féminin.

Il est tout de même curieux que les mêmes qui se méfient, à juste titre, du féminisme essentialiste, quand ça les arrange, portent soudainement aux nues des prétendues qualités féminines !

Les pro-GPA nous disent aussi souvent qu’il faut écouter les femmes qui l’ont pratiquée, que chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps.

Cette rhétorique de la liberté (libre choix) est d’ailleurs la même en matière de prostitution, autre domaine de la mise à disposition du corps des femmes. De quel choix s’agit-il vraiment ? Rappelons une fois encore que le seul droit pour lequel les femmes n’ont  jamais eu à se battre est bien celui de faire des enfants !

Nul besoin d’avoir un diplôme en féminisme pour savoir que l’objectif premier du  patriarcat est de sécuriser l’appropriation et le contrôle du corps des femmes, en matière de sexualité comme de reproduction.

En outre, l’argument de la liberté sans égalité réelle n’est jamais un argument politique très convaincant. Les féministes font aujourd’hui le constat que la libération sexuelle des années 70, si elle a certes aussi profité aux femmes, sans égalité réelle, les a surtout mises à  la disposition permanente des hommes.

Pour que le patriarcat ou toute forme d’oppression se maintienne, il lui faut des relais et conditionner les opprimés, sinon, le système ne pourrait pas fonctionner. Les femmes conditionnées font partie des rouages, ce sont elles qui éduquent leurs filles et leurs fils pour reproduire les conditions de l’oppression.

Trouver des femmes prêtes à s’engager dans une GPA, tout comme l’on peut trouver des femmes qui trouvent génial d’offrir à Noël un mini fer à repasser à leur petite fille et un fusil à leur petit garçon, ne signifie rien d’autre.

Enfin, une société ne peut avoir comme projet d’organiser toutes les libertés individuelles : je veux repeindre Paris en bleu, je veux vendre une partie de mes organes pour arrondir mes fins de mois, je veux tuer mon voisin parce qu’il est bruyant, etc. merci de me mettre tout ça en forme !

En admettant que la GPA soit réglementée en France, il est raisonnable de penser qu’elle ne concernerait qu’un nombre infime de femmes disposées, étant donné la nature de l’implication, à la pratiquer.

Dans ces conditions, ce débat doit-il déchirer les personnes et associations LGBT, féministes, comme il le fait actuellement ?

Si l’argument qui consiste à dire que l’encadrement de la GPA en France est motivé par la nécessité d’éviter qu’elle ne se pratique à l’étranger dans des conditions épouvantables, est sincère, pourquoi dans ce cas ne pas plutôt se mobiliser pour tenter de la réglementer, voire de  l’interdire, à l’échelon international ?

GPA (Gestation pour autrui) et parent social

La société est en mouvement, les luttes féministes et LGBT permettent d’interroger  les déséquilibres dans les rapports sociaux de sexe et la hiérarchie en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Elles aboutissent à l’invention de  nouveaux liens et façons de vivre, notamment en matière de parentalité.

La parentalité sociale n’est pas qu’un concept intéressant, c’est aussi une réalité qui jusqu’ici n’avait pas de nom mais existait bel et bien. Le parent c’est en effet celui qui élève l’enfant, lui transmet une éducation et des valeurs, lui apporte une sécurité affective et sociale, ce que tous les parents biologiques n’accomplissent pas toujours.

Pour autant, faut-il tout envisager et autoriser ? Certes dans certains pays on choisit déjà sur catalogue les caractéristiques génétiques de son futur enfant et presque son bébé sur étagère, mais ne serait-il pas extraordinairement paradoxal que la GPA, présentée comme une solution moderne et progressiste, ne soit en réalité qu’un réactionnaire instrument patriarcal de mise à disposition du corps des femmes (cas particuliers au sein d’une famille, don entre sœurs, ou entre proches, mis à part) ?

Prétendre que la GPA est l’alpha et l’oméga de la parentalité sociale, qu’elle tord le cou à la bonne vieille parentalité biologique, n’est pas très honnête. La GPA n’est en rien affaire de parentalité sociale mais bien de parentalité biologique puisque tout l’enjeu de cette forme de parentalité consiste bien à reproduire ses gênes (Une GPA n’est que rarement conçue sans les gamètes du père).

D’ailleurs, l’adoption n’est-elle pas la seule véritable parentalité sociale sans lien biologique ?

La liberté sans égalité réelle n’est pas la liberté de tous et encore moins de toutes.  Dans une société libre et égale, dans une société féministe, la GPA pourrait peut-être s’envisager, je ne sais pas. Dans notre société patriarcale,  j’émets de sérieuses réserves et avant d’éventuellement les lever, j’attends d’être convaincue par des arguments étayés, précis, progressistes et féministes.  Tout le reste serait hors sujet.

Christine Le Doaré

14 Responses to “ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)”


  1. 1 Christine Le Doaré 28/10/2012 à 21:02

    article rapatrié du blog Têtue.com

  2. 2 atri 06/12/2012 à 18:51

    Il y a avant tout un’ asymétrie financière entre les hommes et les femmes, qui est crée par des lois. C’est la loi qui empêche les unions entre les hommes et les femmes sur une base financière. Avec cette remarque on fonce tout suit au cœur du système patriarcal. La différence financière entre l’homme et la femme est imposée par la loi !!!! Dans le mariage, le PACS ou union libre une telle association égalitaire est interdite tout court. Pourquoi cette interdiction? Pour que les femmes restent sous le contrôle des hommes! Certes, mais il y a une autre raison. Pas tous les hommes se servent de ce pouvoir leur attribué par la loi. Le patriarcat fait partie d’une structure pyramidale avec une bande des criminels au sommet. Nous les connaissons comme les Rothschild. La moitié des richesses terrestres leur appartient. Il y a à peu près 300 familles comme le Rothschild. Les hommes travaillent dans un contexte ou leur argent enrichissent le sommet de la pyramide. Chez eux, les hommes ont le droit de régner sur la femme et les enfants. Le droit matrimonial est fait pour cet objectif : pour que les hommes continuent à vivre dans l’illusion que la famille est leur royaume qui leur appartient. Le modèle du mariage avec ses inégalités légiférées a promu les conflits au sein des couples. Pour contrôler les masses le sommet de la pyramide a intérêt à créer des conflits, du travail et l’injustice à l’aide des lois.

  3. 3 Christine Le Doaré 06/12/2012 à 21:56

    Oui, juste une nuance, lui n’a pas confondu GPA et PMA et il s’est opposé à la GPA en parlant à juste titre de marchandisation des corps, ce sont les journalistes qui ont confondu

  4. 4 Gamita Christine 14/12/2012 à 16:58

    Tout ce que les uns auront au sein du mariage, les autres l’auront -tôt ou tard-, quels que soient cibles et acronymes-

    Louer les ventres de femmes (bien loin et bien pauvres, qui ne pourront jamais faire valoir l’ombre d’un droit maternel ou d’une filiation) confirmera simplement toujours plus avant que les femmes réduites à des ventres sexués. On connait déjà de longue date cette forme de servage.

    On peut donc dire que les femmes perdent tout droit de regard sur leur accouchement et leur nouveau-né. Situation connue car gays et queers mariés ou pas qui ont les moyens se fournissent dans le tiers et le quart monde…

    Tout cela féministe d’élargir toujours plus le droit au profit des pères ? Qui ne sont en rien des parents indifférenciés 1 et 2 mais restent des pères- Peu importe que leur sexualité soit entre eux ou avec des femmes. Et la correspondance de même pour des mères. En l’occurrence, sont donc en train de s’écrire les fondements de « l’homopatriarchie ».

    On voit aussi apparaître l’époux épicène, comme l’homme et le citoyen… on se fait toujours englober toujours plus. Ne serait-ce pas dans de mauvais draps ?

    La sexualité, les relations sexuelles, les appariements, les usages matrimoniaux, les règles juridiques matrimoniales, et la constitution des lignages -qui permettent de retrouver ses ancêtres (et notamment permettent des recherches sur les maladies héréditaires et génétiques)- sont choses distinctes. Il serait utile d’y regarder de près.

  5. 5 Anna 31/01/2013 à 10:12

    « Les possibilités d’adopter sont TROP rares » ? Dites, pour qu’on puisse adopter un enfant en tant que couple, il faut qu’il ait été abandonné (ou que ses parents soient morts sans proches pour s’occuper de lui, mais c’est rare). Un traumatisme non négligeable. Personnellement, je ne désire pas que ça arrive à plus d’enfants.

  6. 6 Christine Le Doaré 31/01/2013 à 13:26

    étrange commentaire, à l’évidence personne ne souhaite la mort de parents !!! cette phrase signifie : dans le monde il y a des millions d’orphelins mais les conditions de l’adoption internationale sont à revoir (accords bilatéraux …)

  7. 7 Anna 01/02/2013 à 14:18

    L’adoption internationale n’est pas ce qu’il y a de mieux pour les enfants : le mieux serait qu’ils puissent être élevés dans de bonnes conditions dans leur propre pays, sans connaître le déracinement en plus de l’abandon. Mais pour ça, il faut envisager l’adoption comme un besoin de l’enfant, pas comme un moyen de satisfaire le désir d’enfants de couples stériles.

  8. 8 Pauline Arrighi 28/06/2013 à 11:59

    Merci Christine pour cet article (et pour les bébés hérissons!)
    Il est temps en effet de séparer la parentalité de l’hétérosexualité. (est-ce que j’ai envie de faire un enfant avec chaque homme qui me plaît? Heureusement que non^^) , de la même façon que grâce à la contraception et l’avortement, la procréation est détachée de la sexualité hétéro : le processus est en marche.
    Il est tellement plus intéressant humainement de considérer le désir d’enfant comme une volonté de transmettre de l’amour et des valeurs, et de partager cette expérience avec sa compagne ou son compagnon, en se débarrassant des considérations biologiques dont nous avons les moyens de nous affranchir.
    Sur l’adoption qui est compliquée, je suis d’accord : je connais des couples, hétéros en l’occurrence, qui se sont vus refuser une adoption pour des motifs pseudo-psychologiques « vous voulez adopter pour réparer votre manque d’enfant naturel ». Euh.. certes… et alors.. ?
    Sans compter les intermédiaires qui exploitent le désir d’enfants en s’enrichissant abusivement, bref il y a vraiment un grand travail à faire de ce côté-là.
    Pour la GPA, il y a certes la vision économique de l’exploitation du corps des femmes, mais c’est aussi un déni du lien affectif qui se crée entre une femme et son enfant pendant une grossesse. (je ne parle pas d’expérience, mais on sait le travail de deuil nécessaire à une femme qui perd un foetus, par exemple. Je ne peux pas imaginer la grossesse comme une opération de fabrication vide d’émotion).
    Mais il est difficile pour les hommes d’accepter que oui, il y a une différence entre nous : nous avons ce privilège de pouvoir vivre une grossesse !
    Et la GPA est un moyen (entre autres) de nier le sens de ce vécu, pour le limiter à de la production au sens économique du terme.


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